Les élus locaux qui ne veulent pas du wietpas!

28 09 2012

Les maires de huit communes du Limbourg possédant des coffeeshops ont demandé au ministre Ivo Opstelten (Ministre de l’intérieur) de retarder l’introduction nationale des critères de tolérance plus strictes pour les coffeeshops (wietpas).

Dans une lettre adressée au ministre, ils lui demandent que les nouvelles règles, qui sont maintenant appliquées seulement dans les trois provinces du sud, ne soient pas appliquées au reste des Pays-Bas dès le 1 Janvier, comme prévu.

Selon les maires, la criminalité liée aux drogues dans la rue depuis l’introduction de règles plus strictes pour les clients de coffeeshops a augmenté. Ils veulent que le ministre prenne plus de temps pour enquêter sur les conséquences de l’introduction de ces nouvelles règles avant de les étendre à l’ensemble du territoire.

Ils veulent aussi mettre un terme à l’obligation d’enregistrement pour les visiteurs de coffeeshops, étant jugé trop dissuasif. Les gens préfèrent ainsi acheter du cannabis dans la rue. Selon ces élus, la présentation d’une pièce d’identité serait suffisante.

Cette nouvelle survient alors que de plus en plus de municipalités Néerlandaises voient d’un mauvais œil l’introduction du wietpas sur leur territoire.

Désormais ce sont les conseils municipaux de 4 des plus grandes villes du pays qui refusent la mise en place du Wietpas à compter du 1er Janvier.

dealers dans les rues de Maastricht

Les villes d’Amsterdam, Rotterdam, Den Haag (La Haye) et plus récemment Utrecht ont en effet fait savoir leur aversion pour cette mesure qui ne semble bonne qu’à « augmenter les plaintes des riverains, le taux de criminalité et le nombre de dealers dans la rue » selon Rachel Crowe du parti D66 (parti démocrate néerlandais).

Le premier à avoir implémenté le wietpas, le maire de Maastricht Onno Hoes, reconnait lui-même que l’application de ces règles devraient être du ressort des municipalités elles-mêmes.

La nomination prochaine d’un nouveau cabinet gouvernemental devrait aider à clarifier une situation complexe et controversée.

Source:Sensi Seeds





Le gouvernement Hollandais présente : Le Wietpas

2 11 2011

À partir du premier Janvier 2012, le wietpas sera (peut être) dans les bacs, avec son lots de dealer de rue, de drogues dure encore plus accessible et de risques sanitaires accrues! Venez visiter le Sud des Pays-Bas ! Une production du cabinet gouvernemental des Pays-Bas.

MaastrichtMaastricht: 28 jours plus tard…

Une journaliste Belge a reporté les faits, que beaucoup ( y compris les experts) prévoyaient, observés moins d’un mois après la mise en place du wietpas dans la ville de Maastricht. Cette discrimination entraine une renaissance du marché noir dans la ville du Limburg. Les rabatteurs invitent désormais les chalands discriminés, principalement les Français et Luxembourgeois, à venir acheter du cannabis dans des appartements. Bien souvent ce sont des arnaques et le crime organisé, qui d’ailleurs fournit les coffee, fait coup double en leur offrant d’autre drogues tel que le LSD, Extasy ou le speed. Pire encore le prix du cannabis augmente car le marché noir, non régulé provoque une hausse de la demande! Du coup certains se rabattent vers des produits autorisé à la vente tel que les champignons hallucinogènes librement vendu dans les smartshop.

Un coup dur pour l’économie locale

De nombreuses critiques ont aussi porté sur l’impact économique d’une telle mesure. Une étude commissionnée par le VOCM (Club Officiel des Coffeeshops de Maastricht) rapporte des chiffres qui devrait faire réfléchir les élus. Selon l’étude, rapporté par De Telegraaf, le passe couterait 30 Millions d’Euro à la seule commune de Maastricht, en plus de 345 travail à temps plein! Au final les seuls vrai gagnant dans cette histoire sont les criminels qui voient un marché exploser pendant que des travailleurs honnêtes perdent leur emploi et payent les conséquences des décisions de leurs élus.

