Danemark – Une majorité en faveur de la légalisation

7 08 2012

Une majorité de Danois pensent que la vente de cannabis devrait être contrôlée par l’Etat, selon un sondage Gallup pour metroXpress.

photo by H. C. Steensen

@ H. C. Steensen

D’après le sondage, 53% des personnes interrogées étaient d’accord ou entièrement d’accord sur le fait que le cannabis devrait être contrôlé par l’Etat, 22%

n’avaient pas d’opinion sur la question, tandis que 23% étaient en désaccord ou totalement en désaccord.

« Il ya des dangers liés au cannabis. Mais on oublie souvent que la consommation de cannabis de la plupart des Danois est intermittente et récréative et n’a pas d’influence négative social ou psychologique sur eux », selon le Chercheur spécialisé dans les narcotiques Jakob Dumant, de l’Université d’Aarhus.

La porte-parole de l’Union Vert-Rouge, Pernille Skipper, affirme que le résultat du scrutin devrait faire envisager la légalisation du cannabis au gouvernement.

« L’usage du cannabis est très répandue, mais non réglementé. Il doit être contrôlé afin que nous puissions informer les utilisateurs afin qu’ils ne se procurer du cannabis frelaté ou trop concentré en THC et nous devons nous assurer que les enfants ne peuvent pas l’acheter. Dans le même temps, nous pouvons minimiser les revenus du crime organisé,  » a confié Skipper au journal metroXpress.

Alors que le ministre social-démocrate de la Justice Morten Bødskov avait récemment rejeté l’idée d’un arrangement de première instance à Copenhague, le Parti populaire socialiste a une vision plus nuancée.

« Il ya des avantages évidents comme l’explique Pernille Skipper. Mais il existe aussi des problèmes juridiques, sociaux et de santé public difficiles et complexes. Notre proposition est donc d’avoir une Commission du Hash qui puisse élaborer des scénarios de solutions possibles afin de réduire le nombre de toxicomanes, » a indiqué la porte-parole du ministère de la Justice Karina Lorentzen.

La sagesse conventionnelle sur le sujet ne donne aucune indication directe de la voie à suivre, car il y a des avantages et des inconvénients autant à la légalisation qu’à la promulgation de peines plus sévères.

« Tout a un effet non intentionnel. Des peines plus sévères donnent un environnement criminel plus dur et stigmatisent les utilisateurs, mais ne réduit sans doute pas la consommation globale. La légalisation stopperait le marché noir, mais se traduirait par une augmentation de la consommation, qui pourrait aussi signifier plus de toxicomanes*. D’un autre côté il y aurait moins d’argent pour les criminels, bien que leur nombre ne serait probablement pas réduit,  » affirme Kim Møller du Centre de recherche sur l’alcool et des drogues de l’Université Aarhus.

 

Source: Politiken.dk

* Remarque: Malgré cette affirmation d’un scientifique, certains de ses pairs ont mis en place des études pour vérifier la véracité d’un tel  propos. Ne pouvant retrouver la source qui mentionnait les résultats d’une recherche en particulier, je ne peux que justifier de ma bonne fois pour affirmer que leur résultats démontraient une absence totale de lien entre la légalité du cannabis et son taux de consommation. Une autre recherche a pour sa part que la légalisation de l’usage médicinal n’avait aucune influence sur la consommation des ados.





Suisse: Vente de cannabis médical en pharmacie

22 02 2011

Fumer du cannabis récréatif reste interdit en Suisse. Pas question de dépénaliser, a répété le peuple en 2008. Par contre, la nouvelle Loi fédérale sur les stupéfiants, qui devrait entrer en vigueur d’ici le 1er Juillet, ouvre la porte à une utilisation médicale de produits à base de chanvre. Le point avec le Dr Claude Vaney, chef du Service de réadaptation neurologique de la Clinique Bernoise à Montana, et membre de la commission d’experts qui a préparé la loi a été interviewé par Martine Clerc du journal La Tribune De Genève. Il est l’auteur de la première étude en Suisse (2004) qui a permis de mettre en évidence l’effet du chanvre dans le traitement des symptômes de la sclérose en plaques.

Extrait de cet entretient du 21/02/2011

Que va changer la nouvelle Loi sur les stupéfiants?
En termes de chanvre médical, c’est la fin d’un tabou. Avec la nouvelle loi, il devrait être possible de prescrire du THC (tétrahydrocannabinol, le principal principe actif du cannabis) produit à base de cannabis en tant que plante, et non plus seulement du THC synthétique. Actuellement en Suisse, nous ne pouvons prescrire que la préparation nommée Dronabinol (dénomination commune internationale du THC) produit de synthèse à base de pelures d’orange…

Cette loi n’est-elle pas la porte ouverte à l’autorisation de la «fumette», sous couvert d’usage médical?
En aucun cas. La fumée est nocive et les médecins ne vont pas la favoriser. Par contre, la loi mettra les malades à l’abri du marché noir: ils ne devront plus aller se fournir chez des dealers qui proposent un chanvre avec un très fort taux de THC provoquant des effets psychotropes. Ils pourront aller dans une pharmacie avec une ordonnance et obtenir du cannabis élaboré dans des conditions médicales acceptables.

