Politique Fiction: si la police arrêtait tous les consommateurs de cannabis?

28 02 2013

Voici une excellente fiction qui ne saurait être très loin de la réalité future. La symbolique du mouchoir blanc à la fenêtre a déjà fait ses preuves dans de nombreuses communautés et ne demande pas d’efforts particuliers pour signifier son support à la cause du cannabis… Alors à vos mouchoirs!

Par Alexandre Grondeau

Critique musical et écrivain.

Dans mon roman Génération H, je relate l’histoire d’une bande de jeunes grands amateurs de substances cannabiques qui se retrouve au fil du temps et des lieux confrontés à toutes sortes d’aventures et de situations extraordinaires.
Celle arrivée à Dominique Broc, interpellé et placé en garde à vue jeudi 21 février pour son combat en faveur des Canabis Social Clubs, m’en a inspiré une autre, toute aussi incroyable que j’aimerais vous raconter.
Il est 7h00 ce matin d’avril, et les près de cinq millions de Français fumeurs réguliers et de sympathisants qui ont indiqué en accrochant sur leur balcon un drapeau blanc incrusté d’une feuille de cannabis qu’ils étaient des consommateurs et des cultivateurs potentiels se retrouvent à devoir ouvrir la porte à des agents de police un peu gênés de devoir les déranger pour vérifier si oui, ou non, ils possèdent chez eux du matériel de cultivateur et des pieds de ganja.
Les policiers sont bien conscients qu’ils pénètrent dans la très grande majorité des cas chez des gens bien insérés dans la société, qui votent et paient leurs impôts et qui pourraient être leur frères et sœurs, leurs cousins, leurs neveux ou nièces, peut-être même qui sait leurs collègues. Ils prient les habitants de bien vouloir les excuser du dérangement et se mettent à fouiller un peu partout dans leurs effets personnels à la recherche d’une boulette ou de matériel hydroponique. Dans bien des cas, la recherche est vaine, le temps perdu, mais l’utilisation ostentatoire d’un drapeau « haschisché » est un délit qui mérite un entretien au commissariat.

Les postes et les fonctionnaires de police se retrouvent ainsi, les premiers véritablement submergés par le nombre de bon français souhaitant marquer leur solidarité, et les seconds totalement dépités par la perte de temps effective au moment même où ils croulent sous le boulot. Camus et Sisyphe ne sont pas loin, mais comment en est-on arrivé là?
Cette vague massive de soutien de la population à été lancée à la suite d’une série d’arrestations et de grèves de la faim de militants pros-légalisation qui ont préféré devenir des martyrs de la cause plutôt que de rester ad vitam eternam dans la clandestinité. Lecteurs assidus de Thoreau et praticiens de la désobéissance civile, ils ont décidé d’assumer pleinement leur consommation quotidienne et leur refus du trafic, des dealers et de la qualité frelatée vendue dans la rue.
Une grande partie des citoyens français n’a pas compris pourquoi un gouvernement de gauche impuissant face à la crise économique dont elle ne maîtrisait pas les ressorts a préféré la répression à la discussion. Cette minorité silencieuse a voulu réagir pour indiquer aux hommes qu’elle a portés au pouvoir qu’il était temps d’accélérer les réformes sociétales et de répondre enfin à son mandat en tentant de changer la vie des gens en les responsabilisant, en entrant de plain-pied dans un millénaire où les gouvernants considèrent leurs gouvernés comme des égaux et non pas comme des petits êtres soumis qu’on guide à la carotte et au bâton.
La situation ce matin d’avril est donc tout bonnement tragique (au sens grec du terme) et aucun responsable politique ne souhaite répondre aux appels incessants des journalistes curieux de voir comment la rhétorique politicienne va pouvoir récupérer une situation devenue inextricable. Il ne s’agit plus désormais de réprimer une bande « d’illuminés post baba cool » mais de trouver une solution à ce rapport de force qui ne peut profiter au plus fort. Les heures passent, les postes de police doivent fermer devant l’afflux des citoyens venus se dénoncer en toute mauvaise foi comme consommateurs et cultivateurs occasionnels de ganja. Le standard des préfectures et des ministères implosent devant le nombre de coups de téléphone qui posent tous la même question: Que fait-on?
Les journaux de treize heures et les chaînes d’information préparent leurs reportages et mobilisent leurs experts à propos de cette mobilisation qui s’apparente tout bonnement à un remakehaschisché de la Lucidité de José Saramago.
Le pays est bloqué, les élites politiques gênées, tiraillées entre leur souci d’autorité et leur bon sens populaire. Il faut trouver une solution, et rapidement. Le président va être obligé d’intervenir pour parler à la nation toute entière.
Cela n’est évidemment qu’une pure fiction et je ne suis qu’écrivain, mais parfois la réalité rejoint la fiction. Pourvu qu’ici cela ne soit pas le cas et que personne ne se retrouve dans une telle situation d’absurdité insoluble.





