Urgent! Appel aux Dons solidaires pour CSF et la Marche Mondiale du Cannabis

7 05 2013

La Marche Mondiale du Cannabis 2013 s’est déroulée partout avec joie et plaisirs partagés… Un grand merci à la jeunesse en mouvement.

Seule ombre au tableau, à Paris, le vol de la recette de la « Tombalolo » organisée par le collectif Cannabis Sans Frontières pour couvrir les dépenses. Ce qui n’arrange pas les choses… parce que nous sommes plutôt pauvres !

Urgent, appel aux dons.

Des frais ont été engagés pour couvrir certains besoins, le jour J, (générateur, carburant, achat de cellules pour platines disques) : 473, 12 euros.
Avant Jeudi 9 mai 2013, nous avons besoin de recueillir 500 euros.

Nous faisons appel à votre compréhension et à votre générosité.

Dons par chèques

POUR SOUTENIR LE COLLECTIF CANNABIS SANS FRONTIÈRES
Les amis de CSF
38, rue Keller
75011 PARIS

Chèque à l’ordre : « LES AMIS DE CSF »

Dons par virements
Compte : LES AMIS DE CSF
Banque : CREDITCOOP – GARE DE L’EST
BIC : CCOPFRPP
IBAN / FR76 4255 9000 0341 0200 1701 161

Dons par Paypal

Les amis du CSCF mettent à disposition le compte paypal de dons pour les dons à Cannabis Sans Frontières.

Pour toute information, contactez : CSF c/o Lady Long Solo 38, rue Keller 75011 PARIS

http://cannabissansfrontieres.org/urgent-appel-a-dons,812.html

Source: Les Amis du CSCF





Désinformation sur le cannabis

20 03 2013

Voici encore un exemple de désinformation sur le cannabis qui en dit long sur les motivations des prohibitionnistes.

Un effort destructif

Un article publié hier dans le quotidien britannique gratuit Metro relate la dernière campagne de soi disant prévention d’une association nommée « crimstoppers ». Étant donné que Metro est gratuit, il ne fait aucun doute que les quelques journalistes employés n’ont pu avoir le temps d’enquêter plus en détail sur le message transmis par cette association de lutte contre le crime. Très probablement s’agit-il ici d’un communiqué de presse préparé par l’association elle-même qui tente d’utiliser la méthode récemment utilisée aux Pays-Bas pour lutter contre la production illicite de cannabis, les carte à gratter vecteur d’éducation pour délateurs en herbe.

Ainsi, comme un des commentaires le rappelle à juste titre, des cartes en papier issue de pâte de bois traité au sulfure sont utilisées pour lutter contre la production d’une ressource naturelle qui pourrait très bien servir à produire du papier de bien meilleure qualité.

Mais peut importe, il faut informer les citoyens du danger qui menace leur voisinage, car la culture de cannabis implique forcément un crime organisé. Ce n’est pas comme si tout le matériel nécessaire était disponible à la vente et que chacun désireux de payer des taxes et leurs factures d’électricité le faisait en son âme et conscience pour réduire les risques associés au marché noir. Non, la carte montre une plantation de fleurs femelles de cannabis (retouchée, la réalité serait bien trop informative) avec des pistolets automatiques plantés dans certains pots, car c’est bien connu, les 9mm poussent dans les mêmes conditions que le cannabis.

"Les fermes de cannabis cultivent bien plus que de la drogue"

« Les fermes de cannabis cultivent bien plus que de la drogue »

Un article « à sensations »

Plus sérieusement, cette carte montre parfaitement les conséquences de la prohibition punitive mise en place pour limiter les abus du cannabis, puisqu’elle associe sa culture au crime organisé, conséquence direct de la prohibition. Il suffit de se pencher sur les USA des années 20 durant la prohibition de l’alcool et l’émergence des barons du crime comme Al Capone pour tirer cette conclusion. Pour faire une comparaison simple, penchons-nous sur la situation au Royaume-Uni :

Les deux dernières années, 1 millions de plantes ont été éradiquées, représentant (selon les autorités britanniques) une valeur de £200 millions. Pendant ce temps, la compagnie pharmaceutique cotée en bourse GW pharma a cultivé environ 40 tonnes de fleurs de cette terrible plante dans une serre gardée secrète dans le sud de l’Angleterre pour produire du Sativex.

