Urgent! Appel aux Dons solidaires pour CSF et la Marche Mondiale du Cannabis

7 05 2013

La Marche Mondiale du Cannabis 2013 s’est déroulée partout avec joie et plaisirs partagés… Un grand merci à la jeunesse en mouvement.

Seule ombre au tableau, à Paris, le vol de la recette de la « Tombalolo » organisée par le collectif Cannabis Sans Frontières pour couvrir les dépenses. Ce qui n’arrange pas les choses… parce que nous sommes plutôt pauvres !

Urgent, appel aux dons.

Des frais ont été engagés pour couvrir certains besoins, le jour J, (générateur, carburant, achat de cellules pour platines disques) : 473, 12 euros.
Avant Jeudi 9 mai 2013, nous avons besoin de recueillir 500 euros.

Nous faisons appel à votre compréhension et à votre générosité.

Dons par chèques

POUR SOUTENIR LE COLLECTIF CANNABIS SANS FRONTIÈRES
Les amis de CSF
38, rue Keller
75011 PARIS

Chèque à l’ordre : « LES AMIS DE CSF »

Dons par virements
Compte : LES AMIS DE CSF
Banque : CREDITCOOP – GARE DE L’EST
BIC : CCOPFRPP
IBAN / FR76 4255 9000 0341 0200 1701 161

Dons par Paypal

Les amis du CSCF mettent à disposition le compte paypal de dons pour les dons à Cannabis Sans Frontières.

Pour toute information, contactez : CSF c/o Lady Long Solo 38, rue Keller 75011 PARIS

http://cannabissansfrontieres.org/urgent-appel-a-dons,812.html

Source: Les Amis du CSCF





Cannabis: consommation en baisse parmi les jeunes Tchèques

5 12 2012

PRAGUE (République Tchèque)

Le pourcentage de jeunes consommateurs de cannabis en République tchèque a baissé de 20,3% en 2010 à 16,1% en 2011, rapporte mardi à Prague l’Observatoire national des drogues, qualifiant toutefois d’alarmante la situation sur le plan de la consommation d’alcool et de tabac.

Le niveau de consommation des drogues illégales demeure stable, ayant même une tendance à la baisse parmi la jeunesse, ce qui est très positif, selon un rapport de l’Observatoire.

La baisse concerne la tranche d’âge de 15 à 34 ans, précise cet organisme gouvernemental.

Je ne sais pas si l’on peut déjà parler d’une véritable tendance, mais j’espère que la courbe continuera à baisser dans les années à venir, a déclaré à l’AFP Jindrich Voboril, coordinateur de la politique antidrogue du cabinet.

Selon lui, cette baisse est le résultat des programmes de prévention réalisés au niveau gouvernemental et ceux d’autres organismes développant leurs activités dans ce domaine, ainsi que d’un certain changement des modes de comportement au sein de la jeune population.

La République tchèque est un des pays européens les plus libéraux vis-à-vis du cannabis. Les personnes qui possèdent jusqu’à 15 grammes de marijuana ou font pousser chez eux jusqu’à 5 plants ne risquent qu’une amende.

Dans le passé, l’usage des drogues a été beaucoup plus lié à la sous-culture. Aujourd’hui, les jeunes y ont surtout recours alors qu’ils s’amusent, écoutent de la musique et dansent, indique M. Voboril.

Et là, c’est plutôt l’alcool qui sert de drogue d’initiation, dit-il.

L’Observatoire national cite une étude européenne selon laquelle 66% des garçons et 50% des filles tchèques âgés de 16 ans boivent régulièrement de l’alcool. 27,2% des garçons et 24,2% des jeunes filles fument au moins une cigarette par jour.

Ces chiffres montrent que la République tchèque vient malheureusement en tête de l’Europe dans l’usage par les jeunes de l’alcool et du tabac, a admis M. Voboril, l’attribuant à l’absence d’une campagne de prévention visant cette partie de la population. (Source: AFP / 04 décembre 2012 20h14)

En lisant cet article il est une évidence qui ne peut être ignorée, le statut juridique n’as qu’une influence minime sur la consommation. En effet, si l’alcool et le tabac sont des drogues de prédilection pour les jeunes Tchèques, comment expliquer qu’ils aient réduit leur consommation d’une drogue récemment décriminalisée comme le cannabis et que des drogues de tout temps disponibles sont de plus en plus consommées?