Le Colorado légalise l’usage de cannabis pour les adultes

11 12 2012

colorado legalise cannabis 2012Le Colorado est devenu le deuxième Etat américain à dépénaliser la consommation du cannabis à des fins récréatives. La majorité des habitants de l’Etat se sont prononcés en sa faveur au référendum du 6 novembre.

Les amendements apportés à la législation du Colorado autorisent l’usage personnel, la possession et la possibilité de faire pousser chez soit de façon limitée de la marijuana pour les personnes âgées de plus de 21 ans. Il est toutefois toujours illégal d’acheter ou de vendre toute quantité de la marijuana et d’en consommer en public. Le premier Etat à dépénaliser le cannabis il y a quelques jours avait été celui de Washington.

 

Source: La voix de la Russie





L’usage récréatif du cannabis désormais légal dans l’état de Washington

7 12 2012

Le texte dépénalisant sous conditions l’usage récréatif du cannabis, approuvé par référendum le mois dernier, est entré jeudi 6 décembre en vigueur dans l’Etat de Washington (Nord-Ouest), une première aux Etats-Unis. La légalisation de l’usage du cannabis a été approuvée par un vote populaire tenu en même temps que l’élection présidentielle, le 6 novembre, dans les Etats de Washington et du Colorado (Ouest). Le texte entrera en vigueur dans le Colorado le 5 janvier.
Dans l’Etat de Washington, il est désormais légal de détenir jusqu’à 28 grammes (une once) de cannabis si la personne est âgée de 21 ans et plus. Fumer en public reste néanmoins interdit, sous peine d’amende de 50 dollars, et les autorités ne vont pas légiférer avant un an ni sur la culture ni la vente du cannabis. L’application de ce nouveau texte suscitait ainsi nombre d’interrogations, alors qu’il entre en contradiction avec la loi fédérale.
Le procureur de l’Etat de Washington a ainsi rappelé que la loi fédérale sur la drogue restait « sans changement », aucun texte voté par un Etat ne pouvant outrepasser la loi votée au Congrès des Etats-Unis. « Faire pousser, vendre ou posséder n’importe quelle quantité de cannabis reste illégal selon la loi fédérale », rappelle un communiqué. Les « personnes doivent également se rappeler qu’il va à l’encontre de la loi fédérale d’introduire n’importe quelle quantité de marijuana dans une propriété fédérale, dont les immeubles fédéraux, les parcs nationaux, les installations militaires et les tribunaux ».

Cet avertissement n’a pas empêché des fumeurs de cannabis de fêter l’évènement à minuit dans la nuit de mercredi à jeudi dans le centre de Seattle, brandissant leur cigarette – interdite en public – devant les caméras de la chaîne de télévision CBS. De nombreux Etats américains autorisent déjà la consommation de cannabis à des fins médicales, notamment pour les patients atteints de maladies graves, mais aucun n’avait jusqu’alors étendu la légalisation de la consommation récréative en privé.

 

Source: Le monde





Danemark – Une majorité en faveur de la légalisation

7 08 2012

Une majorité de Danois pensent que la vente de cannabis devrait être contrôlée par l’Etat, selon un sondage Gallup pour metroXpress.

photo by H. C. Steensen

@ H. C. Steensen

D’après le sondage, 53% des personnes interrogées étaient d’accord ou entièrement d’accord sur le fait que le cannabis devrait être contrôlé par l’Etat, 22%

n’avaient pas d’opinion sur la question, tandis que 23% étaient en désaccord ou totalement en désaccord.

« Il ya des dangers liés au cannabis. Mais on oublie souvent que la consommation de cannabis de la plupart des Danois est intermittente et récréative et n’a pas d’influence négative social ou psychologique sur eux », selon le Chercheur spécialisé dans les narcotiques Jakob Dumant, de l’Université d’Aarhus.

La porte-parole de l’Union Vert-Rouge, Pernille Skipper, affirme que le résultat du scrutin devrait faire envisager la légalisation du cannabis au gouvernement.

« L’usage du cannabis est très répandue, mais non réglementé. Il doit être contrôlé afin que nous puissions informer les utilisateurs afin qu’ils ne se procurer du cannabis frelaté ou trop concentré en THC et nous devons nous assurer que les enfants ne peuvent pas l’acheter. Dans le même temps, nous pouvons minimiser les revenus du crime organisé,  » a confié Skipper au journal metroXpress.

