Le cannabis à l’honneur au parlement Européen

31 07 2012

Je transmet ici une annonce très intéressante concernant le cannabis médicinal paru sur Agoravox. Un signe très positif pour les milliers de patients potentiels en France qui sont forcé de se tourner vers le crime organisé pour soulager leur symptômes

En France, la loi stipule qu’il est interdit de présenter un stupéfiant sous un jour favorable et que les contrevenants s’exposent à une peine de cinq ans de prison et de soixante quinze mille euro d’amende (article L3421-4 du Code de la santé publique). Cette chape de plomb qui pèse depuis de nombreuses années sur le cannabis thérapeutique est sur le point de littéralement voler en éclat !

 

En effet le 19 octobre prochain se tiendra dans l’enceinte du parlement européen de Strasbourg la première conférence scientifique sur les propriétés du cannabis en médecine intitulée par ces organisateurs :

Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes en médecine.

Les organisateurs de cette conférence ( Action Sida Ville, I CARE et l’UFCM. ) donneront successivement la parole aux experts et aux intervenants suivants :

Docteur Marko Van de Velde du ministère de la santé des Pays Bas ( pays européen qui le premier a réintroduit le cannabis dans la pharmacopée officielle ) exposera les 10 ans d’expérience hollandaise en matière de cannabis thérapeutique.

Bernard Buchet du CNRS détaillera l’action des cannabinoïdes sur la douleur.

Dr Millet de l’Institut de chimie pharmaceutique et Albert Lespagnol de Université de Lille aborderont les propriétés anti-inflammatoires des Cannabinoïdes dans les maladies inflammatoires de l’intestin.

Dr Claude Vaney, spécialiste de la sclérose en plaques, venu de Suisse, expliquera l’utilisation du cannabis dans le traitement des maladies neurologiques en particulier celles de la sclérose en plaques.

Tjalling Erkelens, horticulteur sous licence du ministère de la santé néerlandaise, directeur de Bedrocan B.V exposera les modes de production standardisée de cannabis médical et les quatres variétés de cannabis distribuées dans les pharmacies néerlandaises et européennes (Bedrocan Flos, Bedrobinol, Bediol et Bedica).

La société allemande Storz&Bickel Volcano présentera le premier appareil de soins pour l’administration de cannabinoïdes, certifié d’un agrément médical pour l’usage thérapeutique du cannabis médical.

Des patients français apporteront également leur témoignage.

Bertrand Rambaud et Ludovic Brodusch co organisateurs de l’événement et membres de l’UFCM tiendront un discours de clôture ou ils exposeront leurs objectifs concernant le cannabis médicale en France.

Certes la tenue de cette conférence dans un lieu aussi symbolique ne signifie pas le retour dans un jour prochain du cannabis dans le Vidal comme c’était encore le cas au début des années cinquante. Toutefois elle représente un grand espoir pour nos concitoyens en souffrance qui ont pour le moment comme seule solution de se mettre hors la loi pour se procurer ce qui est considéré comme un médicament chez un grand nombre de nos voisins européens.

Source: Agoravox





nouvelle-Zélande: Un cultivateur assigné à résidence

7 07 2011
Peter Davy and Tracey Perrin

Peter Davy et sa compagne Tracey Perrin au sortir du tribunal

Le cultivateur de cannabis Peter Davy et ses partisans sont soulagés après qu’il ai évité une peine d’emprisonnement substituée par une peine de détention à domicile pour avoir cultivé du cannabis.

Davy, qui plus tôt cette année a menacé de faire une grève de la faim s’il devait être emprisonné, a été condamné à la détention à domicile de six mois pour l’importation de graines de cannabis et culture de plantes de cannabis après sa comparution devant le juge Joanna Maze dans le tribunal du District de Timaru hier.

Davy, qui avaient déjà été condamnés pour cultiver du cannabis, avait très tôt reconnu les faits, mais il a combattu une peine d’emprisonnement, étant l’aide-soignant principal de sa partenaire, Tracey Perrin, qui est gravement handicapé par la sclérose en plaques.

«Je suis vraiment heureux de ne pas être en prison. Tracey a besoin de moi; Elle a été tellement stressé que je suis heureux qu’elle puisse se détendre. Il a été toujours été question d’elle, vraiment. Je me sens vraiment mal pour tout ce que je lui ai fait subir,..  » déclare Davy.

Mlle Perrin a également exprimé son soulagement du jugement rendu.

«Je suis ravi qu’il rentre à la maison. Je suis tellement, tellement heureuse parce que s’il devait aller en prison, je ne les aurai jamais laisser me mettre dans une maison de repos », dit-elle. « Je priais aussi dur que je pouvais qu’il puisse revenir à la maison. »

Davy a reconnu cultiver et consommer du cannabis pour son usage médicinal propres, après qu’un médicament qui lui a été prescrit pour une tumeur bénigne sur son hypophyse l’ai rendu violemment malade.

Il avait un certain nombre de condamnations liées au cannabis datant de 2002, et la police a découvert 45 plantes et environ 10.000 graines de cannabis dans la résidence de M. Davy en Décembre.

La juge Maze a déclaré qu’il semblait être avéré que M. Davy comptait réduire ce nombre pour ne garder que les 5 meilleurs plants. Un fusil de calibre 22 a également été trouvé, qu’il a déclaré  utiliser pour la chasse.

