Les valeurs nutritives des graines de cannabis

29 04 2010

Le nom commun Francais de la graine de cannabis est chènevis.

chenevis, graines de chanvre, graines de cannabis

Il faut savoir que le chènevis est très riche en protéines. Il est incomparable parce que ses protéines sont considérées comme le « modèle de protéine végétale pour l’homme ». En effet, les acides aminés qui constituent cette protéine ressemblent à celles du sang humain, ce qui les rend très digestes, et près de 60% d’entre eux se présentent sous la forme de globuline directement assimilable. Voilà pourquoi, aucune graine autre que le chènevis ne présente un mélange d’acides aminés sous une forme aussi rapidement digestible, complète et équilibrée.

Mieux encore, dans tout le règne végétal, elle est celle qui offre les proportions les mieux équilibrées de protéines et d’huile en une seule graine.

Remarquable par l’équilibre en acides aminés exceptionnel de ses protéines, la graine du chanvre, qui contient en fait tous les acides gras essentiels, se distingue aussi par la répartition, dans des proportions presque idéales, de ceux-ci.

Avec ses 33% d’acides gras, insaturés à 90%, elle tient sans doute son atout principal.

Néanmoins, ceux-ci sont très fragiles, à la fois très sensibles à la chaleur ainsi qu’à la lumière. De plus, le contact avec l’oxygène de l’air entraîne une réaction d’oxydation, qui, si l’on n’y prête attention, la fait rancir très vite.

Enfin sa forte teneur en fibre en fait une graine non gavante et qui peut-être utilisée en quantité très importante pour la pêche ou l’élevage de volaille.

Il est plus que probable l’attractivité de cette graine soit due, hormis l’huile à l’odeur très puissante qu’elle contient, à ses qualités nutritives exceptionnelles.

De plus, la culture ne requiert aucun apport en engrais, débarrasse le sol des métaux lourds et peut être pratiquée sous toutes les latitudes comprises entre les cercles polaires.

Le chènevis est utilisé comme aliment depuis des millénaires en Orient, associé au feuillage pour ses fibres, il a déjà sauvé la population Australienne de la famine par deux fois et offre une solution durable a l’évolution démographique mondiale et les problèmes de famine malheureusement encore d’actualité.

On se demande alors pourquoi et comment la culture de cannabis n’est pas plus développée, surtout en France, un des deux seuls pays a n’avoir jamais cessé de cultiver du chanvre, avec la Chine.

Source: CCdesmoulins





Jack Herer est décédé.

16 04 2010

Jack Herer, l’Hemperor (Empereur du Chanvre)- auteur, activiste et figure du cannabis– est décède ce jour, 15 avril 2010 à l’âge de 70 ans.

L’Empereur est Nu, écrit en 1985 est surement la principale influence du mouvement chanvre moderne. Publié a ses frais d’abord, L’Empereur en est a sa 11eme édition et s’est vendu a plus de 600,000 copies.

Le livre est un énergétique appel a la liberté individuelle de cultiver et d’utiliser du cannabis psycho-actif  et il décrit aussi comment la culture a l’échelle globale de chanvre est nécessaire a l’Homme, afin de stopper la déforestation, la pollution, et notre dépendance à l’industrie pétrochimique.

L’Empereur est Nu a confirmé en détail ce que nombre d’enthousiastes du cannabis savait déjà ou suspectait, que l’herbe interdite et la plante aux meilleurs fibres du monde végétale ne faisais qu’une. Le livre démontre entre autre comment la prohibition voté dans les années 30 avait pour but d’éliminer un concurrent trop gênant –car meilleur- du papier extrait de pulpe de bois, le coton, les fibres synthétiques et les médicaments brevetés.

Le cannabis est si efficace et versatile qu’il met en danger plusieurs monopoles industriels, et le fait qu’il soit utilisé aussi comme un psychotrope récréative peu cher et sans grand danger (surtout auprès des minorité « racial » et démunies) était simplement une trop bonne excuse pour pouvoir l’interdire.