Alors que le ministre social-démocrate de la Justice Morten Bødskov avait récemment rejeté l’idée d’un arrangement de première instance à Copenhague, le Parti populaire socialiste a une vision plus nuancée.

« Il ya des avantages évidents comme l’explique Pernille Skipper. Mais il existe aussi des problèmes juridiques, sociaux et de santé public difficiles et complexes. Notre proposition est donc d’avoir une Commission du Hash qui puisse élaborer des scénarios de solutions possibles afin de réduire le nombre de toxicomanes, » a indiqué la porte-parole du ministère de la Justice Karina Lorentzen.

La sagesse conventionnelle sur le sujet ne donne aucune indication directe de la voie à suivre, car il y a des avantages et des inconvénients autant à la légalisation qu’à la promulgation de peines plus sévères.

« Tout a un effet non intentionnel. Des peines plus sévères donnent un environnement criminel plus dur et stigmatisent les utilisateurs, mais ne réduit sans doute pas la consommation globale. La légalisation stopperait le marché noir, mais se traduirait par une augmentation de la consommation, qui pourrait aussi signifier plus de toxicomanes*. D’un autre côté il y aurait moins d’argent pour les criminels, bien que leur nombre ne serait probablement pas réduit,  » affirme Kim Møller du Centre de recherche sur l’alcool et des drogues de l’Université Aarhus.

 

Source: Politiken.dk

* Remarque: Malgré cette affirmation d’un scientifique, certains de ses pairs ont mis en place des études pour vérifier la véracité d’un tel  propos. Ne pouvant retrouver la source qui mentionnait les résultats d’une recherche en particulier, je ne peux que justifier de ma bonne fois pour affirmer que leur résultats démontraient une absence totale de lien entre la légalité du cannabis et son taux de consommation. Une autre recherche a pour sa part que la légalisation de l’usage médicinal n’avait aucune influence sur la consommation des ados.





Les Beatles appellent à la légalisation de la marijuana

23 07 2012

Lundi 24 juillet 1967 (il y a 45 ans), 9h00

The BeatlesCe jour-là, une page entière du journal The Times est réservée à une annonce signée de la main de 64 personnalités les plus en vue de la société britannique qui réclament la légalisation de la marijuana. Parmi ces illustres signataires se trouvaient Les Beatles et Brian Epstein.

Cette annonce est une réaction à la condamnation à neuf mois d’emprisonnement pour possession de marijuana prononcée le 1er juin 1967 à l’encontre de John Hopkins, fondateur de l’International Times, de l’UFO Club et du 24 Hour Technicolour Dream. Une réunion se tient le jour suivant au Indica Bookshop et c’est Steve Abrams, de l’organisation de la recherche sur les drogues SOMA, qui suggère de porter le sujet à l’attention du public en publiant une annonce en pleine page.

Abrams veut bien se charger du recueil des signatures mais à ce moment-là c’est le financement de cette action médiatique qui pose problème. Aucun membre des Beatles n’était présent au Indica, mais Barry Miles, le copropriétaire de la librairie, appelle Paul McCartney,qui donne alors son accord pour financer l’annonce.

Le 3 juin, Miles et Abrams rendent visite à McCartney dans sa maison de Cavendish Avenue. McCartney prend connaissance du projet, dit à Abrams que tous les membres des Beatles et Epstein ajouteront leurs noms sur l’annonce, et leur explique comment contacter le reste du groupe afin de récupérer leurs signatures.

Le 23 juillet, tout juste un jour avant la publication, Philip Oates fait allusion à l’annonce dans la rubrique Atticus du Sunday Times. Cependant, en coulisses, le directeur de publicité du Times, R Grant Davidson, vérifie nerveusement que toutes les personnes souhaitant être associées à l’article ont bien préalablement donné leur accord.

Davidson insiste également sur le fait que l’annonce doit être payée à l’avance. Steve Abrams contacte Peter Brown au bureau de Brian Epstein et reçoit très rapidement un chèque de 2267  € personnellement émis à l’ordre du Times. À l’époque, le montant équivaut à deux fois le salaire annuel moyen.

Bien que McCartney souhaite que la source du financement reste inconnue du public, par peur de publicité négative, il s’avère très rapidement impossible de garder le secret. Un jour après la publication de l’annonce, l’information est divulguée dans le Londoner’s Diary du Evening Standard.

