Compte-rendu du Seattle Hempfest

10 09 2012

Hempfest 2012Le 17 août 20012 a marqué l’ouverture officielle à Seattle du 21e Hempfest, l’évènement le plus important de l’industrie de la marijuana ! Plus de 300 000 personnes se sont rendues à cette manifestation désormais devenue la plus importante dans son genre aux États-Unis. L’occasion de découvrir un grand nombre de produits dérivés du chanvre et d’assister à des conférences.

Les organisateurs s’expriment en ces termes sur leur site Web : « Chaque année, nous donnons naissance à un Seattle Hempfest magnifique et bouillonnant d’énergie. Chaque année, la gestation du festival est différente, les services de la ville et des parcs le modifient et nous forcent à remodeler sans cesse sa forme. C’est incroyable de constater que chaque année nous devons presque recommencer à zéro pour que Hempfest puisse à nouveau voir le jour. Au cours de cette dernière décennie, pas une année n’est passée sans que ces services s’emploient à menacer notre existence par le biais d’un projet de construction ou de restrictions diverses. Et 2012 n’a pas été une exception ! »

Des référendums sur la légalisation de la marijuana sont prévus dans les états de l’Ouest au mois de novembre. Les défenseurs de la marijuana expliquent que le vote de Washington concernant l’initiative 502 est important pour maintenir à l’échelle nationale la dynamique autour d’une cause qui commence à obtenir un soutien grandissant de la part de la population.

Mais la communauté pro-marijuana est profondément divisée sur cette mesure. Les bénéficiaires de la loi sur la marijuana médicale craignent ainsi que la légalisation et la régulation de la consommation d’herbe puissent les exposer à des arrestations potentielles en vertu des consignes de sécurité routière concernant la conduite sous l’emprise de stupéfiants.

 

Source : Huffington Post





Suisse- Le conseil d’État veux dépénaliser la possession de moins de 10 grammes

8 06 2012

Les petits fumeurs de joints pourraient échapper aux poursuites pénales en s’acquittant d’une amende de 100 francs.

Les petits fumeurs de joints pourraient échapper aux poursuites pénales en s’acquittant d’une amende de 100 francs. Le Conseil des Etats s’est montré un peu plus libéral que le National en révisant la loi sur les stupéfiants. Mais, de justesse, il a refusé de passer l’éponge dans les cas bénins.

La libéralisation, adoptée par 31 voix contre 4, ne s’applique qu’aux personnes majeures et en possession de dix grammes de cannabis au plus. L’idée est d’offrir à la police un moyen simple et efficace pour sanctionner la consommation de quantités minimes et d’harmoniser les pratiques cantonales.

Aujourd’hui, certains cantons ne répriment quasiment pas la possession de quantités pour l’usage personnel, alors que d’autres sont très restrictifs. A Fribourg, une personne pincée avec moins de 10 grammes risque de débourser 50 francs, alors qu’elle encourt 3000 francs au Tessin, a cité Urs Schwaller (PDC/FR).

Il s’agit d’apporter une réponse pragmatique à un problème qui ne peut être ignoré. Des centaines de milliers de personnes consomment occasionnellement de l’herbe en Suisse, ont souligné divers orateurs. Avec plus de 30’000 dénonciations par an, la pénalisation des petits fumeurs encombre les tribunaux sans avoir aucun effet préventif, a résumé Felix Gutzwiller (PLR/ZH).

Le National veut 200 francs

La révision prévoit de sanctionner les adultes pincés avec 10 grammes de cannabis au plus avec une amende de 100 francs. Le Conseil national a fixé quant à lui la barre à 200 francs. La gauche a tenté de comprimer l’amende à 50 francs. Par 30 voix contre 12, la majorité a mis son véto.

Par 24 voix contre 15, la Chambre des cantons a aussi mis un terme aux velléités de tolérance de sa commission. Exit ainsi l’idée d’offrir à police la possibilité de renoncer à infliger une amende dans les « cas bénins ».

En revanche, si les poursuites sont engagées, la Chambre des cantons a décidé à l’unanimité de ne pas fixer de montant minimal pour l’amende que peut infliger le ministère public ou le juge dans la procédure pénale ordinaire. Le National a pour sa part inscrit dans la loi un minimum de 200 francs.