Que dire donc de cette dichotomie où une compagnie peut produire une substance en quantité bien plus large que n’importe quelle organisation criminelle sans être inquiétée par la justice une seule seconde, alors que des malades atteints de scléroses en plaques, myopathies et autres conditions débilitantes sont emprisonnés pour ne pas avoir acheté le produit issu des serres de GW?

Une désinformation peut en cacher une autre

Un autre fait choquant dans cette revue de presse est l’utilisation de photos représentant un activiste français, Dominique Broc, devant une salle de culture avec pour légende:

Ofgem estimates £400million worth of power is illegally diverted to heat and light cannabis farms (Picture: Getty)

Qui peut être traduit ainsi:

Ofgem (Bureau de l’énergie) estime à £400 millions (€467 millions) le montant d’énergie dérivée illégalement pour chauffer et éclairer les fermes de cannabis (image: getty)

Or quiconque connait un tant soit peu le combat mené par Dominique saura qu’il n’a en aucun cas détourné illégalement de l’énergie pour produire son propre cannabis. Est-ce volontairement qu’un militant qui ose se présenter comme un consommateur/producteur responsable et raisonnable est associé à une campagne de propagande outre-manche?

On est en droit de se poser la question quant aux motivations réelles d’une association qui, pour lutter contre le crime, propage des informations approximatives si ce n’est obsolètes. Surtout lorsque des médias francophones commencent à relater ce genre d’information comme le site Belge 7sur7.

Une association à but non lucratif

Qu’est-ce qui peut pousser une association à publier un tel ramassis de désinformation et propagande? L’association Crimestoppers offre depuis 25 ans la possibilité de reporter anonymement des crimes aux autorités, lesquelles ont pouvoir de décision sur les lois qui définissent ces mêmes crimes. Elle est donc dépendante des autorités et lutte contre le crime autant qu’un exterminateur qui pulvérise un aérosol en espérant que tous les nuisibles seront détruits.

Ils n’ont pas besoin d’éradiquer le crime pour exister, en fait sans crimes cette association n’existerait pas, elle ne générerait pas de cohésion sociale et donc ne pourrait pas réclamer des aides gouvernementales. Aussi louable que soient leurs intentions, les militants impliqués dans cette association ne sont que des rouages dans l’engrenage qu’Orson Wells avait décrit dans 1984.

Il est donc très difficile voire impossible de séparer le bon du mauvais, comme partout, et ceux qui considèrent le monde de manière manichéenne devraient comprendre ce simple fait : c’est dans l’excès que le danger est le plus présent.

 

Erratum: Merci à Rafi de drogueblog pour les corrections apportées.





Amende avec sursis pour un myopathe fumeur de cannabis

13 03 2013

L’article de l’AFP ci-dessous est une brève ayant pour but d’informer au sujet de cette affaire judiciaire. Mais l’analyse en détail de la situation du cannabis prendrait des semaines à expliquer les conséquences telles que dans les faits, car ce cas particulier n’est pas unique en France. La législation ne fait que stigmatiser encore plus les malades qui osent utiliser un produit naturel aux effets secondaires biens moindre que la plupart des médicaments disponibles sur le marché.

Nombre de consommateurs utilisent le cannabis dans un model d’automédication sans forcément le savoir ou l’assumer, et les patients atteints de troubles graves qui n’ont que le cannabis pour leur apporter un confort de vie,  acquis pour les biens portants, sont les grands perdant de cette politique manichéenne et absurde.