Une semaine après son apparition, l’annonce suscite des discussions à la Chambre des Communes et un débat public est entamé, le tout se concluant par la libéralisation des lois eu égard à la consommation de cannabis en Grande Bretagne.

Source: The Beatles Bible





Cannabis: Aucune preuve que la légalisation augmente la consommation des ados

19 06 2012
Cannabis thérapeutique

Le cannabis médicinal légal n’augmente pas la consommation des jeunes

Alors que le cannabis s’est invité au débat juste avant les élections législatives en France, beaucoup d’arguments de part et d’autres se sont fait entendre notamment le message que percevrai la jeunesse.

La prohibition a toujours supporté la thèse que de donner un message fort d’interdiction à tous servait dans le seul but de protéger les générations futures, et qu’une légalisation pour les adultes responsables envoyait un message permissif aux enfants.

Je voulais donc présenter cette nouvelle recherche, bien qu’elle doit encore être revu par la communauté scientifique, qui met à mal cet argument en étudiant des rapports officiels qui ne prouve aucunement une augmentation de la consommation chez les jeunes américains dans les états où le cannabis médicinal a été légalisé. Selon les chercheurs, si une tendance devait se dégager, ce serait plutôt l’inverse, à savoir une baisse de la consommation des adolescents.

En attendant la confirmation de leurs pair, je vous laisse lire l’article paru hier sur le site de l’Université de Denver, Colorado:

Alors que la consommation de marijuana chez les jeunes a augmenté depuis 2005, une analyse des données de 1993 à 2009 n’a trouvé aucune preuve pouvant lier la légalisation de la marijuana médicale à une consommation accrue du cannabis chez les élèves du secondaire – et en fait, les données montrent souvent que la consommation de marijuana des adolescents a diminué après avoir légalisé le cannabis thérapeutique.

« Il existe des preuves anecdotiques qui montrent que le cannabis médicinal puisse se retrouver entre des mains d’adolescents, mais il n’y a aucune preuve statistique que la légalisation (du cannabis médicinal, ndlr) augmente la probabilité d’utilisation», a déclaré Daniel Rees I., professeur d’économie à l’Université du Colorado à Denver, rapporte La science du Codex.
Rees est co-auteur de l’étude avec Benjamin Hansen, professeur assistant d’économie à l’Université de l’Oregon, et D. Mark Anderson, professeur assistant d’économie à l’Université du Montana.

Ils ont examiné la relation entre la légalisation du cannabis à des fins médicinales et de la consommation de marijuana, en utilisant des données représentatives au niveau national sur les élèves du secondaire de l’Enquête sur le comportement des jeunes à risque (YRBS) entre 1993-2009, une période au cours de laquelle 13 États, y compris l’Alaska, la Californie , le Colorado, Hawaii, le Maine, le Nevada, l’Oregon et l’état de Washington, ont légalisé la marijuana médicale.

Dix-sept Etats et le District de Columbia ont désormais légalisé le cannabis médicinal, avec des procédure de légalisation en cours dans sept autres.

« Ce résultat est important, étant donné que le gouvernement fédéral a récemment intensifié ses efforts visant à fermer les dispensaires de marijuana médicale», a déclaré Hansen, qui étudie les comportements à risque chez les adolescents et les adultes. « En fait, les données ont souvent montré une relation négative entre la légalisation et l’utilisation de la marijuana. »

Gil Kerlikowske le Directeur du Bureau de la National Drug Control Policy (ONDCP) et d’autres fonctionnaires fédéraux affirment que la légalisation de la marijuana médicale a conduit à une augmentation de la consommation de marijuana chez les adolescents aux États-Unis, et ont ciblé les dispensaires d’exploitation à moins de 300m des écoles, parcs et terrains de jeux.

La consommation de marijuana par des élèves du secondaire (entre 16 et 18 ans) a augmenté au cours des trois dernières années, selon le rapport de 2011 « Monitoring the Future: Résultats nationaux sur la consommation de drogues des adolescents», préparé chaque année par l’Institut de recherche sociale du Michigan. Environ une personne sur 15 du secondaire fument de la marijuana [régulièrement] ou quasi-quotidiennement, selon le rapport, qui a interrogé 46.700 étudiants dans les classes de huitième, 10e et 12e, dans 400 écoles secondaires. (4ème, Seconde et Terminal en France)

La nouvelle étude, « La marijuana médicale et la consommation de marijuana des Ados», est actuellement un document de travail non-revu par les pairs,  mis à disposition par l’Institut pour l’étude du travail (IZA), un organisme privé, institut de recherche indépendant à but non lucratif basé à Bonn, en Allemagne . IZA mène au niveau international la recherche orientée vers le marché du travail.