Un effet prévu et démontrable

En moins d’un mois, une bonne partie des effets négatifs du wietpas que les experts prévoyaient se révèlent vérifiables. Le marché noir ressurgit au grand jour avec ses rabatteurs toujours plus déterminés pour fournir aux étrangers tout un éventail de produits interdits. Les experts ont beau donner des avis objectifs sur la question, le gouvernement continue de les ignorer. Le Parlement Néerlandais (Tweede Kamer) à même été convoqué pour voter la modification de la Loi de l’Opium et servir cette politique inadaptée de réduction des nuisances associé au tourisme des drogues. Bien que les effets positifs de la politique de tolérance ne soient certainement plus à démontrer, le gouvernement se plie aux volontés Européennes et passe la marche arrière. Pourtant, fort de leur expérience ils pourraient mettre la pression sur leurs voisins pour adopter une politique qui marche : celle de la tolérance!

Sources: De Telegraaf Limburger Contrepoints





Amsterdam – 54% des habitants se disent indifférents aux coffeeshop dans leur quartier

24 06 2011

‘Autoproduction en réponse au système de wietpass »
un coffeeshop hollandais, lieux de vente du cannabis à usage  personnelAmsterdam – Près d’un quart des Amstellodamois interrogées préfèrent s’autoproduire ou acheter directement leur cannabis auprès d’un producteur plutôt que de se plier au système de pass pour les coffee shops selon un sondage commandé par la municipalité d’Amsterdam publié ce mercredi.

Seulement 30% des répondants ont indiqué qu’ils s’enregistreraient eux-mêmes dès lors que la nouvelle politique serait introduite. Pour cette étude, 1214 visiteurs et 66 employés de coffeeshop ont été interrogés, ces observations ayant été faites dans 59 coffee shops d’Amsterdam.

Tous s’accordent à penser que l’introduction du « wietpas » reconduira la drogue douce dans la rue, aux cotés les drogues dures.

La commune souhaite un plan pour une meilleure répartition des coffees dans la ville. Cela devrait, selon eux, éviter les nuisances.

Incidemment les nuisances subies par les habitants dans les quartiers dépourvus de coffeshop ne sont pas vraiment inferieures aux quartiers ayant des coffeeshops. Beaucoup d’habitants (54%) se disent indifférents à la présence d’un coffeeshop dans leur quartier. Près d’un tiers considèrent leur présence inconfortable, selon l’étude.

Amsterdam compte environ 250 coffeeshops, seuls endroits possédant une licence de vente de cannabis en petite quantité (5g max.) aux personnes de plus de 18 ans. Bien que la loi interdise la production à but commerciale, la justice tolère la culture personnelle à hauteur de 5 plantes par foyer à condition qu’elles soient cultivées en extérieur et ne soit pas une source de nuisance pour le voisinage.

Source: De Telegraaf





La Cour Européenne approuve la discrimination contre les clients des coffeeshops

16 12 2010

LA HAYE, Pays-Bas – La Cour européenne de justice indique que les autorités néerlandaises ont le droit d’interdire aux coffee shops de vendre de la marijuana à des étrangers, un test important pour une future réforme de la politique de niche légales des drogues douces du pays.

signe discriminatoire USA
A quand un panneau du genre a l’entrée des coffeeshop?

Le tribunal basé au Luxembourg affirme que la ville néerlandaise de Maastricht était dans son droit quand elle a introduit un «passeport du cannabis » en 2005 pour empêcher les étrangers d’entrer dans les coffee qui vendent de la marijuana.
Les passeports visaient à réduire les soit-disant problèmes de touristes de la drogue qui visitaient la ville depuis la proche Belgique aisni que l’Allemagne pour acheter de la marijuana.
La décision de jeudi a rejeté une réclamation par le propriétaire de Maastricht café Easy Going clamant que la politique européenne violait les lois de l’Union sur la libre circulation des biens et services.
Actuellement, une minorité  de la coalition de droite  propose d’exiger des clients de coffeeshop d’obtenir un laissez-passer spécial avant de pouvoir acheter du cannabis.