Davy a été reconnu coupable et condamné à des peines concurrentes d’un mois de détention à domicile pour possession de cannabis, possession de graines de cannabis et de possession illégale d’une arme à feu.

La Procureur de la Couronne, Anne-Marie McRae a reconnue qu’il n’y avait aucune preuve que Davy tenait une démarche commerciale et a déclaré que le fautif n’apparaissait pas comme une personne sophistiqué. Toutefois, les précédents judiciaire de Davy représente un facteur aggravant, a-t-elle dis.

Bien que le rapport pré-décisionnel indique que les besoins de Mlle Perrin ne serait pas compromis si Davy était emprisonnés, les avocats de la défense Shannon-Leigh Litt, qui a plaidé pour la détention à domicile, a indiqué que ses besoins affectifs ne seraient pas remplies. Mme Litt a également dit que Davy lui avait confié avoir appris de l’expérience et ne tentera jamais plus de cultiver du cannabis à nouveau.

En fixant la peine, le juge Maze a déclaré qu’un point de départ de 12 mois de prison serait justifiée, avec un délai supplémentaire de trois mois pour ses infractions précédentes.

Toutefois, après prise en considération des facteurs atténuants, elle a réduit la peine à neuf mois, avant de considérer la détention à domicile comme une option.

« Il ya la question de l’impact sur votre partenaire. La cour, bien sûr, ne peut être tenu responsable pour cela, » a-t-elle dit.

Cependant, il avait quelque chose à prendre en compte, a déclaré la juge Maze. «La vraie motivation pour vous réside dans votre capacité à rester avec votre partenaire. »

La condamnation de Davy inclut des conditions de détention standards et particulières, il n’a pas le droit de posséder des drogues illicites ou de l’alcool, il doit compléter un court programme de réhabilitation ainsi qu’une nouvelle évaluation psychologique, et tout mesure jugée nécessaire par un agent de probation.

La juge Maze a prévenu que s’il violai sa peine, M. Davy devrait avoir aucun doute quant à ce qui se passerait.

Source: The Timaru Herald

Traduit de l’anglais





Suisse: Vente de cannabis médical en pharmacie

22 02 2011

Fumer du cannabis récréatif reste interdit en Suisse. Pas question de dépénaliser, a répété le peuple en 2008. Par contre, la nouvelle Loi fédérale sur les stupéfiants, qui devrait entrer en vigueur d’ici le 1er Juillet, ouvre la porte à une utilisation médicale de produits à base de chanvre. Le point avec le Dr Claude Vaney, chef du Service de réadaptation neurologique de la Clinique Bernoise à Montana, et membre de la commission d’experts qui a préparé la loi a été interviewé par Martine Clerc du journal La Tribune De Genève. Il est l’auteur de la première étude en Suisse (2004) qui a permis de mettre en évidence l’effet du chanvre dans le traitement des symptômes de la sclérose en plaques.

Extrait de cet entretient du 21/02/2011

Que va changer la nouvelle Loi sur les stupéfiants?
En termes de chanvre médical, c’est la fin d’un tabou. Avec la nouvelle loi, il devrait être possible de prescrire du THC (tétrahydrocannabinol, le principal principe actif du cannabis) produit à base de cannabis en tant que plante, et non plus seulement du THC synthétique. Actuellement en Suisse, nous ne pouvons prescrire que la préparation nommée Dronabinol (dénomination commune internationale du THC) produit de synthèse à base de pelures d’orange…

Cette loi n’est-elle pas la porte ouverte à l’autorisation de la «fumette», sous couvert d’usage médical?
En aucun cas. La fumée est nocive et les médecins ne vont pas la favoriser. Par contre, la loi mettra les malades à l’abri du marché noir: ils ne devront plus aller se fournir chez des dealers qui proposent un chanvre avec un très fort taux de THC provoquant des effets psychotropes. Ils pourront aller dans une pharmacie avec une ordonnance et obtenir du cannabis élaboré dans des conditions médicales acceptables.

Dans les faits:

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Ce qui changera avec la nouvelle Loi sur les stupéfiants qui devrait entrer en vigueur au 1er juillet? On pourra demander à Swissmedic l’homologation de médicaments à base de chanvre autorisés aujourd’hui dans des pays de l’Union européenne. De nouvelles préparations pourraient aussi être fabriquées en Suisse. Une prescription médicale demeurera cependant obligatoire. Et pas question pour les malades de cultiver eux-mêmes leurs plants ou d’en acheter chez des cultivateurs. Ils devront passer par la case pharmacie.

Pour quel type de pathologie? Sclérose en plaques, certaines douleurs chroniques, surtout neurogènes, ou encore la perte de poids en cas de cancer. Actuellement, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) autorise une cinquantaine de personnes à être traitées au THC synthétique, sur demande de leur médecin. Ce chiffre devrait augmenter, malgré des conditions qui resteront strictes.

Pour obtenir une autorisation, les médecins devront, entre autres, prouver que la diminution de la qualité de vie de leur patient est clairement liée à la maladie, que d’autres thérapies n’ont pas fonctionné et que le traitement visé est documenté dans la littérature médicale.

L’autorisation ne sera délivrée que pour six mois, renouvelable. Pour l’heure, les caisses n’ont pas l’obligation de rembourser ces traitements.

La Suisse s’ajoute donc a la liste constamment grandissante des pays qui approuve l’utilisation médical des fleurs de cannabis.

Sources: TDG ; AMGE ; 20Minutes








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