Sources:Cannaweed Hebdo.ch





Le Canada prépare l’avenir avec la Kestrel: une voiture électrique habillée de chanvre

31 03 2011
Hemp body Kestrel car

Une étonnante voiture en chanvre bientôt disponible : la Kestrel

Une voiture constituée d’une carrosserie et de composants composites à base de chanvre doit être commercialisée d’ici 2013 si le prototype en cours de fabrication cette année s’avère réussi. Plusieurs entreprises canadiennes travaillent actuellement en étroite collaboration sur le Projet Eve, dans le but de produire localement des composants et des véhicules électriques biocomposites. La société Motive Industries, Inc. participe au Projet Eve et teste actuellement le chanvre (ainsi que d’autres fibres naturelles et synthétiques) pour une utilisation dans la construction d’une voiture baptisée Kestrel.

Pour Nathan Armstrong, président de Motive Industries, les avantages d’une voiture en chanvre à moteur électrique sont évidents :  « Elle n’aura pas d’odeur. Elle sera plus silencieuse et plus chaude », indique M. Armstrong. « Les vibrations obtenues à partir des fibres naturelles sont vraiment très agréables. ». En outre, ajoute-t-il, la voiture est plus sûre en cas d’accident car la carrosserie reprend sa forme après un impact au lieu d’être pliée et compressée comme c’est le cas avec le métal.
Le nom de la voiture fait référence aux recherches en aérodynamique effectuées par Motive sur des faucons crécerelles (kestrel en anglais). « Cet oiseau de proie est rapide et agile, mais il présente une autonomie limitée, ce qui est idéal pour un véhicule électrique », indique M. Armstrong. La Kestrel à trois portes peut accueillir quatre passagers, offre une vitesse maximale de 135 km/h et une autonomie de 160 km.
L’avenir de la construction automobile au Canada sera peut-être guidé par le chanvre si la Kestrel prend la bonne route.





La cannabiculture et l’internet

24 03 2011

En ces temps de répression grandissante en France, un quotidien national montre son statut d’appareil de propagande.

propagande de vichy

Ayez confiance, grâce à Sarkozy nous sommes de retour dans l'OTAN!

 

Sur le site internet du Figaro aujourd’hui, pour ne pas le nommer, un article a éveillé notre curiosité puisqu’il faisait mention de la Sensi Seeds à plusieurs reprise.

En quoi cela est-il qualifiable de propagande? Petite analyse de l’extrait concerné:

Aux Pays-Bas, le site Sensi Seed fait l’apologie de sa «banque de cannabis» dans toutes les langues. On y vend des chambres de culture ventilées, semblables à des porte-vêtements, des «boosters de floraison» et même de quoi apprendre à «cultiver avec la Lune», pour optimiser la pousse selon le calendrier lunaire. De la «shiva shanti» à 20 euros les dix graines, à la «Marley’s collie», à 120 euros, «variété de ganja que célèbre le génial Bob Marley», la banque propose des centaines de variétés. Et même des produits dérivés: casquette, tee-shirt, cartes à jouer. Le tout sera livrable en colis express, dans le monde entier. Lire le reste de cette entrée »





Suisse: Vente de cannabis médical en pharmacie

22 02 2011

Fumer du cannabis récréatif reste interdit en Suisse. Pas question de dépénaliser, a répété le peuple en 2008. Par contre, la nouvelle Loi fédérale sur les stupéfiants, qui devrait entrer en vigueur d’ici le 1er Juillet, ouvre la porte à une utilisation médicale de produits à base de chanvre. Le point avec le Dr Claude Vaney, chef du Service de réadaptation neurologique de la Clinique Bernoise à Montana, et membre de la commission d’experts qui a préparé la loi a été interviewé par Martine Clerc du journal La Tribune De Genève. Il est l’auteur de la première étude en Suisse (2004) qui a permis de mettre en évidence l’effet du chanvre dans le traitement des symptômes de la sclérose en plaques.

Extrait de cet entretient du 21/02/2011

Que va changer la nouvelle Loi sur les stupéfiants?
En termes de chanvre médical, c’est la fin d’un tabou. Avec la nouvelle loi, il devrait être possible de prescrire du THC (tétrahydrocannabinol, le principal principe actif du cannabis) produit à base de cannabis en tant que plante, et non plus seulement du THC synthétique. Actuellement en Suisse, nous ne pouvons prescrire que la préparation nommée Dronabinol (dénomination commune internationale du THC) produit de synthèse à base de pelures d’orange…

Cette loi n’est-elle pas la porte ouverte à l’autorisation de la «fumette», sous couvert d’usage médical?
En aucun cas. La fumée est nocive et les médecins ne vont pas la favoriser. Par contre, la loi mettra les malades à l’abri du marché noir: ils ne devront plus aller se fournir chez des dealers qui proposent un chanvre avec un très fort taux de THC provoquant des effets psychotropes. Ils pourront aller dans une pharmacie avec une ordonnance et obtenir du cannabis élaboré dans des conditions médicales acceptables.

