Amende avec sursis pour un myopathe fumeur de cannabis

13 03 2013

L’article de l’AFP ci-dessous est une brève ayant pour but d’informer au sujet de cette affaire judiciaire. Mais l’analyse en détail de la situation du cannabis prendrait des semaines à expliquer les conséquences telles que dans les faits, car ce cas particulier n’est pas unique en France. La législation ne fait que stigmatiser encore plus les malades qui osent utiliser un produit naturel aux effets secondaires biens moindre que la plupart des médicaments disponibles sur le marché.

Nombre de consommateurs utilisent le cannabis dans un model d’automédication sans forcément le savoir ou l’assumer, et les patients atteints de troubles graves qui n’ont que le cannabis pour leur apporter un confort de vie,  acquis pour les biens portants, sont les grands perdant de cette politique manichéenne et absurde.

Dominique Loumachi fume une cigarette qui ressemble à du cannabis mais n'en est pas (pour ne pas tomber sous l'accusation de promouvoir l'usage de stupéfiants), le 28 février 2013 à Belfort (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Dominique Loumachi fume une cigarette qui ressemble à du cannabis mais n’en est pas (pour ne pas tomber sous l’accusation de promouvoir l’usage de stupéfiants), le 28 février 2013 à Belfort (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Pourquoi la France est-elle parmi les rares pays qui criminalise l’usage médicinal du cannabis au détriment des patients?

La réponse n’a pas d’importance car dans le monde actuelle tout va trop vite pour se poser ce genre de question. La preuve étant la récente prise de position de la ministre de la Santé en faveur du Sativex, un produit fabriqué au Royaume Uni par un groupe pharmaceutique qui cultive légalement 20 tonnes de cette drogue par an. Il est évidemment hors de question pour les gouvernement Européens de laisser les patients cultiver leur propre cannabis médicinal, et la France ne fait pas figure d’exception. Nul ne saura si cette décision politique a été prise suite à l’arrestation de Dominique Broc, le coordinateur des CSCF, mais le fait est que le débat tabou jusqu’à présent semble être devenu un problème politique national de premier plan.

En comparaison, l’Italie qui connait un début d’année chargé d’évènements a récemment légalisé l’usage thérapeutique du cannabis et de ses dérivés suite à des notes internes datant de la fin d’année dernière. La décision est désormais applicable mais dans les faits le gouvernement Italien attends simplement que des compagnies privées proposent des projets de mise à disponibilité du produit. Encore une fois, les patients souffrent de l’immobilisme politique malgré une loi désormais plus compréhensive.

Dans l’hexagone  si des juges peuvent encore condamner des malades pour avoir refusé de se plier à la dictature des laboratoires pharmaceutiques, le chemin est encore long mais les signes sont relativement positifs, et comme le disait La Fontaine « rien ne sert de courir ».

Ci-dessous, la brève de l’AFP.

Le tribunal correctionnel de Belfort a refusé mercredi de reconnaître à un patient atteint de myopathie le droit de fumer du cannabis pour des raisons thérapeutiques, le condamnant à 300 euros d’amende avec sursis.

Dominique Loumachi, 40 ans, était poursuivi pour «usage et détention» de cannabis. La peine, assortie de cinq ans de mise à l’épreuve, est conforme aux réquisitions du parquet.

Atteint de myopathie depuis l’enfance, il demandait à la justice de lui reconnaître l’usage du cannabis comme une nécessité.

«Je ferai appel et je me battrai jusqu’à la cour européenne s’il le faut», a déclaré M. Loumachi une fois la décision rendue.

«L’article 122-7 du code pénal permet d’enfreindre la loi, en cas de nécessité et je me battrai pour le faire appliquer», a-t-il ajouté.

«L’état de nécessité» est prévu par l’article 122-7 du code pénal. Il admet qu’un individu peut enfreindre la loi pour «accomplir un acte nécessaire à (sa) personne», s’il fait «face à un danger actuel ou imminent».

L’avocat de Dominique Loumachi, Me Jean-Charles Darey, avait plaidé la relaxe, en s’appuyant sur l’arrêt de la cour d’appel de Papeete (Polynésie française) du 27 juin 2002, qui a relaxé un homme paraplégique utilisant du cannabis pour calmer ses douleurs.

Dès l’âge de huit ans, Dominique Loumachi a déclaré une myopathie, une dermatopolymyosite caractérisée par l’inflammation et la dégénérescence des fibres musculaires.