Dominique Loumachi fume une cigarette qui ressemble à du cannabis mais n'en est pas (pour ne pas tomber sous l'accusation de promouvoir l'usage de stupéfiants), le 28 février 2013 à Belfort (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Dominique Loumachi fume une cigarette qui ressemble à du cannabis mais n’en est pas (pour ne pas tomber sous l’accusation de promouvoir l’usage de stupéfiants), le 28 février 2013 à Belfort (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Pourquoi la France est-elle parmi les rares pays qui criminalise l’usage médicinal du cannabis au détriment des patients?

La réponse n’a pas d’importance car dans le monde actuelle tout va trop vite pour se poser ce genre de question. La preuve étant la récente prise de position de la ministre de la Santé en faveur du Sativex, un produit fabriqué au Royaume Uni par un groupe pharmaceutique qui cultive légalement 20 tonnes de cette drogue par an. Il est évidemment hors de question pour les gouvernement Européens de laisser les patients cultiver leur propre cannabis médicinal, et la France ne fait pas figure d’exception. Nul ne saura si cette décision politique a été prise suite à l’arrestation de Dominique Broc, le coordinateur des CSCF, mais le fait est que le débat tabou jusqu’à présent semble être devenu un problème politique national de premier plan.

En comparaison, l’Italie qui connait un début d’année chargé d’évènements a récemment légalisé l’usage thérapeutique du cannabis et de ses dérivés suite à des notes internes datant de la fin d’année dernière. La décision est désormais applicable mais dans les faits le gouvernement Italien attends simplement que des compagnies privées proposent des projets de mise à disponibilité du produit. Encore une fois, les patients souffrent de l’immobilisme politique malgré une loi désormais plus compréhensive.

Dans l’hexagone  si des juges peuvent encore condamner des malades pour avoir refusé de se plier à la dictature des laboratoires pharmaceutiques, le chemin est encore long mais les signes sont relativement positifs, et comme le disait La Fontaine « rien ne sert de courir ».

Ci-dessous, la brève de l’AFP.

Le tribunal correctionnel de Belfort a refusé mercredi de reconnaître à un patient atteint de myopathie le droit de fumer du cannabis pour des raisons thérapeutiques, le condamnant à 300 euros d’amende avec sursis.

Dominique Loumachi, 40 ans, était poursuivi pour «usage et détention» de cannabis. La peine, assortie de cinq ans de mise à l’épreuve, est conforme aux réquisitions du parquet.

Atteint de myopathie depuis l’enfance, il demandait à la justice de lui reconnaître l’usage du cannabis comme une nécessité.

«Je ferai appel et je me battrai jusqu’à la cour européenne s’il le faut», a déclaré M. Loumachi une fois la décision rendue.

«L’article 122-7 du code pénal permet d’enfreindre la loi, en cas de nécessité et je me battrai pour le faire appliquer», a-t-il ajouté.

«L’état de nécessité» est prévu par l’article 122-7 du code pénal. Il admet qu’un individu peut enfreindre la loi pour «accomplir un acte nécessaire à (sa) personne», s’il fait «face à un danger actuel ou imminent».

L’avocat de Dominique Loumachi, Me Jean-Charles Darey, avait plaidé la relaxe, en s’appuyant sur l’arrêt de la cour d’appel de Papeete (Polynésie française) du 27 juin 2002, qui a relaxé un homme paraplégique utilisant du cannabis pour calmer ses douleurs.

Dès l’âge de huit ans, Dominique Loumachi a déclaré une myopathie, une dermatopolymyosite caractérisée par l’inflammation et la dégénérescence des fibres musculaires.

Après de multiples traitements médicamenteux aux effets secondaires sévères, le myopathe s’est tourné en 1992 vers un remède alternatif et illégal: le cannabis.

«Je n’ai que le cannabis pour soulager mes douleurs et détendre mes muscles, donc je continuerai à fumer», prévient-il.