Dans les faits:

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Ce qui changera avec la nouvelle Loi sur les stupéfiants qui devrait entrer en vigueur au 1er juillet? On pourra demander à Swissmedic l’homologation de médicaments à base de chanvre autorisés aujourd’hui dans des pays de l’Union européenne. De nouvelles préparations pourraient aussi être fabriquées en Suisse. Une prescription médicale demeurera cependant obligatoire. Et pas question pour les malades de cultiver eux-mêmes leurs plants ou d’en acheter chez des cultivateurs. Ils devront passer par la case pharmacie.

Pour quel type de pathologie? Sclérose en plaques, certaines douleurs chroniques, surtout neurogènes, ou encore la perte de poids en cas de cancer. Actuellement, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) autorise une cinquantaine de personnes à être traitées au THC synthétique, sur demande de leur médecin. Ce chiffre devrait augmenter, malgré des conditions qui resteront strictes.

Pour obtenir une autorisation, les médecins devront, entre autres, prouver que la diminution de la qualité de vie de leur patient est clairement liée à la maladie, que d’autres thérapies n’ont pas fonctionné et que le traitement visé est documenté dans la littérature médicale.

L’autorisation ne sera délivrée que pour six mois, renouvelable. Pour l’heure, les caisses n’ont pas l’obligation de rembourser ces traitements.

La Suisse s’ajoute donc a la liste constamment grandissante des pays qui approuve l’utilisation médical des fleurs de cannabis.

Sources: TDG ; AMGE ; 20Minutes





Bernard Rappaz accueilli « comme une star »

1 02 2011

Libérez RappazLe chanvrier a été transféré lundi du quartier carcéral des HUG au pénitencier de Crêtelongue (VS). Première interview depuis la fin de son jeûne le 23 décembre

Deux jours après son arrivée au pénitencier de Crêtelongue, à Granges (VS), Bernard Rappaz a retrouvé un peu de liberté, celle de communiquer avec l’extérieur. En deux semaines, il a repris du poil de la bête et règle quelques comptes. Lire le reste de cette entrée »





Bernard Rappaz cesse sa grève de la faim après 120 jours

27 12 2010

Bernard Rappaz a perdu. Après 120 jours de grève de la faim -il ne prenait que du sucre, du sel et des vitamines- le héraut suisse de la dépénalisation du cannabis, incarcéré pour avoir cultivé et vendu illégalement du chanvre, a recommencé à se nourrir.


Tous ses recours en Suisse pour être gracié ou pour obtenir une interruption de peine pour raison de santé ont échoué. La presse locale commençait à craindre qu’il ne tombe dans le coma.

Les détracteurs de Rappaz jubilent : « La fermeté paie ! C’est la leçon du jour et le Valais a bien fait de tenir bon », s’est félicité Jean-Luc Addor, chef du groupe UDC (droite nationaliste populiste) au parlement valaisan.

Pour justifier la décision de son client, Me Aba Neeman a expliqué qu’il s’était conformé à plusieurs appels :

« Rappaz respecte le jugement du président de la Cour européenne des droits de l’homme, qui lui demande de s’alimenter en attendant de pouvoir statuer sur son cas. Il a entendu l’appel, parce qu’il ne vient pas d’une autorité suisse. Il a aussi entendu les appels de sa fille et de ses proches. »

Pour sa part, Rappaz a publié un communiqué féroce : « La Suisse a désormais basculé dans l’extrême droite populiste et le fascisme. »

Valaisan de 54 ans, Bernard Rappaz cultivait du chanvre depuis 1971. En 1993, il a décidé de le vendre sous forme de tisane. Les autorités n’ont pas apprécié, et Rappaz a été poursuivi.

Au terme d’une longue bataille judiciaire et médiatique, il a été reconnu coupable par le tribunal cantonal valaisan de « lésions corporelles simples, gestion déloyale aggravée, blanchiment d’argent, violation grave des règles de la circulation routière, violation grave de la loi fédérale sur les stupéfiants et violation de diverses lois d’assurance sociale », pas moins. Condamné en 2008 à cinq ans et huit mois de réclusion, cet agriculteur bio valaisan, cultivateur de chanvre, réclamait la révision de son procès.

Dans un état critique après quatre mois de jeûne, «il a décidé de suivre l’injonction de la Cour européenne des droits de l’homme», expliquait son avocat. Le 20 décembre, le rejet par la Cour européenne d’une demande de libération avait épuisé toutes les voies de recours, un mois après le refus par les juges helvétiques d’une demande de grâce.

Depuis, le comité de soutien de Bernard Rappaz redoutait sa mort en prison. Ce dernier s’est dit «soulagé» de mettre fin à son action.

 

Sources: Rue89, Libé








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