Après de multiples traitements médicamenteux aux effets secondaires sévères, le myopathe s’est tourné en 1992 vers un remède alternatif et illégal: le cannabis.

«Je n’ai que le cannabis pour soulager mes douleurs et détendre mes muscles, donc je continuerai à fumer», prévient-il.

La police avait notamment saisi quelques plants de cannabis qu’il cultivait chez sa soeur à Belfort pour sa consommation personnelle.

En espérant que Mr Loumachi obtiendra une relax, tel que Jean-Jacques Simon l’a obtenu l’an dernier, prouvant aisni une évolution positive plutôt que négative pour les malades français pouvant bénéficier du cannabis.

Source: Libération





Le cannabis à l’honneur au parlement Européen

31 07 2012

Je transmet ici une annonce très intéressante concernant le cannabis médicinal paru sur Agoravox. Un signe très positif pour les milliers de patients potentiels en France qui sont forcé de se tourner vers le crime organisé pour soulager leur symptômes

En France, la loi stipule qu’il est interdit de présenter un stupéfiant sous un jour favorable et que les contrevenants s’exposent à une peine de cinq ans de prison et de soixante quinze mille euro d’amende (article L3421-4 du Code de la santé publique). Cette chape de plomb qui pèse depuis de nombreuses années sur le cannabis thérapeutique est sur le point de littéralement voler en éclat !

 

En effet le 19 octobre prochain se tiendra dans l’enceinte du parlement européen de Strasbourg la première conférence scientifique sur les propriétés du cannabis en médecine intitulée par ces organisateurs :

Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes en médecine.

Les organisateurs de cette conférence ( Action Sida Ville, I CARE et l’UFCM. ) donneront successivement la parole aux experts et aux intervenants suivants :

Docteur Marko Van de Velde du ministère de la santé des Pays Bas ( pays européen qui le premier a réintroduit le cannabis dans la pharmacopée officielle ) exposera les 10 ans d’expérience hollandaise en matière de cannabis thérapeutique.

Bernard Buchet du CNRS détaillera l’action des cannabinoïdes sur la douleur.

Dr Millet de l’Institut de chimie pharmaceutique et Albert Lespagnol de Université de Lille aborderont les propriétés anti-inflammatoires des Cannabinoïdes dans les maladies inflammatoires de l’intestin.

Dr Claude Vaney, spécialiste de la sclérose en plaques, venu de Suisse, expliquera l’utilisation du cannabis dans le traitement des maladies neurologiques en particulier celles de la sclérose en plaques.

Tjalling Erkelens, horticulteur sous licence du ministère de la santé néerlandaise, directeur de Bedrocan B.V exposera les modes de production standardisée de cannabis médical et les quatres variétés de cannabis distribuées dans les pharmacies néerlandaises et européennes (Bedrocan Flos, Bedrobinol, Bediol et Bedica).

La société allemande Storz&Bickel Volcano présentera le premier appareil de soins pour l’administration de cannabinoïdes, certifié d’un agrément médical pour l’usage thérapeutique du cannabis médical.

Des patients français apporteront également leur témoignage.

Bertrand Rambaud et Ludovic Brodusch co organisateurs de l’événement et membres de l’UFCM tiendront un discours de clôture ou ils exposeront leurs objectifs concernant le cannabis médicale en France.

Certes la tenue de cette conférence dans un lieu aussi symbolique ne signifie pas le retour dans un jour prochain du cannabis dans le Vidal comme c’était encore le cas au début des années cinquante. Toutefois elle représente un grand espoir pour nos concitoyens en souffrance qui ont pour le moment comme seule solution de se mettre hors la loi pour se procurer ce qui est considéré comme un médicament chez un grand nombre de nos voisins européens.

Source: Agoravox





Cannabis: Aucune preuve que la légalisation augmente la consommation des ados

19 06 2012
Cannabis thérapeutique

Le cannabis médicinal légal n’augmente pas la consommation des jeunes

Alors que le cannabis s’est invité au débat juste avant les élections législatives en France, beaucoup d’arguments de part et d’autres se sont fait entendre notamment le message que percevrai la jeunesse.

La prohibition a toujours supporté la thèse que de donner un message fort d’interdiction à tous servait dans le seul but de protéger les générations futures, et qu’une légalisation pour les adultes responsables envoyait un message permissif aux enfants.

