Cannabis: consommation en baisse parmi les jeunes Tchèques

5 12 2012

PRAGUE (République Tchèque)

Le pourcentage de jeunes consommateurs de cannabis en République tchèque a baissé de 20,3% en 2010 à 16,1% en 2011, rapporte mardi à Prague l’Observatoire national des drogues, qualifiant toutefois d’alarmante la situation sur le plan de la consommation d’alcool et de tabac.

Le niveau de consommation des drogues illégales demeure stable, ayant même une tendance à la baisse parmi la jeunesse, ce qui est très positif, selon un rapport de l’Observatoire.

La baisse concerne la tranche d’âge de 15 à 34 ans, précise cet organisme gouvernemental.

Je ne sais pas si l’on peut déjà parler d’une véritable tendance, mais j’espère que la courbe continuera à baisser dans les années à venir, a déclaré à l’AFP Jindrich Voboril, coordinateur de la politique antidrogue du cabinet.

Selon lui, cette baisse est le résultat des programmes de prévention réalisés au niveau gouvernemental et ceux d’autres organismes développant leurs activités dans ce domaine, ainsi que d’un certain changement des modes de comportement au sein de la jeune population.

La République tchèque est un des pays européens les plus libéraux vis-à-vis du cannabis. Les personnes qui possèdent jusqu’à 15 grammes de marijuana ou font pousser chez eux jusqu’à 5 plants ne risquent qu’une amende.

Dans le passé, l’usage des drogues a été beaucoup plus lié à la sous-culture. Aujourd’hui, les jeunes y ont surtout recours alors qu’ils s’amusent, écoutent de la musique et dansent, indique M. Voboril.

Et là, c’est plutôt l’alcool qui sert de drogue d’initiation, dit-il.

L’Observatoire national cite une étude européenne selon laquelle 66% des garçons et 50% des filles tchèques âgés de 16 ans boivent régulièrement de l’alcool. 27,2% des garçons et 24,2% des jeunes filles fument au moins une cigarette par jour.

Ces chiffres montrent que la République tchèque vient malheureusement en tête de l’Europe dans l’usage par les jeunes de l’alcool et du tabac, a admis M. Voboril, l’attribuant à l’absence d’une campagne de prévention visant cette partie de la population. (Source: AFP / 04 décembre 2012 20h14)

En lisant cet article il est une évidence qui ne peut être ignorée, le statut juridique n’as qu’une influence minime sur la consommation. En effet, si l’alcool et le tabac sont des drogues de prédilection pour les jeunes Tchèques, comment expliquer qu’ils aient réduit leur consommation d’une drogue récemment décriminalisée comme le cannabis et que des drogues de tout temps disponibles sont de plus en plus consommées?

La réponse apporté par M. Voboril est révélatrice du vrai problème: une prévention pas assez ciblée et un comportement qui évolue au fil des générations. Pas un instant il ne considère la décriminalisation comme responsable car il est évident que si c’était le cas, la consommation de tabac et d’alcool présenterait des taux d’usage relativement faible depuis le temps qu’ils sont légaux.

Il est temps de prendre le problème à bras le corps et de se poser les bonnes questions pour réduire les risques liés à l’usage de toutes ces substances, la prohibition a clairement montré ses défaut et d’autres mesures bien plus efficaces doivent être envisagées et implémentées.





Le cannabis n’induit PAS le cancer du poumon!

8 07 2010

Traduction d’un article publié dans le Washington Post en Mai 2006 suite au résultats d’une étude commanditée par le gouvernement lui-même.

Etant donné qu’en France les arguments de cancers chez les fumeurs de cannabis sont légion, il est utile d’avoir (pour une fois) un avis vraiment scientifique:

La plus grande étude en son genre a de façon inattendue a conclu que fumer de la marijuana, même régulièrement et fortement, ne conduise pas à un cancer du poumon.

Les nouveaux résultats « étaient contre nos attentes », a déclaré Donald Tashkin, de l’Université de Californie à Los Angeles, un pneumologue qui a étudié la marijuana pendant 30 ans.

«Nous avons émis l’hypothèse qu’il y aurait une association positive entre la consommation de marijuana et le cancer du poumon, et que l’association serait plus positive avec une utilisation plus fréquente, dit-il. «Nous avons découvert qu’il n’y avait pas d’association, et même une suggestion d’un effet de protection. »

Les responsables de l’application de la santé fédéral et des médicaments ont largement utilisé les travaux antérieurs de Tashkin sur la marijuana pour faire prouver que le médicament est dangereux. Tashkin a dit que tandis qu’il croit encore la marijuana est potentiellement dangereux, ses effets cancérigènes semblent être moins préoccupante qu’on ne le pensait.

Des travaux précédents ont établi que la marijuana contient des substances chimiques cancérigènes aussi potentiellement dommageables que celles du tabac, at-il dit. Toutefois, la marijuana contient également un produit chimique, le THC, qui dit-il peut stopper le vieillissement des cellules et les empêcher de devenir cancéreuses.