La réponse apporté par M. Voboril est révélatrice du vrai problème: une prévention pas assez ciblée et un comportement qui évolue au fil des générations. Pas un instant il ne considère la décriminalisation comme responsable car il est évident que si c’était le cas, la consommation de tabac et d’alcool présenterait des taux d’usage relativement faible depuis le temps qu’ils sont légaux.

Il est temps de prendre le problème à bras le corps et de se poser les bonnes questions pour réduire les risques liés à l’usage de toutes ces substances, la prohibition a clairement montré ses défaut et d’autres mesures bien plus efficaces doivent être envisagées et implémentées.





Le cannabis à l’honneur au parlement Européen

31 07 2012

Je transmet ici une annonce très intéressante concernant le cannabis médicinal paru sur Agoravox. Un signe très positif pour les milliers de patients potentiels en France qui sont forcé de se tourner vers le crime organisé pour soulager leur symptômes

En France, la loi stipule qu’il est interdit de présenter un stupéfiant sous un jour favorable et que les contrevenants s’exposent à une peine de cinq ans de prison et de soixante quinze mille euro d’amende (article L3421-4 du Code de la santé publique). Cette chape de plomb qui pèse depuis de nombreuses années sur le cannabis thérapeutique est sur le point de littéralement voler en éclat !

 

En effet le 19 octobre prochain se tiendra dans l’enceinte du parlement européen de Strasbourg la première conférence scientifique sur les propriétés du cannabis en médecine intitulée par ces organisateurs :

Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes en médecine.

Les organisateurs de cette conférence ( Action Sida Ville, I CARE et l’UFCM. ) donneront successivement la parole aux experts et aux intervenants suivants :

Docteur Marko Van de Velde du ministère de la santé des Pays Bas ( pays européen qui le premier a réintroduit le cannabis dans la pharmacopée officielle ) exposera les 10 ans d’expérience hollandaise en matière de cannabis thérapeutique.

Bernard Buchet du CNRS détaillera l’action des cannabinoïdes sur la douleur.

Dr Millet de l’Institut de chimie pharmaceutique et Albert Lespagnol de Université de Lille aborderont les propriétés anti-inflammatoires des Cannabinoïdes dans les maladies inflammatoires de l’intestin.

Dr Claude Vaney, spécialiste de la sclérose en plaques, venu de Suisse, expliquera l’utilisation du cannabis dans le traitement des maladies neurologiques en particulier celles de la sclérose en plaques.

Tjalling Erkelens, horticulteur sous licence du ministère de la santé néerlandaise, directeur de Bedrocan B.V exposera les modes de production standardisée de cannabis médical et les quatres variétés de cannabis distribuées dans les pharmacies néerlandaises et européennes (Bedrocan Flos, Bedrobinol, Bediol et Bedica).

La société allemande Storz&Bickel Volcano présentera le premier appareil de soins pour l’administration de cannabinoïdes, certifié d’un agrément médical pour l’usage thérapeutique du cannabis médical.

Des patients français apporteront également leur témoignage.

Bertrand Rambaud et Ludovic Brodusch co organisateurs de l’événement et membres de l’UFCM tiendront un discours de clôture ou ils exposeront leurs objectifs concernant le cannabis médicale en France.

Certes la tenue de cette conférence dans un lieu aussi symbolique ne signifie pas le retour dans un jour prochain du cannabis dans le Vidal comme c’était encore le cas au début des années cinquante. Toutefois elle représente un grand espoir pour nos concitoyens en souffrance qui ont pour le moment comme seule solution de se mettre hors la loi pour se procurer ce qui est considéré comme un médicament chez un grand nombre de nos voisins européens.

Source: Agoravox





Suisse- Le conseil d’État veux dépénaliser la possession de moins de 10 grammes

8 06 2012

Les petits fumeurs de joints pourraient échapper aux poursuites pénales en s’acquittant d’une amende de 100 francs.

Les petits fumeurs de joints pourraient échapper aux poursuites pénales en s’acquittant d’une amende de 100 francs. Le Conseil des Etats s’est montré un peu plus libéral que le National en révisant la loi sur les stupéfiants. Mais, de justesse, il a refusé de passer l’éponge dans les cas bénins.