Je voulais donc présenter cette nouvelle recherche, bien qu’elle doit encore être revu par la communauté scientifique, qui met à mal cet argument en étudiant des rapports officiels qui ne prouve aucunement une augmentation de la consommation chez les jeunes américains dans les états où le cannabis médicinal a été légalisé. Selon les chercheurs, si une tendance devait se dégager, ce serait plutôt l’inverse, à savoir une baisse de la consommation des adolescents.

En attendant la confirmation de leurs pair, je vous laisse lire l’article paru hier sur le site de l’Université de Denver, Colorado:

Alors que la consommation de marijuana chez les jeunes a augmenté depuis 2005, une analyse des données de 1993 à 2009 n’a trouvé aucune preuve pouvant lier la légalisation de la marijuana médicale à une consommation accrue du cannabis chez les élèves du secondaire – et en fait, les données montrent souvent que la consommation de marijuana des adolescents a diminué après avoir légalisé le cannabis thérapeutique.

« Il existe des preuves anecdotiques qui montrent que le cannabis médicinal puisse se retrouver entre des mains d’adolescents, mais il n’y a aucune preuve statistique que la légalisation (du cannabis médicinal, ndlr) augmente la probabilité d’utilisation», a déclaré Daniel Rees I., professeur d’économie à l’Université du Colorado à Denver, rapporte La science du Codex.
Rees est co-auteur de l’étude avec Benjamin Hansen, professeur assistant d’économie à l’Université de l’Oregon, et D. Mark Anderson, professeur assistant d’économie à l’Université du Montana.

Ils ont examiné la relation entre la légalisation du cannabis à des fins médicinales et de la consommation de marijuana, en utilisant des données représentatives au niveau national sur les élèves du secondaire de l’Enquête sur le comportement des jeunes à risque (YRBS) entre 1993-2009, une période au cours de laquelle 13 États, y compris l’Alaska, la Californie , le Colorado, Hawaii, le Maine, le Nevada, l’Oregon et l’état de Washington, ont légalisé la marijuana médicale.

Dix-sept Etats et le District de Columbia ont désormais légalisé le cannabis médicinal, avec des procédure de légalisation en cours dans sept autres.

« Ce résultat est important, étant donné que le gouvernement fédéral a récemment intensifié ses efforts visant à fermer les dispensaires de marijuana médicale», a déclaré Hansen, qui étudie les comportements à risque chez les adolescents et les adultes. « En fait, les données ont souvent montré une relation négative entre la légalisation et l’utilisation de la marijuana. »

Gil Kerlikowske le Directeur du Bureau de la National Drug Control Policy (ONDCP) et d’autres fonctionnaires fédéraux affirment que la légalisation de la marijuana médicale a conduit à une augmentation de la consommation de marijuana chez les adolescents aux États-Unis, et ont ciblé les dispensaires d’exploitation à moins de 300m des écoles, parcs et terrains de jeux.

La consommation de marijuana par des élèves du secondaire (entre 16 et 18 ans) a augmenté au cours des trois dernières années, selon le rapport de 2011 « Monitoring the Future: Résultats nationaux sur la consommation de drogues des adolescents», préparé chaque année par l’Institut de recherche sociale du Michigan. Environ une personne sur 15 du secondaire fument de la marijuana [régulièrement] ou quasi-quotidiennement, selon le rapport, qui a interrogé 46.700 étudiants dans les classes de huitième, 10e et 12e, dans 400 écoles secondaires. (4ème, Seconde et Terminal en France)

La nouvelle étude, « La marijuana médicale et la consommation de marijuana des Ados», est actuellement un document de travail non-revu par les pairs,  mis à disposition par l’Institut pour l’étude du travail (IZA), un organisme privé, institut de recherche indépendant à but non lucratif basé à Bonn, en Allemagne . IZA mène au niveau international la recherche orientée vers le marché du travail.

Le document est disponible en ligne à http://www.iza.org/en/webcontent/publications/papers/viewAbstract?dp_id=6592. (En anglais)

Les chercheurs ont examiné la relation entre la légalisation de la marijuana médicale et une variété de facteurs, y compris la consommation de marijuana à l’école, savoir si le répondant s’est vu proposé de la drogue sur la propriété de l’école, la consommation d’alcool, et la consommation de cocaïne.

Leurs résultats n’ont fourni aucune preuve que la légalisation conduit à l’augmentation de l’utilisation de la marijuana à l’école, la probabilité de se voir offrir drogue à l’école, ou l’utilisation d’autres substances.

