Le Colorado légalise l’usage de cannabis pour les adultes

11 12 2012

colorado legalise cannabis 2012Le Colorado est devenu le deuxième Etat américain à dépénaliser la consommation du cannabis à des fins récréatives. La majorité des habitants de l’Etat se sont prononcés en sa faveur au référendum du 6 novembre.

Les amendements apportés à la législation du Colorado autorisent l’usage personnel, la possession et la possibilité de faire pousser chez soit de façon limitée de la marijuana pour les personnes âgées de plus de 21 ans. Il est toutefois toujours illégal d’acheter ou de vendre toute quantité de la marijuana et d’en consommer en public. Le premier Etat à dépénaliser le cannabis il y a quelques jours avait été celui de Washington.

 

Source: La voix de la Russie





L’usage récréatif du cannabis désormais légal dans l’état de Washington

7 12 2012

Le texte dépénalisant sous conditions l’usage récréatif du cannabis, approuvé par référendum le mois dernier, est entré jeudi 6 décembre en vigueur dans l’Etat de Washington (Nord-Ouest), une première aux Etats-Unis. La légalisation de l’usage du cannabis a été approuvée par un vote populaire tenu en même temps que l’élection présidentielle, le 6 novembre, dans les Etats de Washington et du Colorado (Ouest). Le texte entrera en vigueur dans le Colorado le 5 janvier.
Dans l’Etat de Washington, il est désormais légal de détenir jusqu’à 28 grammes (une once) de cannabis si la personne est âgée de 21 ans et plus. Fumer en public reste néanmoins interdit, sous peine d’amende de 50 dollars, et les autorités ne vont pas légiférer avant un an ni sur la culture ni la vente du cannabis. L’application de ce nouveau texte suscitait ainsi nombre d’interrogations, alors qu’il entre en contradiction avec la loi fédérale.
Le procureur de l’Etat de Washington a ainsi rappelé que la loi fédérale sur la drogue restait « sans changement », aucun texte voté par un Etat ne pouvant outrepasser la loi votée au Congrès des Etats-Unis. « Faire pousser, vendre ou posséder n’importe quelle quantité de cannabis reste illégal selon la loi fédérale », rappelle un communiqué. Les « personnes doivent également se rappeler qu’il va à l’encontre de la loi fédérale d’introduire n’importe quelle quantité de marijuana dans une propriété fédérale, dont les immeubles fédéraux, les parcs nationaux, les installations militaires et les tribunaux ».

Cet avertissement n’a pas empêché des fumeurs de cannabis de fêter l’évènement à minuit dans la nuit de mercredi à jeudi dans le centre de Seattle, brandissant leur cigarette – interdite en public – devant les caméras de la chaîne de télévision CBS. De nombreux Etats américains autorisent déjà la consommation de cannabis à des fins médicales, notamment pour les patients atteints de maladies graves, mais aucun n’avait jusqu’alors étendu la légalisation de la consommation récréative en privé.

 

Source: Le monde





Cannabis: consommation en baisse parmi les jeunes Tchèques

5 12 2012

PRAGUE (République Tchèque)

Le pourcentage de jeunes consommateurs de cannabis en République tchèque a baissé de 20,3% en 2010 à 16,1% en 2011, rapporte mardi à Prague l’Observatoire national des drogues, qualifiant toutefois d’alarmante la situation sur le plan de la consommation d’alcool et de tabac.

Le niveau de consommation des drogues illégales demeure stable, ayant même une tendance à la baisse parmi la jeunesse, ce qui est très positif, selon un rapport de l’Observatoire.

La baisse concerne la tranche d’âge de 15 à 34 ans, précise cet organisme gouvernemental.

Je ne sais pas si l’on peut déjà parler d’une véritable tendance, mais j’espère que la courbe continuera à baisser dans les années à venir, a déclaré à l’AFP Jindrich Voboril, coordinateur de la politique antidrogue du cabinet.

Selon lui, cette baisse est le résultat des programmes de prévention réalisés au niveau gouvernemental et ceux d’autres organismes développant leurs activités dans ce domaine, ainsi que d’un certain changement des modes de comportement au sein de la jeune population.