L’étude de Tashkin, financé par le National Institutes of Health’s National Institute on Drug Abuse, 1.200 personnes participent à Los Angeles qui avait un cancer du poumon,  du cou ou la tête et un 1.040 personnes supplémentaires sans cancer appariés pour l’âge, le sexe et le voisinage.

Ils ont tous été interrogés sur leur utilisation de la marijuana, le tabac et l’alcool au cours de leur vie. Les fumeurs de marijuana les plus lourd avait allumé jusqu’à plus de 22.000 joints, tandis que l’utilisation moyennement lourde a été défini par une consommation de 11.000 à 22.000 cigarettes de marijuana. Tashkin a constaté que même les très gros fumeurs de marijuana ne montraient aucune augmentation de l’incidence des trois cancers étudiés.

« C’est la plus grande étude clinique jamais faite, et tout le monde a dû remplir un questionnaire très complet sur l’utilisation de la marijuana, at-il dit. « L’ambiguïté peut se glisser dans les recherches, mais nous avons contrôlé pour éviter le plus grand nombre de facteurs de confusion que nous avons pu, et je crois que ces résultats ont une signification réelle. »

Le groupe de Tashkin à l’école David Geffen de médecine de l’UCLA avait émis l’hypothèse que la marijuana augmenterait le risque de cancer sur la base des précédentes petites études sur l’homme, des études de laboratoire sur des animaux, et le fait que les utilisateurs de marijuana inhalent plus profondément et généralement retiennent la fumée dans leur poumons plus longtemps que les fumeurs de tabac – les exposant à des substances chimiques dangereuses pour un temps plus long. En outre, Tashkin dit, des études antérieures a constaté que le goudron de la marijuana a des concentrations de 50% plus élevé de produits chimiques liés au cancer que le goudron de tabac à cigarettes.

Même si aucune association entre la consommation de marijuana et le cancer a été trouvé, les résultats de l’étude, présentée à l’American Thoracic Society Conférence internationale cette semaine, a constaté une augmentation de 20 fois supérieur dans le cancer du poumon chez les personnes qui fumaient deux ou plusieurs paquets de cigarettes par jour.

L’étude a été limitée aux personnes de moins de 60ans parce que ceux âgés de plus que ne sont généralement pas exposés au cannabis dans leur jeunesse, quand il est le plus souvent essayé.

Le résultat de cette recherche est bien évidement a relativiser dans un mode de consommation Européenne.

En effet sur le vieux continent le cannabis est trop souvent associé au tabac ce qui fausse les données.L’action combiné des goudrons du cannabis et du tabac augmente en effet le risque de cancer, plus que lors de la consommation de ces substances séparément.

Risque par ailleurs totalement absent chez les utilisateurs de vaporisateurs car  en l’absence de combustion, aucun goudron n’est inhalée.

En outre, il est important d’apprendre a faire la distinction entre information et désinformation. Cette étude alors commandité pour prouver le liens de causalité entre cannabis et cancer montre parfaitement le ridicule des gouvernements qui s’acharnent a vouloir prouver que le danger prévaut à l’utilisation.





La solution face a la crise: Legaliser les drogues.

1 06 2010

C’est la proposition faite au gouvernement Hollandais qui étudie en ce moment tous les moyens potentiellement viable pour réduire leur budget en cette période de crise.

Le texte est écrit par F. Bolkestein, ancien commissaire européen et ex-leader du Parti VVD (conservateurs), parti qui d’ailleurs s’oppose a toute réforme sur les stupéfiants.

« Les mesures d’austérité pour réduire les dépenses publiques sont un sujet brûlant partout en Europe. Aux Pays-Bas, où un nouveau Parlement sera élu le mois prochain, plusieurs propositions visant à réduire les dépenses de 30 milliards d’euros ont été posé sur la table. Toutes ces propositions frapper là où ça fait mal, mais une solution pourrait être effectivement un soulagement bienvenu: la régulation des stupéfiants. Par «régulation», on entend: permettre la production et la vente de stupéfiants dans des conditions strictes destinées à minimiser l’utilisation, tout en la rendant la plus sécuritaire possible.

La régulation, cependant, reste un sujet extrêmement tabou, même aux Pays-Bas. Et en dépit de l’engagement du cabinet néerlandais qu’aucun sujet ne serait tabou dans son examen des mesures d’austérité potentiel, un comité gouvernemental chargé d’étudier les économies possibles dans le domaine de la sécurité ont à peine osé aborder le sujet. Il a seulement examiné plus avant la réglementation des drogues moins nocives, la marijuana et le haschich, ce qui pourrait – selon certaines estimations – sauver € 183 millions aujourd’hui affectée à l’application des lois et d’autres efforts du gouvernement, et de générer 260 millions en taxes. Le comité ne dit rien des autres drogues. Lire la suite »





Marijuana Médicale contre le cancer.

12 08 2009

Marijuana Médicale contre le cancer

A première vue, il parait évident que les fumeurs de cannabis risquent, autant que ceux qui fument le tabac et/ou les buveurs d’alcool, une plus forte incidence de cancers de la tête et de la gorge que le commun des mortels. L’alcool et le tabac comportent un risque plus élevé, et d’une façon significative, de ce genre de cancers.

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