En plus d’utiliser l’Enquête nationale de la jeunesse et des comportements à risque, les chercheurs ont puisé dans les données YRBS pour la période 1993 à 2009 et les données de l’Enquête longitudinale nationale sur les jeunes 1997 (NLSY97). Aucune de ces sources a fourni des preuves que la consommation de marijuana chez les adolescentes augmente avec la légalisation de la marijuana médicale.

Les YRBS et NLSY97 contiennent des informations sur les déclarations volontaires de consommation de marijuana. Les chercheurs ont aussi analysé le set d’information d’épisode de traitement (TEDS), contenant des informations sur les patients, à savoir si les patients reçu dans des locaux subventionné par l’état fédéral étaient testé positif au cannabis à leur admission.Les résultats suggèrent que la légalisation de la marijuana médicale n’était pas liée à la probabilité des patients âgés de 15 à 20 d’être testés positifs pour le cannabis.

« Nous sommes convaincus que la consommation de marijuana par des adolescents n’augmente pas quand un état légalise la marijuana médicale», a déclaré Anderson  de l’État du Montana, qui étudie l’économie de la santé, des comportements à risque et la criminalité.

Source: Science Codex





cannabis thérapeutique: L’Allemagne veut réviser ses lois

18 08 2010

Un bijou de technologie Allemande

Le cannabis thérapeutique sera bientôt disponible en Allemagne, alors que la coalition de centre-droite se prépare à des changements révolutionnaires sur la législation sur les drogues, une porte-parole de la santé du gouvernement a déclaré cette semaine. IMPORTANT: Cela ne concerne en effet que les dérivé synthétiques du Cannabis!

Le cannabis était illégal dans toute l’Allemagne jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle fédérale ai décidé le 28 avril 1994 que la population ne doivent plus être poursuivi pour possession de drogues douces pour un usage personnel. Depuis lors, la plupart des gouvernements régionaux allemands ont toléré la vente et la consommation de drogues douces.

Dans certaines villes, l’approvisionnement en cannabis est maintenant tolérée d’une manière similaire aux Pays-Bas. Dans d’autres endroits les tribunaux continuent de considérer que la possession constitue une infraction. Par exemple, dans l’État du Schleswig-Holstein, aucune poursuite n’est généralement entreprise pour la possession de moins de 30 g, mais les habitants du Thuringia sont poursuivis même pour la possession d’infimes quantités .

En Mars 1999, le tsar des drogues de l’Allemagne, Christa Nickels, expliquait qu’elle estimait judicieux d’utiliser les produits du cannabis comme la marijuana et le haschich à des fins thérapeutiques en médecine.

Avec la nouvelle loi prévue, les médecins pourront rédiger des ordonnances pour le cannabis, et les pharmacies seront autorisées à vendre la plante une fois que la loi a été ajusté, a déclaré lundi un membre du Parti de la coalition junior, les démocrates pro-business libre (FDP).

La marijuana serait également autorisée à utiliser comme analgésique pour les malades en phase terminale dans les hospices et autres établissements de soins, ce qui légitimerai leurs stocks d’anti-douleur d’urgence.

La nouvelle loi mettra fin à une lutte de longue date entre les responsables allemands, les médecins et les assureurs de santé sur l’utilisation du traitement éprouvé à base de plantes pour le traitement de la douleur résultant de maladies comme le cancer et la sclérose en plaques.

Selon l’Association internationale pour les médicaments à base de Cannabinoïdes (ACM), seuls 40 patients dans le pays sont actuellement en possession d’une ordonnance de marijuana médicale – même si l’application des lois tolère généralement de petites quantités pour usage personnel.

Il y a deux ans, les démocrates chrétiens conservateurs, le FDP et les démocrates de centre-gauche social ont tous voté contre le desserrage des lois sur le cannabis médical. Les opposants avaient mis en garde contre le potentiel présumé d’addiction et de douter de ses avantages médicaux.

Sources: Student BMJ

The Local





14 États Americains ont déjà legalisé le cannabis térapeuthique!

11 08 2010

USA- Après des décennies de marginalisation, la marijuana médicale est plus largement acceptés dans tout le pays et est en passe de devenir une des plus grandes industries dans les États qui ont adhéré a une médication plus douce, plus naturelle pour les patients souffrant de maladies comme le cancer, le glaucome et le VIH.