La République tchèque est un des pays européens les plus libéraux vis-à-vis du cannabis. Les personnes qui possèdent jusqu’à 15 grammes de marijuana ou font pousser chez eux jusqu’à 5 plants ne risquent qu’une amende.

Dans le passé, l’usage des drogues a été beaucoup plus lié à la sous-culture. Aujourd’hui, les jeunes y ont surtout recours alors qu’ils s’amusent, écoutent de la musique et dansent, indique M. Voboril.

Et là, c’est plutôt l’alcool qui sert de drogue d’initiation, dit-il.

L’Observatoire national cite une étude européenne selon laquelle 66% des garçons et 50% des filles tchèques âgés de 16 ans boivent régulièrement de l’alcool. 27,2% des garçons et 24,2% des jeunes filles fument au moins une cigarette par jour.

Ces chiffres montrent que la République tchèque vient malheureusement en tête de l’Europe dans l’usage par les jeunes de l’alcool et du tabac, a admis M. Voboril, l’attribuant à l’absence d’une campagne de prévention visant cette partie de la population. (Source: AFP / 04 décembre 2012 20h14)

En lisant cet article il est une évidence qui ne peut être ignorée, le statut juridique n’as qu’une influence minime sur la consommation. En effet, si l’alcool et le tabac sont des drogues de prédilection pour les jeunes Tchèques, comment expliquer qu’ils aient réduit leur consommation d’une drogue récemment décriminalisée comme le cannabis et que des drogues de tout temps disponibles sont de plus en plus consommées?

La réponse apporté par M. Voboril est révélatrice du vrai problème: une prévention pas assez ciblée et un comportement qui évolue au fil des générations. Pas un instant il ne considère la décriminalisation comme responsable car il est évident que si c’était le cas, la consommation de tabac et d’alcool présenterait des taux d’usage relativement faible depuis le temps qu’ils sont légaux.

Il est temps de prendre le problème à bras le corps et de se poser les bonnes questions pour réduire les risques liés à l’usage de toutes ces substances, la prohibition a clairement montré ses défaut et d’autres mesures bien plus efficaces doivent être envisagées et implémentées.





Les élus locaux qui ne veulent pas du wietpas!

28 09 2012

Les maires de huit communes du Limbourg possédant des coffeeshops ont demandé au ministre Ivo Opstelten (Ministre de l’intérieur) de retarder l’introduction nationale des critères de tolérance plus strictes pour les coffeeshops (wietpas).

Dans une lettre adressée au ministre, ils lui demandent que les nouvelles règles, qui sont maintenant appliquées seulement dans les trois provinces du sud, ne soient pas appliquées au reste des Pays-Bas dès le 1 Janvier, comme prévu.

Selon les maires, la criminalité liée aux drogues dans la rue depuis l’introduction de règles plus strictes pour les clients de coffeeshops a augmenté. Ils veulent que le ministre prenne plus de temps pour enquêter sur les conséquences de l’introduction de ces nouvelles règles avant de les étendre à l’ensemble du territoire.

Ils veulent aussi mettre un terme à l’obligation d’enregistrement pour les visiteurs de coffeeshops, étant jugé trop dissuasif. Les gens préfèrent ainsi acheter du cannabis dans la rue. Selon ces élus, la présentation d’une pièce d’identité serait suffisante.

Cette nouvelle survient alors que de plus en plus de municipalités Néerlandaises voient d’un mauvais œil l’introduction du wietpas sur leur territoire.

Désormais ce sont les conseils municipaux de 4 des plus grandes villes du pays qui refusent la mise en place du Wietpas à compter du 1er Janvier.

dealers dans les rues de Maastricht

Les villes d’Amsterdam, Rotterdam, Den Haag (La Haye) et plus récemment Utrecht ont en effet fait savoir leur aversion pour cette mesure qui ne semble bonne qu’à « augmenter les plaintes des riverains, le taux de criminalité et le nombre de dealers dans la rue » selon Rachel Crowe du parti D66 (parti démocrate néerlandais).

Le premier à avoir implémenté le wietpas, le maire de Maastricht Onno Hoes, reconnait lui-même que l’application de ces règles devraient être du ressort des municipalités elles-mêmes.