La police avait notamment saisi quelques plants de cannabis qu’il cultivait chez sa soeur à Belfort pour sa consommation personnelle.

En espérant que Mr Loumachi obtiendra une relax, tel que Jean-Jacques Simon l’a obtenu l’an dernier, prouvant aisni une évolution positive plutôt que négative pour les malades français pouvant bénéficier du cannabis.

Source: Libération





Politique Fiction: si la police arrêtait tous les consommateurs de cannabis?

28 02 2013

Voici une excellente fiction qui ne saurait être très loin de la réalité future. La symbolique du mouchoir blanc à la fenêtre a déjà fait ses preuves dans de nombreuses communautés et ne demande pas d’efforts particuliers pour signifier son support à la cause du cannabis… Alors à vos mouchoirs!

Par Alexandre Grondeau

Critique musical et écrivain.

Dans mon roman Génération H, je relate l’histoire d’une bande de jeunes grands amateurs de substances cannabiques qui se retrouve au fil du temps et des lieux confrontés à toutes sortes d’aventures et de situations extraordinaires.
Celle arrivée à Dominique Broc, interpellé et placé en garde à vue jeudi 21 février pour son combat en faveur des Canabis Social Clubs, m’en a inspiré une autre, toute aussi incroyable que j’aimerais vous raconter.
Il est 7h00 ce matin d’avril, et les près de cinq millions de Français fumeurs réguliers et de sympathisants qui ont indiqué en accrochant sur leur balcon un drapeau blanc incrusté d’une feuille de cannabis qu’ils étaient des consommateurs et des cultivateurs potentiels se retrouvent à devoir ouvrir la porte à des agents de police un peu gênés de devoir les déranger pour vérifier si oui, ou non, ils possèdent chez eux du matériel de cultivateur et des pieds de ganja.
Les policiers sont bien conscients qu’ils pénètrent dans la très grande majorité des cas chez des gens bien insérés dans la société, qui votent et paient leurs impôts et qui pourraient être leur frères et sœurs, leurs cousins, leurs neveux ou nièces, peut-être même qui sait leurs collègues. Ils prient les habitants de bien vouloir les excuser du dérangement et se mettent à fouiller un peu partout dans leurs effets personnels à la recherche d’une boulette ou de matériel hydroponique. Dans bien des cas, la recherche est vaine, le temps perdu, mais l’utilisation ostentatoire d’un drapeau « haschisché » est un délit qui mérite un entretien au commissariat.