La libéralisation, adoptée par 31 voix contre 4, ne s’applique qu’aux personnes majeures et en possession de dix grammes de cannabis au plus. L’idée est d’offrir à la police un moyen simple et efficace pour sanctionner la consommation de quantités minimes et d’harmoniser les pratiques cantonales.

Aujourd’hui, certains cantons ne répriment quasiment pas la possession de quantités pour l’usage personnel, alors que d’autres sont très restrictifs. A Fribourg, une personne pincée avec moins de 10 grammes risque de débourser 50 francs, alors qu’elle encourt 3000 francs au Tessin, a cité Urs Schwaller (PDC/FR).

Il s’agit d’apporter une réponse pragmatique à un problème qui ne peut être ignoré. Des centaines de milliers de personnes consomment occasionnellement de l’herbe en Suisse, ont souligné divers orateurs. Avec plus de 30’000 dénonciations par an, la pénalisation des petits fumeurs encombre les tribunaux sans avoir aucun effet préventif, a résumé Felix Gutzwiller (PLR/ZH).

Le National veut 200 francs

La révision prévoit de sanctionner les adultes pincés avec 10 grammes de cannabis au plus avec une amende de 100 francs. Le Conseil national a fixé quant à lui la barre à 200 francs. La gauche a tenté de comprimer l’amende à 50 francs. Par 30 voix contre 12, la majorité a mis son véto.

Par 24 voix contre 15, la Chambre des cantons a aussi mis un terme aux velléités de tolérance de sa commission. Exit ainsi l’idée d’offrir à police la possibilité de renoncer à infliger une amende dans les « cas bénins ».

En revanche, si les poursuites sont engagées, la Chambre des cantons a décidé à l’unanimité de ne pas fixer de montant minimal pour l’amende que peut infliger le ministère public ou le juge dans la procédure pénale ordinaire. Le National a pour sa part inscrit dans la loi un minimum de 200 francs.

Sources:Cannaweed Hebdo.ch





Les Cannabis Culture Awards 2012 – ouvrir le débat sur le cannabis

15 05 2012

C’est pendant une cérémonie festive et émouvante que les Cannabis Culture Awards ont été décerné le 26 Avril 2012 en Amsterdam. Deux anciens hommes d’état, M. Thorvald Stoltenberg, ancien ministre de la défense de Norvège et M. Dries van Agt, ancien premier ministre des Pays-Bas, ont exprimé leurs espoirs de voir un future sans prohibition du cannabis. « L’espoir est presque aussi important que la vie elle-même » selon Stoltenberg qui conclût en ces termes après avoir reçu le prix au nom de la Commission Global sur la Politique des Drogues (Global Commission on Drug Policy).

 

Voici une courte vidéo de présentation de la cérémonie (en Anglais):

 

Pour en savoir plus sur les Cannabis Culture Awards (en Anglais…) vous pouvez aussi visiter la page officielle du Hash Marijuana & Hemp Museum.





Le cannabis en Californie : une divergence locale et fédérale

1 12 2011

L’histoire moderne du cannabis en Californie montre un fossé entre la loi fédérale et locale qui s’élargit rapidement. Premier état Américain à avoir prohibé en 1913 l’usage de cette herbe diabolique importé par les immigrants mexicains qu’était « la marijuana », la Californie fut aussi celui qui, le premier, légalisa l’usage médicinal de « marijuana » en 1996.

15 ans d’ambigüité légale pour le cannabis médicinal

Danseuses en bikini lors d'un rally pro-cannabis

Danseuses en pleine préparation lors d'un rally de soutient pro-cannabis

Il y a 2 semaines les Californiens fêtaient ainsi les 15 ans de la proposition 215 qui légalise l’usage de marijuana à but thérapeutique. La loi permet aux malades en possession d’une prescription de cultiver eux-mêmes leur médicament ou de désigner un cultivateur légal (Caregiver –aide soignant, ndlr), selon la loi de l’État Californien.
La loi fédérale, de son côté, ne tolère toujours pas les applications thérapeutiques du cannabis, et logiquement les lois misent en place au niveau local ne peuvent outrepasser les lois nationales. Depuis 1996, ce sont pourtant des milliers de dispensaires qui ont ouvert un peu partout dans l’État Doré. Cela ne s’est pas faite sans difficultés juridiques et tous les dispensaires ne sont pas restés ouvert, mais malgré ce paradoxe légal les entrepreneurs Californiens ont tout de même réussi à établir un secteur d’activité qui vaut aujourd’hui plusieurs millions de dollars au bas mot.