Quatorze États, notamment le Michigan, ont légalisé la drogue pour usage médical, et une autre douzaine envisagent de lancer des programmes similaires de projets de loi. La capitale du pays pourraient se joindre à leurs rangs, en effet, en mai dernier le Conseil du District de Columbia  a approuvé à l’unanimité la légalisation et la réglementation du médicament apaisant, inducteur d’appétit qu’est le cannabis.

L’administration Obama et le département américain de la Justice ont déclaré l’an dernier ne plus vouloir poursuivre les cas contre les patients  utilisant le cannabis thérapeutique et les fournisseurs qui se conforment à la législation de l’État. L’utilisation de la marijuana est encore illégale en vertu du droit fédéral, ce que l’administration Bush a rigoureusement fait appliqué.

Dans certains États, la marijuana médicale est devenue une partie importante de l’économie – même si l’expansion de l’industrie a largement diminué dans la zone grise de la loi. En Californie, la marijuana est considérée parmi les cultures les plus rentable de l’état. Au Colorado, les dispensaires de cannabis médicale sont plus nombreux que les cafés Starbucks (3 dispensaires pour 1 café).

Dans d’autres États, tels que le Nouveau-Mexique et l’Oregon, de plus lourdes réglementations ont limité la croissance.

« Il (le commerce du Cannabis) n’est pas devenu une industrie du type Wal-Mart « , a déclaré Jeffrey Miron, un économiste de Harvard University qui étudie le commerce de la marijuana. « Mais il est allé au-delà d’une simple activité de type familiale. »

La Californie a été le premier État à légaliser l’herbe à des fins médicinales en 1996, engendrant une industrie qui a augmenté rapidement et demeure parmi les pays les plus faiblement réglementé.

L’État est le foyer de grandes surfaces de culture du chanvre, où les patients peuvent obtenir des cartes de patient qui certifient leur admissibilité à la consommation de marijuana médicinale, ainsi que du matériel pour la culture de la plante. Une société cotée en bourse, la Marijuana Medical Inc. basée à Marina del Rey, fournit des services de consultation.

Il comprend aussi un dispensaire à Oakland, Harborside Health Center (Centre de santé), qui espère mettre en place la première franchise de cannabis thérapeutique du pays . Un dispensaire est un lieu où les producteurs agréés par l’État, connu sous le nom d’aide-soignants (caregiver), peut vendre leur surplus de cannabis et les patients peuvent l’acheter en montrant leur carte de certification.

la croissance rapide de l’industrie, cependant, a incité de nombreux États, dont le Colorado, à durcir les règles. Certains ont également commencé à taxer les ventes de marijuana médicale. Cela a permis de limiter ou de réduire le nombre d’entreprises dans ce secteur.

A Los Angeles, une nouvelle loi plafonne le nombre de dispensaires à 70.

L’État du Colorado, qui a environ 1.100 dispensaires, exige des propriétaires de payer les droits de licence et de suivre les ordonnances de zonage locaux, a déclaré Mike Meno, un porte-parole de la Marijuana Policy Project, un groupe de défense du cannabis basé à Washington, DC .

Certains experts estiment que des règles plus strictes pourrait inciter environ la moitié des dispensaires de l’État à fermer, selon Meno.

«La tendance est telle que les gens vont suivre l’exemple du Colorado, » d’après M. Meno. « Ils vont se rendre compte qu’on ne peut pas avoir cette industrie continuant d’opérer dans la zone grise. … Les gens doivent savoir ce qui est légal et ce qui n’est pas.  »

Dans le Michigan, l’état des lois de la marijuana médicale sont encore vagues dans de nombreux domaines, tels que sur la façon dont les patients peuvent obtenir la drogue et ce que les producteurs sont censés faire avec leur surplus de marijuana.

Dans cette zone grise, des dispensaires ont ouvert pour répondre aux besoins des patients.

Sans une réglementation plus stricte, leur nombre pourrait se multiplier, disent les experts. Mais c’est peu probable. Certains gouvernements locaux ont déjà chercher des moyens de renforcer les règles sur le commerce de la marijuana médicale.

«Je ne serais pas surpris, dit Meno, si le Michigan rejoint les États qui réglemente leurs industries rétroactivement. »

En Europe, La Hollande reste le principal acteur sur le front du cannabis medicinale et inspirent nombre de leurs voisins.