Dans les faits:

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Ce qui changera avec la nouvelle Loi sur les stupéfiants qui devrait entrer en vigueur au 1er juillet? On pourra demander à Swissmedic l’homologation de médicaments à base de chanvre autorisés aujourd’hui dans des pays de l’Union européenne. De nouvelles préparations pourraient aussi être fabriquées en Suisse. Une prescription médicale demeurera cependant obligatoire. Et pas question pour les malades de cultiver eux-mêmes leurs plants ou d’en acheter chez des cultivateurs. Ils devront passer par la case pharmacie.

Pour quel type de pathologie? Sclérose en plaques, certaines douleurs chroniques, surtout neurogènes, ou encore la perte de poids en cas de cancer. Actuellement, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) autorise une cinquantaine de personnes à être traitées au THC synthétique, sur demande de leur médecin. Ce chiffre devrait augmenter, malgré des conditions qui resteront strictes.

Pour obtenir une autorisation, les médecins devront, entre autres, prouver que la diminution de la qualité de vie de leur patient est clairement liée à la maladie, que d’autres thérapies n’ont pas fonctionné et que le traitement visé est documenté dans la littérature médicale.

L’autorisation ne sera délivrée que pour six mois, renouvelable. Pour l’heure, les caisses n’ont pas l’obligation de rembourser ces traitements.

La Suisse s’ajoute donc a la liste constamment grandissante des pays qui approuve l’utilisation médical des fleurs de cannabis.

Sources: TDG ; AMGE ; 20Minutes





Cannabis thérapeutique: la France lobotomisé?

11 02 2011

75% des citoyens allemands et américains sont favorables à l’usage médical du cannabis.


cannabis vendu en pharmacie

Fleurs de cannabis vendu en pharmacies (Hollande)

Selon un sondage réalisé par l’Institut Emid, l’usage médical du cannabis est largement soutenu en Allemagne. Sur 1001 personnes interviewées par téléphone, 76% ont répondu que l’usage médical du cannabis devrait être autorisé, 18% ont répondu négativement et 6% se sont exprimés sans opinion. Le sondage, composé de deux questions, avait été demandé par l’Association Allemande pour le Cannabis Médical (ACM). Selon les réponses à la seconde question, 65% des Allemands estiment que le traitement par le dronabinol (THC) devrait être remboursé par les assurances maladies, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le soutien pour l’usage médical du cannabis est plus prononcé de la part de la population éduquée, des personnes âgées entre 50 et 60 ans, des supporteurs de petites formations politiques, chez les Verts (90%), les Greens Liberals (85%), et la Gauche (85%). Plus des trois quarts des Sociaux Démocrates (83%) et des Démocrates Chrétiens (77%) soutiennent l’usage médical du cannabis. Ceux qui ne votent pas sont les moins suspenseurs. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus aux Etats-Unis, lors d’un sondage Rasmussen récent, qui indiquait que 75% des citoyens Américains sont favorables à l’usage médical du cannabis quand il est prescrit par un médecin.

En France, la dernière enquête en date (Eropp 2008) sur les opinions et les perceptions sur les drogues affirmait que 70% des 2.300 personnes âgées de 15 à 75 ans interrogés (échantillon « représentatif ») se disaient contre l’autorisation du cannabis sous certaines conditions. Pas de détail supplémentaire en ce qui concerne ces « certaines » conditions, mais il va de soit que l’autorisation concernerait aussi l’usage médical.

C’est à se demander si les Français n’ont pas été lobotomisé pour ignorer les vertus thérapeutiques du cannabis. Nombre de recherches font régulièrement part de découvertes prometteuses dans le fonctionnement du système endocannabinoïde et les applications thérapeutiques des cannabinoïdes présents également dans la plante.
Sinon c’est que cet échantillon n’est pas si représentatif que cela. Pourquoi refuser aux malades qui n’ont aucun autre recours pour soulager leurs symptômes d’utiliser du cannabis qui lui, se montre efficace pour lutter contre des maux aussi variées que le cancer, le glaucome, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn pour n’en citer que quelques unes?

Source: UFCMed





Alzheimer: les cannabinoïdes offrent une possibilité de traitement!