Une économie locale en péril

Étant donné le statut très particulier de la plante au niveau international, l’industrie du cannabis médicinal en Californie est exclusivement locale, de la production à la distribution. Depuis des années le gouvernement fédéral tente de déstabiliser ce marché par divers moyens.

Le 7 Octobre dernier, 4 procureurs régionaux de Californie déclaraient dans une conférence de presse vouloir s’attaquer à la production, la distribution ainsi que la commercialisation du cannabis dans le Golden State. Ils ont par la suite adressé aux propriétaires de dispensaires une injonction de fermer leur boutique sous 45 jours.

Depuis, l’IRS (le Trésor Public Américain) a décidé de réclamer des taxes rétroactives, en sus de nouvelles taxes, pour distribution d’un produit illégale. L’utilisation de l’appareil fiscal pour mettre fin à une industrie qui semble déranger Washington fait étrangement penser au Marijuana Tax Act de 1937 qui taxait les fournisseurs de cannabis sur l’ensemble du territoire.
Même les banques se voient menacées de charges pour blanchiment d’argent si elles décident d’ouvrir des comptes pour les acteurs de cette économie locale qu’est la production et la distribution de cannabis thérapeutique!

Les dispensaires dans le collimateur

Le statut légal des dispensaires est comparable au système de coffeeshops Hollandais, à une différence près, ils vont à l’encontre de la politique nationale alors que les coffeeshops ont été mis en place par le gouvernement. Certains dispensaires sont devenu des compagnies indispensables aux localités de par le revenu généré en taxes, alors que le gouvernement fédérale préfère n’en touche aucune.

Ce sont ces dispensaires de cannabis médicinal qui sont la cible de l’administration Obama. Une plainte a été déposée par un groupe d’activistes et de juristes pour cesser cette croisade contre les dispensaires en citant directement le Procureur Général des USA –le garde des Sceaux Américain- la directrice de la DEA Michelle Leonard ainsi que les 4 procureurs qui ont agis sans autorisation de leur supérieur.

Un affrontement entre L.A et Washington ?

Le cannabis en Californie

Cannabis en Californie

La situation actuelle créée un schisme entre le pouvoir local et le pouvoir fédéral. L’économie Californienne est la huitième plus importante au monde, et le cannabis permet au Golden State de prospérer aux dépends du gouvernement fédérale et de sa politique répressive.

Les Californiens ont récemment réélu leur ancien Gouverneur et Procureur Général, Jerry Brown, qui a toujours supporté le cannabis thérapeutique, et a même mis en place les lois pour améliorer le statut juridique des patients sous prescription. Il a aussi affirmé que la distribution devaient être pries en charge par des organisations à but non-lucratif.

Le support du gouverneur Brown, la plainte déposé contre des représentants de l’autorité fédérale et les choix de la population par les urnes sont tout autant d’indicateurs qui montrent une évolution opposé au choix du gouvernement fédéral.

Reste à savoir jusqu’où le fossé entre la loi locale et fédérale peut s’élargir avant qu’un des deux côtés ne fasse un mouvement décisif pour le future du cannabis en Californie.





Copenhague prépare la légalisation du cannabis!

23 11 2011

Le conseil municipal de Copenhague veut (encore) prendre le contrôle de la vente de hash ! Un marché qui représenterait 1,5 milliard de Kroner annuel, soit environ200 Millions d’Euros.

photo by H. C. Steensen

@ H. C. Steensen

Le Conseiller des Affaires Sociales de la ville, Mikkel Warming, explique que la nouvelle proposition vise à légaliser complètement la vente de cannabis, contrairement au système Hollandais qui la tolère mais ne contrôle rien des ventes, ni même la production ou la distribution de cannabis aux coffeeshops. La capitale Danoise voit le paradoxe d’une telle approche –qui n’en ferait pas autant ?- et préfère travailler sur une légalisation et régulation complète de la production et distribution du cannabis.