La nomination prochaine d’un nouveau cabinet gouvernemental devrait aider à clarifier une situation complexe et controversée.

Source:Sensi Seeds





Compte-rendu du Seattle Hempfest

10 09 2012

Hempfest 2012Le 17 août 20012 a marqué l’ouverture officielle à Seattle du 21e Hempfest, l’évènement le plus important de l’industrie de la marijuana ! Plus de 300 000 personnes se sont rendues à cette manifestation désormais devenue la plus importante dans son genre aux États-Unis. L’occasion de découvrir un grand nombre de produits dérivés du chanvre et d’assister à des conférences.

Les organisateurs s’expriment en ces termes sur leur site Web : « Chaque année, nous donnons naissance à un Seattle Hempfest magnifique et bouillonnant d’énergie. Chaque année, la gestation du festival est différente, les services de la ville et des parcs le modifient et nous forcent à remodeler sans cesse sa forme. C’est incroyable de constater que chaque année nous devons presque recommencer à zéro pour que Hempfest puisse à nouveau voir le jour. Au cours de cette dernière décennie, pas une année n’est passée sans que ces services s’emploient à menacer notre existence par le biais d’un projet de construction ou de restrictions diverses. Et 2012 n’a pas été une exception ! »

Des référendums sur la légalisation de la marijuana sont prévus dans les états de l’Ouest au mois de novembre. Les défenseurs de la marijuana expliquent que le vote de Washington concernant l’initiative 502 est important pour maintenir à l’échelle nationale la dynamique autour d’une cause qui commence à obtenir un soutien grandissant de la part de la population.

Mais la communauté pro-marijuana est profondément divisée sur cette mesure. Les bénéficiaires de la loi sur la marijuana médicale craignent ainsi que la légalisation et la régulation de la consommation d’herbe puissent les exposer à des arrestations potentielles en vertu des consignes de sécurité routière concernant la conduite sous l’emprise de stupéfiants.

 

Source : Huffington Post





Danemark – Une majorité en faveur de la légalisation

7 08 2012

Une majorité de Danois pensent que la vente de cannabis devrait être contrôlée par l’Etat, selon un sondage Gallup pour metroXpress.

photo by H. C. Steensen

@ H. C. Steensen

D’après le sondage, 53% des personnes interrogées étaient d’accord ou entièrement d’accord sur le fait que le cannabis devrait être contrôlé par l’Etat, 22%

n’avaient pas d’opinion sur la question, tandis que 23% étaient en désaccord ou totalement en désaccord.

« Il ya des dangers liés au cannabis. Mais on oublie souvent que la consommation de cannabis de la plupart des Danois est intermittente et récréative et n’a pas d’influence négative social ou psychologique sur eux », selon le Chercheur spécialisé dans les narcotiques Jakob Dumant, de l’Université d’Aarhus.

La porte-parole de l’Union Vert-Rouge, Pernille Skipper, affirme que le résultat du scrutin devrait faire envisager la légalisation du cannabis au gouvernement.

« L’usage du cannabis est très répandue, mais non réglementé. Il doit être contrôlé afin que nous puissions informer les utilisateurs afin qu’ils ne se procurer du cannabis frelaté ou trop concentré en THC et nous devons nous assurer que les enfants ne peuvent pas l’acheter. Dans le même temps, nous pouvons minimiser les revenus du crime organisé,  » a confié Skipper au journal metroXpress.

Alors que le ministre social-démocrate de la Justice Morten Bødskov avait récemment rejeté l’idée d’un arrangement de première instance à Copenhague, le Parti populaire socialiste a une vision plus nuancée.

« Il ya des avantages évidents comme l’explique Pernille Skipper. Mais il existe aussi des problèmes juridiques, sociaux et de santé public difficiles et complexes. Notre proposition est donc d’avoir une Commission du Hash qui puisse élaborer des scénarios de solutions possibles afin de réduire le nombre de toxicomanes, » a indiqué la porte-parole du ministère de la Justice Karina Lorentzen.

La sagesse conventionnelle sur le sujet ne donne aucune indication directe de la voie à suivre, car il y a des avantages et des inconvénients autant à la légalisation qu’à la promulgation de peines plus sévères.