Les postes et les fonctionnaires de police se retrouvent ainsi, les premiers véritablement submergés par le nombre de bon français souhaitant marquer leur solidarité, et les seconds totalement dépités par la perte de temps effective au moment même où ils croulent sous le boulot. Camus et Sisyphe ne sont pas loin, mais comment en est-on arrivé là?
Cette vague massive de soutien de la population à été lancée à la suite d’une série d’arrestations et de grèves de la faim de militants pros-légalisation qui ont préféré devenir des martyrs de la cause plutôt que de rester ad vitam eternam dans la clandestinité. Lecteurs assidus de Thoreau et praticiens de la désobéissance civile, ils ont décidé d’assumer pleinement leur consommation quotidienne et leur refus du trafic, des dealers et de la qualité frelatée vendue dans la rue.
Une grande partie des citoyens français n’a pas compris pourquoi un gouvernement de gauche impuissant face à la crise économique dont elle ne maîtrisait pas les ressorts a préféré la répression à la discussion. Cette minorité silencieuse a voulu réagir pour indiquer aux hommes qu’elle a portés au pouvoir qu’il était temps d’accélérer les réformes sociétales et de répondre enfin à son mandat en tentant de changer la vie des gens en les responsabilisant, en entrant de plain-pied dans un millénaire où les gouvernants considèrent leurs gouvernés comme des égaux et non pas comme des petits êtres soumis qu’on guide à la carotte et au bâton.
La situation ce matin d’avril est donc tout bonnement tragique (au sens grec du terme) et aucun responsable politique ne souhaite répondre aux appels incessants des journalistes curieux de voir comment la rhétorique politicienne va pouvoir récupérer une situation devenue inextricable. Il ne s’agit plus désormais de réprimer une bande « d’illuminés post baba cool » mais de trouver une solution à ce rapport de force qui ne peut profiter au plus fort. Les heures passent, les postes de police doivent fermer devant l’afflux des citoyens venus se dénoncer en toute mauvaise foi comme consommateurs et cultivateurs occasionnels de ganja. Le standard des préfectures et des ministères implosent devant le nombre de coups de téléphone qui posent tous la même question: Que fait-on?
Les journaux de treize heures et les chaînes d’information préparent leurs reportages et mobilisent leurs experts à propos de cette mobilisation qui s’apparente tout bonnement à un remakehaschisché de la Lucidité de José Saramago.
Le pays est bloqué, les élites politiques gênées, tiraillées entre leur souci d’autorité et leur bon sens populaire. Il faut trouver une solution, et rapidement. Le président va être obligé d’intervenir pour parler à la nation toute entière.
Cela n’est évidemment qu’une pure fiction et je ne suis qu’écrivain, mais parfois la réalité rejoint la fiction. Pourvu qu’ici cela ne soit pas le cas et que personne ne se retrouve dans une telle situation d’absurdité insoluble.





Le Colorado légalise l’usage de cannabis pour les adultes

11 12 2012

colorado legalise cannabis 2012Le Colorado est devenu le deuxième Etat américain à dépénaliser la consommation du cannabis à des fins récréatives. La majorité des habitants de l’Etat se sont prononcés en sa faveur au référendum du 6 novembre.

Les amendements apportés à la législation du Colorado autorisent l’usage personnel, la possession et la possibilité de faire pousser chez soit de façon limitée de la marijuana pour les personnes âgées de plus de 21 ans. Il est toutefois toujours illégal d’acheter ou de vendre toute quantité de la marijuana et d’en consommer en public. Le premier Etat à dépénaliser le cannabis il y a quelques jours avait été celui de Washington.

 

Source: La voix de la Russie





L’usage récréatif du cannabis désormais légal dans l’état de Washington

7 12 2012

Le texte dépénalisant sous conditions l’usage récréatif du cannabis, approuvé par référendum le mois dernier, est entré jeudi 6 décembre en vigueur dans l’Etat de Washington (Nord-Ouest), une première aux Etats-Unis. La légalisation de l’usage du cannabis a été approuvée par un vote populaire tenu en même temps que l’élection présidentielle, le 6 novembre, dans les Etats de Washington et du Colorado (Ouest). Le texte entrera en vigueur dans le Colorado le 5 janvier.
Dans l’Etat de Washington, il est désormais légal de détenir jusqu’à 28 grammes (une once) de cannabis si la personne est âgée de 21 ans et plus. Fumer en public reste néanmoins interdit, sous peine d’amende de 50 dollars, et les autorités ne vont pas légiférer avant un an ni sur la culture ni la vente du cannabis. L’application de ce nouveau texte suscitait ainsi nombre d’interrogations, alors qu’il entre en contradiction avec la loi fédérale.
Le procureur de l’Etat de Washington a ainsi rappelé que la loi fédérale sur la drogue restait « sans changement », aucun texte voté par un Etat ne pouvant outrepasser la loi votée au Congrès des Etats-Unis. « Faire pousser, vendre ou posséder n’importe quelle quantité de cannabis reste illégal selon la loi fédérale », rappelle un communiqué. Les « personnes doivent également se rappeler qu’il va à l’encontre de la loi fédérale d’introduire n’importe quelle quantité de marijuana dans une propriété fédérale, dont les immeubles fédéraux, les parcs nationaux, les installations militaires et les tribunaux ».