Le document est disponible en ligne à http://www.iza.org/en/webcontent/publications/papers/viewAbstract?dp_id=6592. (En anglais)

Les chercheurs ont examiné la relation entre la légalisation de la marijuana médicale et une variété de facteurs, y compris la consommation de marijuana à l’école, savoir si le répondant s’est vu proposé de la drogue sur la propriété de l’école, la consommation d’alcool, et la consommation de cocaïne.

Leurs résultats n’ont fourni aucune preuve que la légalisation conduit à l’augmentation de l’utilisation de la marijuana à l’école, la probabilité de se voir offrir drogue à l’école, ou l’utilisation d’autres substances.

En plus d’utiliser l’Enquête nationale de la jeunesse et des comportements à risque, les chercheurs ont puisé dans les données YRBS pour la période 1993 à 2009 et les données de l’Enquête longitudinale nationale sur les jeunes 1997 (NLSY97). Aucune de ces sources a fourni des preuves que la consommation de marijuana chez les adolescentes augmente avec la légalisation de la marijuana médicale.

Les YRBS et NLSY97 contiennent des informations sur les déclarations volontaires de consommation de marijuana. Les chercheurs ont aussi analysé le set d’information d’épisode de traitement (TEDS), contenant des informations sur les patients, à savoir si les patients reçu dans des locaux subventionné par l’état fédéral étaient testé positif au cannabis à leur admission.Les résultats suggèrent que la légalisation de la marijuana médicale n’était pas liée à la probabilité des patients âgés de 15 à 20 d’être testés positifs pour le cannabis.

« Nous sommes convaincus que la consommation de marijuana par des adolescents n’augmente pas quand un état légalise la marijuana médicale», a déclaré Anderson  de l’État du Montana, qui étudie l’économie de la santé, des comportements à risque et la criminalité.

Source: Science Codex





L’appel du 18 joint 2012, c’est pour bientôt!

24 05 2012

Cette année, le 18 juin tombe un lundi, le lendemain des élections législatives, l’occasion de montrer aux nouveaux députés qu’en matière de politique pour les drogues…

LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT !

Dans un livre paru en 2011 Pour en finir avec les dealers, Stéphane Gatignon (maire de Sevran) et Serge Supersac (un flic de terrain) démontrent que si nous ne légalisons pas le cannabis, tôt ou tard les mafias prendront le pouvoir par l’argent et par les armes.

En juin 2011, Daniel Vaillant, ministre de l’Intérieur sous Lionel Jospin, dépose sur le bureau du Parti Socialiste un rapport proposant la légalisation contrôlée du cannabis. 

Quelques jours plus tard, la Global Commission on Drug Policy  composée de personnalités au-dessus de tout soupçon (Kofi Annan, trois anciens présidents de la république ou encore deux prix Nobel de littérature) condamnent dans un rapport remis à l’ONU la « guerre à la drogue », puis invitent les États à expérimenter des alternatives à la prohibition du cannabis.

Flyer 18 Joint 2012 avec RBH

Nous étions alors persuadés que la question des drogues serait de la campagne présidentielle,

Il n’en fut rien et s’il en avait été nous aurions assisté à un débat caricatural. La preuve ? L’intervention au Parlement de Claude Guéant exigeant du candidat socialiste de se prononcer sur le sujet afin de pouvoir le traiter « d’irresponsable » comme ce fut le cas lorsque François Rebsamen se déclara favorable aux contraventions pour les usagers de cannabis !

En dix ans, en tant que ministre de l’Intérieur puis en tant que président, Sarkozy et son équipe n’ont eu de cesse de présenter le cannabis comme le fléau de la jeunesse et de pratiquer la politique de la matraque.
Quant à la gauche dont nous saluons l’arrivée au pouvoir, elle n’a jamais brillé par son courage politique alors que tous les arguments plaident en faveur d’une réforme de la loi de 1970. 
Nous savons que si nous ne provoquons pas le débat (nous n’enverrons pas de pétards aux nouveaux députés le 18 juin !) il ne se passera rien. Aussi, nous vous invitons à interpeller les partis de gauche sur leurs intentions concernant le cannabis où que vous soyez et à participer nombreux à « l’Appel du 18 joint » 2012.

ABROGATION DE LA LOI DE 1970
DEPENALISATION DE L’USAGE DE TOUTES LES DROGUES

LEGALISATION DU CANNABIS

Retrouvez le Circ sur www.18joint.org ainsi que sur Facebook

 

Publié sur http://www.18joints.org le 21-05-2012








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