« Tout a un effet non intentionnel. Des peines plus sévères donnent un environnement criminel plus dur et stigmatisent les utilisateurs, mais ne réduit sans doute pas la consommation globale. La légalisation stopperait le marché noir, mais se traduirait par une augmentation de la consommation, qui pourrait aussi signifier plus de toxicomanes*. D’un autre côté il y aurait moins d’argent pour les criminels, bien que leur nombre ne serait probablement pas réduit,  » affirme Kim Møller du Centre de recherche sur l’alcool et des drogues de l’Université Aarhus.

 

Source: Politiken.dk

* Remarque: Malgré cette affirmation d’un scientifique, certains de ses pairs ont mis en place des études pour vérifier la véracité d’un tel  propos. Ne pouvant retrouver la source qui mentionnait les résultats d’une recherche en particulier, je ne peux que justifier de ma bonne fois pour affirmer que leur résultats démontraient une absence totale de lien entre la légalité du cannabis et son taux de consommation. Une autre recherche a pour sa part que la légalisation de l’usage médicinal n’avait aucune influence sur la consommation des ados.





Le cannabis à l’honneur au parlement Européen

31 07 2012

Je transmet ici une annonce très intéressante concernant le cannabis médicinal paru sur Agoravox. Un signe très positif pour les milliers de patients potentiels en France qui sont forcé de se tourner vers le crime organisé pour soulager leur symptômes

En France, la loi stipule qu’il est interdit de présenter un stupéfiant sous un jour favorable et que les contrevenants s’exposent à une peine de cinq ans de prison et de soixante quinze mille euro d’amende (article L3421-4 du Code de la santé publique). Cette chape de plomb qui pèse depuis de nombreuses années sur le cannabis thérapeutique est sur le point de littéralement voler en éclat !

 

En effet le 19 octobre prochain se tiendra dans l’enceinte du parlement européen de Strasbourg la première conférence scientifique sur les propriétés du cannabis en médecine intitulée par ces organisateurs :

Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes en médecine.

Les organisateurs de cette conférence ( Action Sida Ville, I CARE et l’UFCM. ) donneront successivement la parole aux experts et aux intervenants suivants :

Docteur Marko Van de Velde du ministère de la santé des Pays Bas ( pays européen qui le premier a réintroduit le cannabis dans la pharmacopée officielle ) exposera les 10 ans d’expérience hollandaise en matière de cannabis thérapeutique.

Bernard Buchet du CNRS détaillera l’action des cannabinoïdes sur la douleur.

Dr Millet de l’Institut de chimie pharmaceutique et Albert Lespagnol de Université de Lille aborderont les propriétés anti-inflammatoires des Cannabinoïdes dans les maladies inflammatoires de l’intestin.

Dr Claude Vaney, spécialiste de la sclérose en plaques, venu de Suisse, expliquera l’utilisation du cannabis dans le traitement des maladies neurologiques en particulier celles de la sclérose en plaques.

Tjalling Erkelens, horticulteur sous licence du ministère de la santé néerlandaise, directeur de Bedrocan B.V exposera les modes de production standardisée de cannabis médical et les quatres variétés de cannabis distribuées dans les pharmacies néerlandaises et européennes (Bedrocan Flos, Bedrobinol, Bediol et Bedica).

La société allemande Storz&Bickel Volcano présentera le premier appareil de soins pour l’administration de cannabinoïdes, certifié d’un agrément médical pour l’usage thérapeutique du cannabis médical.

Des patients français apporteront également leur témoignage.

Bertrand Rambaud et Ludovic Brodusch co organisateurs de l’événement et membres de l’UFCM tiendront un discours de clôture ou ils exposeront leurs objectifs concernant le cannabis médicale en France.

Certes la tenue de cette conférence dans un lieu aussi symbolique ne signifie pas le retour dans un jour prochain du cannabis dans le Vidal comme c’était encore le cas au début des années cinquante. Toutefois elle représente un grand espoir pour nos concitoyens en souffrance qui ont pour le moment comme seule solution de se mettre hors la loi pour se procurer ce qui est considéré comme un médicament chez un grand nombre de nos voisins européens.

Source: Agoravox








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