L’Espagne, quant à elle, laisse ses autonomies procéder a une légalisation progressive ( La Catalogne était la première en 2001), alors que la Finlande était un des premiers pays a faire la demande auprès des Pays-Bas pour importer le Bedrocan (cannabis cultivé pour le gouvernement Hollandais).

Le Royaume Uni a aussi changé ses lois pour permettre l’accès aux cannabinoïdes pour les patients.

La Suisse est elle-même en train d’envisager de réintégrer le cannabis dans sa pharmacopée dès l’an prochain.

On se rend compte dès lors du retard ahurissant de la France en la matière, avec sa politique digne du moyen-âge.

En 2001, 74 patient ont reçu une ATU (Autorisation temporaire d’utilisation) uniquement pour le dronabinol (malgré une difficulté de dosage dénoncé par les patient eux-mêmes), et, après avoir doublé ce nombre l’année suivante, ce chiffre ne cesse de diminuer. A noter que toutes les demande d’ATU pour le Sativex ont été refusées.

Alors, à quand l’ouverture du débat en France?

Le jour ou le Président laissera ses talonnettes au vestiaire peut-être…

Source: Cannabis News





Academie de médecine / Act-up: la guerre pour le cannabis thérapeutique est déclarée.

10 06 2010

France – Pour soulager leur souffrance, certains malades du sida souhaiteraient pouvoir consommer du cannabis légalement. Un traitement que l’Académie de médecine refuse de manière catégorique. L’association Act Up dénonce ses arguments, qu’elle juge « archaïques« .

Fleurs de Cannabis vendu dans les pharmacies hollandaises

Fleurs séchées de Cannabis vendu dans les pharmacies hollandaises

Selon l’Académie de médecine, le cannabis est « un faux médicament et une vraie drogue » avec des effets secondaires « nombreux« . La quantité du principe actif, le THC (tétrahydrocannabinol), peut considérablement varier d’un produit à l’autre selon l’Académie. Elle est en revanche connue de façon exacte pour les médicaments.
Act Up dénonce ces arguments qu’elle qualifie de « préjugés« , ainsi qu’une « position moralisatrice« . De même, l’association s’élève contre la position de l’Académie qui pense que la consommation de cannabis peut mener à une escalade qui pousse les usagers à prendre des drogues de plus en plus puissantes une fois l’effet du cannabis diminué.
L’association souhaite donner un accès encadré aux malades du sida afin de réduire leur souffrance et leur éviter de se soigner dans l’illégalité, soulignant que la capacité thérapeutique du cannabis a été « maintes fois prouvée par de nombreuses études et approuvée dans de nombreux pays« .

Source: maxisciences





À 77 ans, Gisèle fume du cannabis

4 06 2010

(Québec) Quand il y a sept ou huit ans l’arthrose dont elle souffrait s’est mise à la faire trop souffrir et qu’aucun anti-inflammatoire recommandé par son médecin ne parvenait à la soulager, Gisèle, 77 ans, n’a fait ni un ni deux et a entrepris de se dénicher un pusher. Du coup, elle allait enfin apaiser ses douleurs et devenir la grand-mère la plus cool en ville auprès de ses petits-enfants!

«Je ne fumais même pas la cigarette avant et je ne savais pas comment inhaler. Mais il n’y a pas d’âge pour se déniaiser!» lance la dame qui nous accueille dans son logement du quartier Montcalm. Visiblement en paix avec sa décision de consommer du cannabis depuis presque 10 ans malgré les remontrances d’une grande amie d’enfance qui s’était dite stupéfaite qu’une femme de son âge s’adonne à une telle activité, Gisèle nous montre sans aucune gêne ses réserves personnelles de marijuana et sa petite pipe achetée il y a quelques années dans «une boutique érotique» de Québec dont elle oublie le nom.

Contrairement à de plus en plus de personnes souffrant de douleurs chroniques qui font appel, sous recommandation de leur médecin, aux services d’organismes comme le Centre compassion de Montréal ou de Québec, Gisèle a choisi de faire les choses à la «régulière», si on veut, en s’informant auprès de son entourage comment se procurer de l’herbe. La dame dit avoir mené sa petite enquête afin de trouver un «produit de qualité». «J’avais mes contacts. Et puis, c’est tellement facile, on peut en avoir partout, du pot. Quand j’ai pris ma décision d’en fumer, même mes petits-enfants m’ont dit qu’ils en avaient tous à leur école et m’ont offert de m’en procurer facilement.»

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