Avant même cette décision nombre de spécialiste se sont posé en opposition a une telle pratique.

Si le régime de « passeport » est déposé, les utilisateurs achètent simplement du cannabis par des amis et la famille, dit Marije Wouters de l’Institut de criminologie Bonger de l’Université d’Amsterdam. De plus, les dealers illégaux récupèrerons le marché en utilisant des techniques tel que la prise de commandes par téléphone mobile et la livraison directe aux clients. Les mineur et les utilisateurs de cannabis , les touristes de la drogue, des pays voisins se tourneront vers les dealers illicites mobile.

Une proposition du gouvernement visant à interdire la coffeeshops à moins de 350 mètres des écoles provoquerai le chaos à Amsterdam, dit Mme Wouters. En vertu de la nouvelle règle,  seulement 36 contre plus de 200 coffeeshops de la capitale serait autorisé à rester ouvert, ce qui fausse l’équilibre entre l’offre et la demande.

Pourtant, c’est les coffeeshops  de grandes villes frontalières comme Roosendaal qui attirent les touristes d’un jour depuis la Belgique, l’Allemagne et la France et de créer des nuisances, souligne le chercheur. En Amsterdam, les détaillants de cannabis à petite échelle ne provoquent pas de tel problèmes.
Marije Wouters dit qu’elle est favorable à une extension de l’approche néerlandaise de santé publique fondée sur la réduction des méfaits, en réglementant le commerce de gros de cannabis au travers des coffeeshops. À l’heure actuelle seulement les ventes au détail du cannabis sont décriminalisées.

 

Sources: Winnipeg Free Press (en Anglais) Radio Netherland





Fermeture des Coffeeshops hollandais aux touristes ?

22 11 2010

signe des coffeeshopsLe projet dévoilé ce mois-ci aux Pays-Bas visant à instaurer un système à carte pour interdire l´accès des Coffeeshops hollandais aux personnes qui n´habitent pas dans le pays, sème l´inquiétude parmi les consommateurs de cannabis dans le monde entier. Invoquant les problèmes de criminalité et de « nuisance sociale », la nouvelle coalition gouvernementale, encore instable, souhaite par cette mesure transformer les Coffeeshops en clubs privés où seuls les adultes résidant aux Pays-Bas pourront avoir accès.

Pour le moment, on ne sait pas encore très bien si cette loi ne va pas être rejetée par la législation européenne qui interdit la discrimination commerciale, ou si elle va être adoptée en vertu du fait que la substance commercialisée n´est pas tout à fait légale et par conséquent ne tombe pas sous le coup de cette législation.

Il est clair que ci cette mesure est appliquée, elle provoquera la suppression d´une grande partie des revenus générés par les Coffeeshops – soit un montant annuel estimé à 1,8 milliard d´euros – et, en période de crise économique, la disparition de nombreux emplois dans le personnel des Coffeeshops.

Il faut dire toutefois que ce projet avait déjà fait l´objet de débats au gouvernement pour la première fois en 2003 et il n´y a toujours rien eu de concret. En outre, un récent sondage montre que la population néerlandaise n´a pas une grande confiance dans la stabilité de la nouvelle coalition, puisque seulement 28 % des électeurs pensent qu´elle ira à son terme.

Ce qui est scandaleux, c´est que ce projet représente un total revirement de la politique néerlandaise de tolérance en matière de drogues douces qui a conduit le pays à avoir le plus faible taux d´abus de drogue du monde occidental.