19 01 2011

Un lien moléculaire entre le composant actif de la marijuana et de pathologie de la maladie d’Alzheimer

Une molécule de THC (Δ 9-tétrahydrocannabinol)

La maladie d’Alzheimer est la principale cause de démence chez les personnes âgées, et avec la taille sans cesse croissante de cette population, les cas de la maladie d’Alzheimer devrait tripler au cours des 50 prochaines années. Par conséquent, le développement de traitements visant à ralentir ou arrêter la progression de la maladie est devenues impératif à la fois pour améliorer la qualité de vie des patients ainsi que pour réduire les coûts des soins de santé imputables à la maladie d’Alzheimer.

Ici, nous démontrons que le composant actif du cannabis,( Δ 9-tétrahydrocannabinol ou THC), inhibe de façon compétitive l’enzyme acétylcholinestérase (AChE) et empêche la totalisation d’AChE induite par β-amyloïde peptide (Aß) , le  marqueur pathologique clé de la maladie d’Alzheimer .

La modélisation informatique de l’interaction THC-AChE a révélé que le THC se lie dans le site périphérique anioniques de l’acétylcholinestérase, la région critique impliqués dans amyloidgenesis. Par rapport aux médicaments actuellement approuvés prescrit pour le traitement de la maladie d’Alzheimer, le THC est un inhibiteur de l’agrégation d’Aß considérablement supérieure , et cette étude fournit un mécanisme  moléculaire non encore reconnu par lesquels les molécules de cannabinoïdes peuvent avoir un impact direct sur la progression de cette maladie débilitante.

Pour voir l’article (en anglais), cliquez ici

Auteurs: Lisa M. Eubanks,  Claude J. Rogers,  Albert E. Beuscher, IV,  George F. Koob, § Arthur J. Olson,  Tobin J. Dickerson,  et Kim D. Janda
Départements de chimie, immunologie, biologie moléculaire, Neurosciences moléculaire et intégrée  (MIND), L’Institut de biologie chimique Skaggs, et l’Institut Worm pour recherche et médecine (WIRM), L’Institut de recherche Scripps, 10550 Torrey Pines Road North, La Jolla, CA 92037. Courrier électronique:kdjanda@scripps.edu

 





Une nouvelle recherche étudie les pertes de memoire chez les fumeurs de cannabis

7 10 2010

Fumer du cannabis a longtemps été associée à une pauvre mémoire à court terme, mais une étude suggère maintenant que la souche de cannabis fait toute la différence. Publié dans le British Journal of Psychiatry (Journal Britannique de Psychiatrie)  cette recherche s’est penchée sur les effets cognitifs selon les concentration des differents composant actif du cannabis.

Un échantillon de 134 consommateurs volontaires a été donné un questionnaire de facultés cognitives a remplir soit a jeun, soit sous l’effet du cannabis. Les utilisateurs consommaient différente variétés, qui ont ensuite été analysés afin de permettre un étalonnage de la concentration des principes actifs, les cannabinoïdes.

Dans un test de compétences de mémoire à court terme, seuls les utilisateurs de souches «skunk-type» ont présenté des facultés affaiblies de rappel en cas d’ivresse, tandis que les personnes qui ont fumé du haschisch ou du cannabis produit localement réalisent aussi bien les tests de mémoire qu’ils soient sous les effets ou sobre.

Les résultats suggèrent qu’un ingrédient plus abondant dans certains types de marijuana que dans d’autres peut aider à réduire la perte de mémoire dont certains utilisateurs souffrent. Lire le reste de cette entrée »





Une étude confirme les effets bénéfiques du cannabis contre la douleur

8 09 2010

Un usage thérapeutique connu depuis des millénaires:

L’emploi du cannabis pour un usage thérapeutique suscite toujours bien des polémiques. Pourtant, ses effets analgésiques sont connus depuis longtemps.L’égyptologiste Lise Manniche note la mention de la « plante médicale de la marijuana » dans plusieurs textes égyptiens, dont l’un remonte au XVIIIe siècle av. J.-C. On trouve aussi mention du cannabis dans plusieurs textes anciens chinois et indiens, notamment dans le Shen nung Pen Ts’ao king, le plus vieux recueil traitant de plantes médicinales, attribué à l’empereur Shennong. Le cannabis y est prescrit pour traiter vomissements, maladies infectieuses parasitaires et hémorragies. Depuis, et grâce aux recherche de ces deux dernières décennies, les cannabinoïdes comme le tétrahydrocannabinol (THC), seuls ou en association, ont montré une efficacité contre des douleurs neuropathiques, la polyarthrite rhumatoïde et la fibromyalgie. Un dérivé du cannabis (le Sativex*) est d’ailleurs homologué dans certains pays (Royaume-Uni, Canada, 14 États Américains, la Hollande, l’Espagne, l’Allemagne etc.). Et cette nouvelle étude vient confirmer les effets bénéfiques du cannabis dans le traitement des douleurs chroniques. Lire le reste de cette entrée »





Le cannabis medical en Suisse: Déjà une réalité?