Ils souhaitent créer des points de vente ou les vendeurs ne s’intéressent pas qu’au fric, mais surtout aux clients, selon lui: « À qui vaut-il mieux acheter de la marijuana pour un jeune ? Un dealer qui veut qu’ils en consomment d’avantage, qui veut leur vendre des drogues dures, où un fonctionnaire ? »

Bien que le conseillé ne l’ai pas mentionné, « aller pécho » devenant aussi excitant que d’aller dans un bureau municipal devrait faire réfléchir à plusieurs fois bon nombre d’adolescents avant de commencer d’utiliser du cannabis alors qu’ils sont trop jeunes.

Le conseil municipal, avec le soutient du Maire Frank Jensen, a ainsi voté Jeudi  17  Novembre 2011 et approuvé la convocation d’un comité par une marge considérable: 39 votes pour, 9 contre. La prochaine étape est donc la création de ce comité qui doit explorer les moyens possibles de légaliser et contrôler la vente de cannabis dans des « bureaux de hash » gouvernementaux.

Leurs conclusions devront ensuite passer devant le parlement, où il semble régner un climat plutôt favorable à une approche différente en matière de cannabis plutôt que ce système prohibitionniste daté et inefficace.

La capitale Danoise accueille d’ailleurs une alternative depuis 1971 puisqu’elle abrite Christiania, un quartier autoproclamé indépendant où la vente publique de marijuana et de hash est quotidienne. La fameuse ‘Pusher Street’ (La rue des rabatteurs) pourrai devenir bien moins fréquenté si des fonctionnaires s’empare du marché Danois de cannabis !

 

Sources: Le telegraph Copenhagen Post





nouvelle-Zélande: Un cultivateur assigné à résidence

7 07 2011
Peter Davy and Tracey Perrin

Peter Davy et sa compagne Tracey Perrin au sortir du tribunal

Le cultivateur de cannabis Peter Davy et ses partisans sont soulagés après qu’il ai évité une peine d’emprisonnement substituée par une peine de détention à domicile pour avoir cultivé du cannabis.

Davy, qui plus tôt cette année a menacé de faire une grève de la faim s’il devait être emprisonné, a été condamné à la détention à domicile de six mois pour l’importation de graines de cannabis et culture de plantes de cannabis après sa comparution devant le juge Joanna Maze dans le tribunal du District de Timaru hier.

Davy, qui avaient déjà été condamnés pour cultiver du cannabis, avait très tôt reconnu les faits, mais il a combattu une peine d’emprisonnement, étant l’aide-soignant principal de sa partenaire, Tracey Perrin, qui est gravement handicapé par la sclérose en plaques.

«Je suis vraiment heureux de ne pas être en prison. Tracey a besoin de moi; Elle a été tellement stressé que je suis heureux qu’elle puisse se détendre. Il a été toujours été question d’elle, vraiment. Je me sens vraiment mal pour tout ce que je lui ai fait subir,..  » déclare Davy.

Mlle Perrin a également exprimé son soulagement du jugement rendu.

«Je suis ravi qu’il rentre à la maison. Je suis tellement, tellement heureuse parce que s’il devait aller en prison, je ne les aurai jamais laisser me mettre dans une maison de repos », dit-elle. « Je priais aussi dur que je pouvais qu’il puisse revenir à la maison. »

Davy a reconnu cultiver et consommer du cannabis pour son usage médicinal propres, après qu’un médicament qui lui a été prescrit pour une tumeur bénigne sur son hypophyse l’ai rendu violemment malade.

Il avait un certain nombre de condamnations liées au cannabis datant de 2002, et la police a découvert 45 plantes et environ 10.000 graines de cannabis dans la résidence de M. Davy en Décembre.

La juge Maze a déclaré qu’il semblait être avéré que M. Davy comptait réduire ce nombre pour ne garder que les 5 meilleurs plants. Un fusil de calibre 22 a également été trouvé, qu’il a déclaré  utiliser pour la chasse.

Davy a été reconnu coupable et condamné à des peines concurrentes d’un mois de détention à domicile pour possession de cannabis, possession de graines de cannabis et de possession illégale d’une arme à feu.

La Procureur de la Couronne, Anne-Marie McRae a reconnue qu’il n’y avait aucune preuve que Davy tenait une démarche commerciale et a déclaré que le fautif n’apparaissait pas comme une personne sophistiqué. Toutefois, les précédents judiciaire de Davy représente un facteur aggravant, a-t-elle dis.