Pays-Bas: La police veut démanteler les plantations de cannabis, le maire d’Eindhoven les autoriser

12 11 2010

LA HAYE (AP) — La police et les municipalités de Rotterdam et La Haye, aux Pays-Bas, ont demandé cette semaine l’aide olfactive de la population, pour repérer et démanteler les plantations illicites de cannabis.usine de cannabis

Police et municipalités ont envoyé 30.000 cartes à gratter, pour permettre de reconnaître l’odeur caractéristique du chanvre. « A partir de maintenant, vous pourrez sentir le possible danger d’une plantation illégale de cannabis dans votre voisinage », explique le message de la police, qui invite les habitants à prévenir le commissariat s’ils ont senti une odeur suspecte.

Pour les novices, elles libèrent notamment l’odeur caractéristique du cannabis, premier signe de la présence d’une culture illégale. Elles donnent également différents indices devant alerter les habitants, comme des bruits de ventilateurs, des rideaux constamment fermés, ou des raccordements suspects au tableau électrique.

Tout l’attirail donc pour dénoncer des planteurs clandestins. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas le numéro de téléphone de la police, celui-ci est écrit sur les cartes, bien en évidence.

La possession et la consommation de petites quantités de cannabis sont tolérées aux Pays-Bas, mais pas sa culture à grande échelle. La campagne lancée cette semaine a également reçu le soutien de la compagnie régionale de gaz et électricité Stedin, car la plupart des plantations comportent des branchements d’électricité illégaux pour les lampes apportant lumière et chaleurs aux plantations.

L’objectif de cette opération, qui est une première aux Pays-Bas, est de lutter contre les “dangers” que représentent ces plantations. Si l’usage et la revente de cannabis sont autorisés aux Pays-Bas depuis 1976, la culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont interdites.

En tout, il y aurait 40.000 plantations illégales de cannabis aux Pays-Bas. Elles sont généralement aménagées dans des greniers, des hangars où des appartements. « Quand on bricole sa propre installation électrique, on risque l’électrocution, l’incendie, des inondations ou des courts-circuits”, a notamment averti Jeroen de Swart, directeur de la société publique de transport de gaz et d’électricité Stedin, qui participe à l’opération.

Il est pourtant important de rappeler que ces plantations ne sont pas forcément aux mains du crime organisé mais aussi de simples citoyens qui préfèrent l’autoproduction pour leur consommation personnelle plutôt que d’acheter un produit souvent surévalué dans les coffeeshops.

« La culture du cannabis doit prendre fin. Cela paraît innocent, mais ça ne l’est pas », souligne la police. « Hormis le fait que c’est illégal, l’utilisation sauvage des ressources électriques et hydrauliques débouche souvent sur des situations de mise en danger », ajoute-t-elle.

Pourtant a l’autre bout du pays, le bourgmestre d’Eindhoven Rob van Gijzel veut transformer à terme les coffeeshops en clubs qui cultivent et vendent du cannabis à leurs clients, lesquels devraient en être membres, a-t-il déclaré mercredi. Cette proposition fait partie des nouvelles mesures qui seront testées dans dix communes néerlandaises afin d’améliorer la transparence des coffeeshops.

Car pour l’instant le cannabis produit pour les coffeeshop n’est « légalement toléré » qu’une fois vendu au consommateur!

Aux Pays-Bas, la justice tolère la possession de cinq plants de cannabis pour sa consommation personnelle. Pour le bourgmestre d’Eindhoven, les coffeeshops devraient avoir le droit en tant que collectifs de cultiver davantage de plants au nom de leurs membres et d’en vendre la production.

L’idée de Rob van Gijzel rentre dans la ligne de la nouvelle politique destinée à transformer les coffeeshops en clubs privés réservés aux Néerlandais majeurs, a-t-il expliqué.

Cela va dans la logique visant à réduire les risques d’incendies trop souvent présent dans des installations clandestines, ainsi que la réduction du dit « tourisme de la drogue » dans le seul pays Européen ayant eu l’honnêteté de prendre en compte les rapports des spécialistes dans les années 70 expliquant que la prohibition présente plus de risque et de frais qu’une dépénalisation du cannabis.

 

Sources: Le Nouvel Obs; 7sur7.be

 








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