12 08 2010

Le cannabis médical peut être utilisé sous de nombreuses formes

Les députés doivent travailler à partir de septembre sur un projet de loi sur les stupéfiants destiné à permettre l’homologation auprès des autorités suisses de médicaments à base de chanvre, a précisé une porte-parole de l’Office fédéral de la santé publique.

Avec une efficacité reconnue depuis une vingtaine d’années dans le traitement de la douleur, le cannabis est prescrit dans un but thérapeutique aux États-Unis et aux Pays-Bas. On l’utilise notamment pour soulager les patients atteints de sclérose en plaques, de cancer, de glaucome ou encore de troubles de l’appétit.

En Suisse, le produit est disponible dans une version édulcorée : son actif principal, le THC (tétrahydrocannabinol), se vend en pharmacie sous forme de comprimés. Mais le nouveau projet comporte notamment un volet visant à autoriser l’usage thérapeutique du cannabis sous forme de gouttes, de spray buccal ou de cachets. Aucune source ne permet d’affirmer si le cannabis sous sa forme la plus pure (ses fleurs) sera aussi disponible comme c’est le cas en Hollande.

Si elle est adoptée, la loi entrera en vigueur au premier semestre 2011. Les médicaments réalisés à base de chanvre seraient alors disponibles en pharmacies sur ordonnance.

Pourtant il ne serai pas non plus nécessaire d’attendre leurs conclusions.

En effet, la Loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes (Loi sur les stupéfiants, LStup), indique clairement que les médecins peuvent prescrire des stupéfiants (donc le cannabis) :

Art. 9
Les médecins, les médecins-dentistes, les médecins-vétérinaires et les dirigeants responsables d’une pharmacie publique ou d’hôpital qui exercent leur profession sous leur propre responsabilité, en vertu d’une décision de l’autorité cantonale prise en conformité de la loi fédérale du 19 décembre 1877 concernant l’exercice des professions de médecin, de pharmacien et de vétérinaire dans la Confédération suisse, peuvent sans autorisation se procurer, détenir, utiliser et dispenser des stupéfiants dans les limites que justifie l’exercice, conforme aux prescriptions, de leur profession. Sont réservées les dispositions cantonales réglant la dispensation directe par les médecins et les médecins-vétérinaires.

Art. 10
Les médecins et les médecins-vétérinaires visés par l’art. 9 sont autorisés à prescrire des stupéfiants.

La modification de la LStup datant de mars 2008 (acceptée en votation le 30 Novembre 2008), ne change rien :

Art. 10, al. 1
Les médecins et les médecins-vétérinaires qui exercent leur profession sous leur propre responsabilité au sens de la loi du 23 juin 2006 sur les professions médicales sont autorisés à prescrire des stupéfiants.

Les articles 19 et 19a indiquent toujours la mention : Celui qui, sans droit ! Et ce droit est donné par le médecin avec l’article 10 !

Art. 19a

Celui qui, sans droit, aura consommé intentionnellement des stupéfiants ou celui qui aura commis une infraction à l’art. 19 pour assurer sa propre consommation est passible de l’amende.

On peut donc dire clairement que : En Suisse, Le Cannabis Médical : C’est Légal !!!

Mais ce n’est pas aussi simple que cela : Il vous faut un certificat médical de votre médecin qui explique la raison de sa prescription de cannabis médical pour votre santé. Et vous devrez vous battre pour avoir raison. La police ne respectant qu’une seule règle : le cannabis est interdit ! vous devrez passer devant le juge et affirmé votre position, vos convictions et surtout mettre en avant la loi qui vous protège ! Ce sera un peu dur, même difficile, mais vous serez très heureux quand le juge devras reconnaitre que selon la loi fédérale sur les stupéfiants : en suisse, Le Cannabis Médical : C’est Légal !!!

Ainsi la nouvelle loi sur les stupéfiants changerai le statu juridique du cannabis médical en le rendant légitime mais surtout la démarche serai bien plus accessible qu’a l’heure actuelle.

Vous trouverez davantage d’informations sur le cannabis médical en visitant le site de l’Association Internationale pour le Cannabis Médical (IACM) : http://www.acmed.org/, la rubrique : Le Chanvre et la Médecine sur le site de chanvre-info.ch ou en anglais le site d’encod.org sur les Cannabis Social Clubs.








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