Cet avertissement n’a pas empêché des fumeurs de cannabis de fêter l’évènement à minuit dans la nuit de mercredi à jeudi dans le centre de Seattle, brandissant leur cigarette – interdite en public – devant les caméras de la chaîne de télévision CBS. De nombreux Etats américains autorisent déjà la consommation de cannabis à des fins médicales, notamment pour les patients atteints de maladies graves, mais aucun n’avait jusqu’alors étendu la légalisation de la consommation récréative en privé.

 

Source: Le monde





Cannabis: consommation en baisse parmi les jeunes Tchèques

5 12 2012

PRAGUE (République Tchèque)

Le pourcentage de jeunes consommateurs de cannabis en République tchèque a baissé de 20,3% en 2010 à 16,1% en 2011, rapporte mardi à Prague l’Observatoire national des drogues, qualifiant toutefois d’alarmante la situation sur le plan de la consommation d’alcool et de tabac.

Le niveau de consommation des drogues illégales demeure stable, ayant même une tendance à la baisse parmi la jeunesse, ce qui est très positif, selon un rapport de l’Observatoire.

La baisse concerne la tranche d’âge de 15 à 34 ans, précise cet organisme gouvernemental.

Je ne sais pas si l’on peut déjà parler d’une véritable tendance, mais j’espère que la courbe continuera à baisser dans les années à venir, a déclaré à l’AFP Jindrich Voboril, coordinateur de la politique antidrogue du cabinet.

Selon lui, cette baisse est le résultat des programmes de prévention réalisés au niveau gouvernemental et ceux d’autres organismes développant leurs activités dans ce domaine, ainsi que d’un certain changement des modes de comportement au sein de la jeune population.

La République tchèque est un des pays européens les plus libéraux vis-à-vis du cannabis. Les personnes qui possèdent jusqu’à 15 grammes de marijuana ou font pousser chez eux jusqu’à 5 plants ne risquent qu’une amende.

Dans le passé, l’usage des drogues a été beaucoup plus lié à la sous-culture. Aujourd’hui, les jeunes y ont surtout recours alors qu’ils s’amusent, écoutent de la musique et dansent, indique M. Voboril.

Et là, c’est plutôt l’alcool qui sert de drogue d’initiation, dit-il.

L’Observatoire national cite une étude européenne selon laquelle 66% des garçons et 50% des filles tchèques âgés de 16 ans boivent régulièrement de l’alcool. 27,2% des garçons et 24,2% des jeunes filles fument au moins une cigarette par jour.

Ces chiffres montrent que la République tchèque vient malheureusement en tête de l’Europe dans l’usage par les jeunes de l’alcool et du tabac, a admis M. Voboril, l’attribuant à l’absence d’une campagne de prévention visant cette partie de la population. (Source: AFP / 04 décembre 2012 20h14)

En lisant cet article il est une évidence qui ne peut être ignorée, le statut juridique n’as qu’une influence minime sur la consommation. En effet, si l’alcool et le tabac sont des drogues de prédilection pour les jeunes Tchèques, comment expliquer qu’ils aient réduit leur consommation d’une drogue récemment décriminalisée comme le cannabis et que des drogues de tout temps disponibles sont de plus en plus consommées?

La réponse apporté par M. Voboril est révélatrice du vrai problème: une prévention pas assez ciblée et un comportement qui évolue au fil des générations. Pas un instant il ne considère la décriminalisation comme responsable car il est évident que si c’était le cas, la consommation de tabac et d’alcool présenterait des taux d’usage relativement faible depuis le temps qu’ils sont légaux.

Il est temps de prendre le problème à bras le corps et de se poser les bonnes questions pour réduire les risques liés à l’usage de toutes ces substances, la prohibition a clairement montré ses défaut et d’autres mesures bien plus efficaces doivent être envisagées et implémentées.








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