Bien que le rapport pré-décisionnel indique que les besoins de Mlle Perrin ne serait pas compromis si Davy était emprisonnés, les avocats de la défense Shannon-Leigh Litt, qui a plaidé pour la détention à domicile, a indiqué que ses besoins affectifs ne seraient pas remplies. Mme Litt a également dit que Davy lui avait confié avoir appris de l’expérience et ne tentera jamais plus de cultiver du cannabis à nouveau.

En fixant la peine, le juge Maze a déclaré qu’un point de départ de 12 mois de prison serait justifiée, avec un délai supplémentaire de trois mois pour ses infractions précédentes.

Toutefois, après prise en considération des facteurs atténuants, elle a réduit la peine à neuf mois, avant de considérer la détention à domicile comme une option.

« Il ya la question de l’impact sur votre partenaire. La cour, bien sûr, ne peut être tenu responsable pour cela, » a-t-elle dit.

Cependant, il avait quelque chose à prendre en compte, a déclaré la juge Maze. «La vraie motivation pour vous réside dans votre capacité à rester avec votre partenaire. »

La condamnation de Davy inclut des conditions de détention standards et particulières, il n’a pas le droit de posséder des drogues illicites ou de l’alcool, il doit compléter un court programme de réhabilitation ainsi qu’une nouvelle évaluation psychologique, et tout mesure jugée nécessaire par un agent de probation.

La juge Maze a prévenu que s’il violai sa peine, M. Davy devrait avoir aucun doute quant à ce qui se passerait.

Source: The Timaru Herald

Traduit de l’anglais





Jimmy Carter, 30 ans après, il veut toujours légaliser le cannabis

21 06 2011

Vendredi dernier marquait l’anniversaire des 30 ans de la déclaration du président Reagan qui vouait une « guerre aux drogues ». A cette occasion le New York Times a publié un éditorial où son prédécesseur, Jimmy Carter, déclare son soutient pour les récentes recommandations demandant aux pays du monde entier d’implanter des « modèles de régulation juridique de la drogue… Conçu pour miner le pouvoir du crime organisé et protéger la sécurité de leurs citoyens ».

Dans cet éditorial, le président Carter a qualifié les recommandations de la Commission mondiale pour les politiques sur les drogues « courageuses et profondément importantes. »

Il raconte aussi la situation telle qu’elle était lors de sa présidence:

«Dans un message au Congrès en 1977, j’ai déclaré que le pays devrait décriminaliser la possession de moins d’une once de marijuana (28g), avec un programme complet de traitement pour les toxicomanes», Carter écrit. « J’ai aussi mis en garde contre le remplissage de nos prisons avec des jeunes qui étaient sans danger pour la société. »

Jimmy Carter, Ex Président et Prix Nobel de la Paix en 2002

Jimmy Carter, Ex Président et Prix Nobel de la Paix en 2002 supporte la légalisation

Comme il l’a souligné dans ce même édito, la population carcérale est passé de 500,000 Prisonniers sous sa présidence en 1981 à plus de 2 millions en 2009. De plus, j’ajouterai que bien que 12% de la population du pays soit Afro-américaine, ils représentent 48% de la population carcérale du pays et dans la ville de New York seule, 85% des arrestations concerne des membres de minorités ce qui prouve que la guerre au drogues n’est en fait qu’une guerre racial dans un pays tourmenté par son histoire qui a débordé sur la scène internationale.

Pour l’ancien président et prix Nobel de la paix  » Les sanctions contre la possession d’un produit stupéfiant ne doit pas être plus dommageable pour un individu que l’usage de la drogue elle-même « .

« Ces idées étaient largement acceptées à l’époque, » Carter écrit. « Mais dans les années 1980 le président Ronald Reagan et le Congrès ont commencé à dériver des politiques antidrogue équilibrée, y compris le traitement et la réinsertion des toxicomanes, vers de vains efforts pour contrôler les importations de drogue provenant de pays étrangers. »

« Un résultat a été une escalade terrible violence liée aux drogues, la corruption et les violations flagrantes des droits humains dans un nombre croissant de pays latino-américains», écrit Carter.

Cela ne s’est pas arrêté aux pays Sud-Américains; la guerre en Afghanistan est l’exemple type de l’ingérence Américaine dans les pays producteurs de drogues, tentant vainement de traiter le « problème » à sa source, ils ont mis en place un régime ou le président est lui-même  indirectement impliqué dans le trafic d’opium. Cette violence touche aussi certains pays africains qui sont désormais utilisé comme plaque tournante du trafic international commandité par les cartels sud américains pour atteindre les mégalopoles Européennes.

