Le dernier mot du prévenu: Légalisez le cannabis!

26 07 2010

Peut-être aurait-il du utiliser un véhicule plus discret?

Publié ce vendredi sur l’independant.fr:

Le 13 juin, à Villemoustaussou, un jeune était contrôlé avec de « l’herbe » dans sa voiture. Il a réclamé, hier, au tribunal, la « légalisation du cannabis« .

Curieuse défense que celle de ce jeune homme d’une trentaine d’années, cité à comparaître, hier matin, devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour conduite sous l’emprise de cannabis et usage de produits stupéfiants. Tandis qu’il avait été contrôlé, le 13 juin dernier à Villemoustaussou, avec quatorze pieds de « beuh » dans sa voiture, et qu’il présentait des troubles liés à la consommation de drogue, l’intéressé a réclamé ni plus ni moins la « légalisation du cannabis. » Il est vrai qu’il était lui-même son propre avocat, et n’avait jusqu’ici jamais connu l’enceinte d’un palais de justice. Et donc les attentes des magistrats.

« Je suis un honnête citoyen »

« La loi prévoit que le dernier mot revienne au prévenu. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? », demandait la présidente du tribunal, Mme Martin de la Moutte. Réponse : « Je ne me considère pas comme un criminel, et pourtant j’ai été placé en garde à vue. Je ne fume que le soir. Or, j’ai été arrêté à 11 h du matin. Je suis un honnête citoyen père de famille, je n’ennuie personne. Je demande la légalisation du cannabis ». Sauf que nous ne sommes pas encore au Pays-Bas, et qu’en France, le simple usage de produits stupéfiants est puni par la loi. Le sang du substitut du procureur, M. Piquet, n’a alors fait qu’un tour. « Monsieur est peut-être un bon père de famille, mais il est un danger public, à conduire sous l’empire de cannabis. » Le magistrat représentant le ministère public demandait la peine de 1 500 euros d’amende, ainsi que huit mois de suspension du permis de conduire. Une sanction qui a été en partie confirmée par le tribunal. En partie seulement, car le montant de l’amende a été ramené à 1 000 euros.

Par Rémi Lebrère Lire le reste de cette entrée »





Edwin Stratton: Relaxé pour culture de cannabis

8 06 2010

Un ancien batteur de rock handicapés est sorti libre du tribunal aujourd’hui après avoir été reconnu coupable de culture de cannabis dont il s’est servi pour traiter un trouble médical.

Edwin Stratton, 44 ans, de l’est de Londres, a cultivé les plantes pour aider à soulager les symptômes de la maladie invalidante qu’est la maladie cœliaque.

Il a été remis aujourd’hui une peine de trois mois avec sursis après que la police trouva un certain nombre de plantes poussant dans sa maison de Février 2008.

Son état de santé l’a obligé à abandonner sa carrière avec le groupe de rock One Minute Silence. Il marche maintenant avec une canne et souffre constamment en raison de son état.

M. Stratton a été reconnu coupable le mois dernier à Snaresbrook Crown Court dans l’est de Londres pour la culture de la drogue.

Aujourd’hui, le juge prononçant la sentence, Tudor Owen, a déclaré qu’une peine privative de liberté est inévitable, mais a ajouté qu’il était convaincu que M. Stratton avait cultivé du cannabis pour, selon lui, des raisons médicales.

Il a expliqué: « Je prends en compte votre caractère  irréprochable et que vous n’aviez pas l’intention d’en fournir à quiconque d’autre et que vous l’utilisiez pour ce que vous avez perçue comme de bonnes raisons médicales. »

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Jim Gray, Un juge qui remet la loi en question.

18 05 2010

Après 8 ans de combat pour une politique raisonnable sur les drogues et une décriminalisation globale pour endiguer les conséquence direct d’une tel prohibitions qui sont le Crime Organisé et la Corruption des Politiques, en  Février 2009, le juge Jim Gray répondait a un commentaire sur son site internet en ces termes:

Jim Gray Portrait« Quand je suis devenu juge au tribunal de première instance à la fin de 1983, je n’avais pas d’opinion sur les lois des stupéfiants d’une manière ou l’autre, sauf à les faire respecter. C’est ce que j’avais fait en tant que procureur de la Marine au JAG, et c’est ce que j’ai fait en tant que procureur fédéral de la ville de Los Angeles.