L’Empereur présente aussi de nombreux argument qui sont désormais les revendications principale du mouvement chanvre moderne. Comment la culture ne nécessite aucun engrais, insecticides ou désherbant, ou bien qu’un hectare de chanvre produit autant de papier que 4,1 hectare de foret, qu’il ne demande que très peu si ce n’est pas de traitement chimique pour transformer les fibres en papier et textile de grande qualité (contrairement au coton et au papier de pulpe qui sont extrêmement gourmand en produits toxiques) ou encore que le chanvre peut être cultivé comme source alimentaire grâce à ses valeurs richement nutritives ainsi que pour produire de combustibles tel que l’éthanol et le biodiesel.

Jack Herer a dévoué plus de la moitie de sa vie au combat pour la cause du cannabis, ce qui incidemment l’a poussé a supporter celle de l’environnement et de la liberté. L’Empereur est Nu fut suivi d’un autre livre intitulé Grass et un documentaire intitulé L’Empereur du Chanvre a aussi été réalisé avec sa participation.

Avant tout, Jack Herer n’a jamais été du genre a se reposer sur ses lauriers. Pendant plus de 30 ans il a continué a voyager, s’exprimant et démontrant la multitude d’aspect positif du cannabis, délivrant ce message, que le Chanvre peut littéralement sauver la planète le jour ou son interdiction irrationnelle prendra fin.

Grâce a lui, ce jour est plus proche que jamais. Il restera a jamais présent et honoré dans la communauté du cannabis pour son engagement pour la cause.





Odorat sous l’influence du cannabis

6 04 2010

Des chercheurs de Göttingen viennent de mettre en évidence [étude réalisée en 2007], pour la première fois, l’effet des cannabinoïdes sur les cellules sensorielles de la muqueuse olfactive. Ils ont montré que les cellules neuro-sensorielles réagissent plus lentement, plus faiblement, voire pas du tout à une molécule odorante, lorsqu’elles ont été préalablement exposées à un antagoniste du cannabis (molécule qui se fixe sur le récepteur cannabinoïde et empêche l’action du neurotransmetteur). Leur conclusion : les substances biologiques, comme le cannabis, augmentent la sensibilité du système olfactif.

Depuis la fin des années 80, on sait que le corps humain produit lui-même des analogues du cannabis : les endocannabinoïdes. Ces molécules jouent un rôle dans le traitement des signaux au niveau cérébral. Il a été également montré que la consommation régulière de cannabis peut conduire à des dommages cognitifs à long terme comme la perte de concentration et de motivation. [Dommages reversibles avec l’arret d’utilisation, ndlr]

Pour cette étude les chercheurs se sont basés sur des têtards de Xenopus laevis, une espèce généralement utilisée comme modèle pour les études de l’odorat, chez qui ils ont stimulé les cellules sensorielles avec des molécules olfactives tout en faisant varier la concentration de cannabinoïdes. Selon la présence ou l’absence de cannabinoïdes, les signaux électriques et chimiques émis par les cellules neuro-sensorielles sont sujets à de fortes variations. Le Prof. Dr. Dr. Detlev Schild, directeur de l’étude, conclut ainsi : « Pour la première fois, nous avons prouvé que les cannabinoïdes ne modifient pas seulement les signaux au niveau cérébral mais qu’ils influencent aussi les signaux avant transmission au cerveau ».

D’anciennes études réalisées sur des animaux avaient déjà montré que des taux accrus d’endocannabinoïdes étaient mesurés au niveau cérébral en cas de faim. Puisqu’on sait que l’on perçoit plus fortement les odeurs lorsque l’on est affamé, il existe un lien entre la quantité de cannabinoïdes endogènes et la sensibilité de l’odorat. Plus les cannabinoïdes agissent, plus la sensibilité olfactive est grande, ce qui permettrait d’expliquer qu’une consommation importante de cannabis puisse provoquer des hallucinations olfactives.

– Prof. Dr. Dr. Detlev Schild – Universitätsmedizin Göttingen, Georg-August-Universität, Abteilung Neurophysiologie und zelluläre Biophysik, Humboldtallee 23, D37073 Göttingen – tél : +49 551 39 8331 – email : dschild@gwdg.de
– Dr. Dirk Czesnik – email : czesni@gwdg.de
– Dr. Ivan Manzini – email : imanzin@gwdg.de
– D. Czesnik, D. Schild, J. Kuduz, and I. Manzini : »Cannabinoid action in the olfactory epithelium », PNAS, 2007, 104(8), 2967-2972

Dépêche idw, communiqué de presse du Centre DFG de Recherche en Physiologie Moléculaire Cérébrale – 22/02/2007








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