Car le problème de la drogue ce n’est pas les pays producteurs qui le créent, mais bel et bien la société occidentale poussée en permanence à la consommation dans un contexte ou l’addiction est un outil de marketing.

« Peut-être l’augmentation du fardeau fiscal sur les citoyens riches nécessaire de payer pour la guerre contre la drogue va contribuer à une réforme des politiques sur les drogues de l’Amérique», écrit Carter. «Au moins les recommandations de la Commission mondiale donneront une certaine couverture pour les dirigeants politiques qui veulent faire ce qui est juste. »

Une proposition de loi pour mettre fin à la prohibition du cannabis au niveau fédéral aux États-Unis doit être présentée ce jour au Congrès Américain. En espérant que cette proposition soit suivi de mesure effectives qui fasse évoluer une situation plus qu’intenable.

Source: Toke Of the Town (en Anglais)





La Féderation Française des addictions appel a un débat déraisonné après les présidentielles

10 06 2011

Pr ReynaudPour une fois en France, la FFA, par la voix du Pr Reynaud, fait entendre son opinion sur la dépénalisation du cannabis. Son avis qui vise a réserver un débat dépassionné pour après les élections est une première et souligne a quel point il est difficile d’avoir un débat éclairé en période électorale.

Il serait pourtant important d’ouvrir le débat au plus tôt pour sortir de ce cercle infernal de répression-criminalisation mais la tendance des partis politique a instrumentaliser ce qui au final est un argument de campagne pour essayer de gagner des voix (ou les voler au voisin) donne tout son sens aux propos relaté par l’AFP. Il demande aussi que le débat soit fondé sur des fait scientifiques, et non sur les croyances de chaque camps.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration qu’il a fait hier auprès de l’agence France-Presse:

Cannabis : un débat dépassionné après les présidentielles

PARIS – Le Pr Michel Reynaud, vice-président de la Fédération française des addictions (FFA), s’est prononcé jeudi, à propos de la polémique sur une dépénalisation du cannabis, pour un débat dépassionné, après les présidentielles, et un débat scientifique.

Il faut sortir du front contre front absurde, a-t-il déclaré à l’AFP, à l’occasion de la présentation du Livre blanc de l’addictologie française.

L’abord légal-illégal est dépassé, parce que on ne peut pas limiter la toxicité d’un produit au fait qu’il est illégal, a-t-il dit. Donc il doit y avoir un abord un peu plus intelligent et des mesures un petit peu plus pragmatiques.

C’est un débat dont on ne souhaiterait pas qu’il se tienne maintenant, parce qu’il va être instrumentalisé et poussé aux extrêmes, a affirmé le Pr Reynaud, responsable de l’Albatros (Centre d’enseignement, de recherche et de traitement des addictions, hôpital Paul Brousse, AP-HP).

La loi de 70, prohibitive, a fait la preuve de son inefficacité absolue. Elle n’a pas empêché les consommations d’augmenter, a souligné le psychiatre.

On n’est plus en 70, on est en 2011 à essayer de modifier les comportements addictifs, à essayer de les réguler, à essayer de les prévenir, a-t-il ajouté.

Il nous semble que la question du cannabis se pose plutôt du côté de la sécurité publique et de l’économie que de la santé publique, et donc après, c’est à la population et aux politiques de voir s’il y a des bénéfices économiques et de sécurité à modifier la législation, a déclaré le Pr Reynaud.

La seule chose qu’on demande, c’est que la consommation privée ne soit plus criminalisée, comme au Portugal, a-t-il ajouté. Par contre il faut criminaliser, pénaliser, tous les dommages faits à autrui, a dit le médecin.

(©AFP / 09 juin 2011 16h02)

A noter que la FFA demande une décriminalisation de l’usage, et insiste sur la criminalisation des malfaiteurs.

Le cannabis est inscrit depuis 1970 dans la liste des stupéfiants, qui selon la définition du dictionnaire: « sont des stupéfiants les substances inscrites dans la liste des stupéfiants », une définition certainement loin d’être intelligente ni pragmatique.

Serait-il enfin temps en France d’adopter un discours pragmatique et de dissocier les usagers des vrais criminels dans un débat a l’échelle nationale?

Source: AFP








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