Ensuite, la chose qui me frappa d’abord dans ce domaine, quand j’étais sur le banc, été que la majorité des infractions sont liées a l’alcool, et nous faisions presque rien contre cela. Alors j’ai aidé à établir ce qui fut probablement le premier tribunal des drogues dans le pays. Nous avons examiné tous les conducteurs arrêté pour conduite en état d’ivresse qui entraient dans nos tribunaux pour déterminer qui étaient les alcooliques (On les appelait les « buveurs à risque élevé », mais ils savaient ce que nous voulions dire.), Puis on les plaçaient sur un programme d’ abstinence totale d’alcool. Nous avons réussi à garder 65% de ces personnes sobres pendant 8 mois, cela tant que j’ai pu tenir des statistiques. Nous avons également reçu des lettres provenant, par exemple, les femmes qui nous disaient qu’elles allaient divorcer de leur mari à cause de leur consommation d’alcool.  » Mais maintenant qu’ils suivent votre programme, nous vous remercions, parce que vous nous avez rendu nos maris ». Nous n’avons pas eu besoin de recevoir un trop grand nombre de ces lettres avant de savoir que nous faisions quelque chose de bon.

Donc, avec cette expérience, il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser que nous étions confrontés à des problèmes similaires avec les autres psychotropes, parfois des drogues addictives. Et que les cellules et la prison ne sont pas la réponse. Ce qui marche, quatre choses: l’éducation, la prévention et le traitement, des incitations économiques positives à faire ce qui était socialement acceptable, et la responsabilité individuelle de ses actes. Mais essayer de contrôler ce que les gens mettent dans leur corps ne fonctionnait pas. Et le long du chemin, les problèmes de l’argent de la drogue éclipsaient les vrais problèmes de drogue.

Donc, étant un juge conservateur propret dans un comté conservateur qui n’avaient jamais utilisé une forme quelconque de drogue illicite, j’ai décidé que peu de gens pourraient faire écouter le message à d’autres plus que moi. (Ce n’était certainement pas une démarche «d’avancement de carrière» )Donc, en avril 2001, j’ai effectivement tenue une conférence de presse, et j’ai parlé à propos de mes conclusions aussi publiquement que je pouvais. Et je continue de le faire aujourd’hui.

Alors s’il vous plaît utiliser n’importe quel de vos expériences personnelles et les observations sont, et nous aider à discuter de cette question cruciale. Les décapitations au Mexique ont presque rien à voir avec les drogues: ils sont tous dues a l’argent de la drogue. Et de meme que grand nombre d’autres problèmes tel que la violence, la corruption, le mépris de la loi, de soutenir le terrorisme, et menant directement nos enfants dans un mode de vie de la consommation de drogues et la vente de drogue. L’argent de la drogue est le principal problème, et encore on refuse même de discuter de la question.

Et je serais intéressé par vos pensées, à la fois en général, et au sujet de mon livre.

Merci encore pour cette note, et bonne chance à nous tous.  »

Juge Jim Gray

Juge Jim Gray est l’auteur de Pourquoi notre Politique de Répression des drogues a Échouée, et Que Pouvons –Nous Faire a ce Sujet ,( Why Our Drug Laws Have Failed And What We Can Do About It )un livre ou il explique le modèle prohibitif mis en place vis-à-vis des drogues, ses conséquences sur la société et les réponses envisageables pour en finir avec ce non-sens.

A voir aussi, en Anglais, http://www.youtube.com/watch?v=b6t1EM4Onao ou comment en 8 minutes il explique a qui profite la Guerre contre la Drogue, et donne 6 arguments pour la légalisation des drogues psychotropes.

Vous pouvez suivre ses actualités sur Facebook aussi : END THE WAR ON DRUGS

Sources :  http://www.judgejimgray.com/








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