Pays-Bas: La police veut démanteler les plantations de cannabis, le maire d’Eindhoven les autoriser

12 11 2010

LA HAYE (AP) — La police et les municipalités de Rotterdam et La Haye, aux Pays-Bas, ont demandé cette semaine l’aide olfactive de la population, pour repérer et démanteler les plantations illicites de cannabis.usine de cannabis

Police et municipalités ont envoyé 30.000 cartes à gratter, pour permettre de reconnaître l’odeur caractéristique du chanvre. « A partir de maintenant, vous pourrez sentir le possible danger d’une plantation illégale de cannabis dans votre voisinage », explique le message de la police, qui invite les habitants à prévenir le commissariat s’ils ont senti une odeur suspecte.

Pour les novices, elles libèrent notamment l’odeur caractéristique du cannabis, premier signe de la présence d’une culture illégale. Elles donnent également différents indices devant alerter les habitants, comme des bruits de ventilateurs, des rideaux constamment fermés, ou des raccordements suspects au tableau électrique.

Tout l’attirail donc pour dénoncer des planteurs clandestins. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas le numéro de téléphone de la police, celui-ci est écrit sur les cartes, bien en évidence.

La possession et la consommation de petites quantités de cannabis sont tolérées aux Pays-Bas, mais pas sa culture à grande échelle. La campagne lancée cette semaine a également reçu le soutien de la compagnie régionale de gaz et électricité Stedin, car la plupart des plantations comportent des branchements d’électricité illégaux pour les lampes apportant lumière et chaleurs aux plantations.

L’objectif de cette opération, qui est une première aux Pays-Bas, est de lutter contre les “dangers” que représentent ces plantations. Si l’usage et la revente de cannabis sont autorisés aux Pays-Bas depuis 1976, la culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont interdites.

En tout, il y aurait 40.000 plantations illégales de cannabis aux Pays-Bas. Elles sont généralement aménagées dans des greniers, des hangars où des appartements. « Quand on bricole sa propre installation électrique, on risque l’électrocution, l’incendie, des inondations ou des courts-circuits”, a notamment averti Jeroen de Swart, directeur de la société publique de transport de gaz et d’électricité Stedin, qui participe à l’opération.

Il est pourtant important de rappeler que ces plantations ne sont pas forcément aux mains du crime organisé mais aussi de simples citoyens qui préfèrent l’autoproduction pour leur consommation personnelle plutôt que d’acheter un produit souvent surévalué dans les coffeeshops.

« La culture du cannabis doit prendre fin. Cela paraît innocent, mais ça ne l’est pas », souligne la police. « Hormis le fait que c’est illégal, l’utilisation sauvage des ressources électriques et hydrauliques débouche souvent sur des situations de mise en danger », ajoute-t-elle.

Pourtant a l’autre bout du pays, le bourgmestre d’Eindhoven Rob van Gijzel veut transformer à terme les coffeeshops en clubs qui cultivent et vendent du cannabis à leurs clients, lesquels devraient en être membres, a-t-il déclaré mercredi. Cette proposition fait partie des nouvelles mesures qui seront testées dans dix communes néerlandaises afin d’améliorer la transparence des coffeeshops.

Car pour l’instant le cannabis produit pour les coffeeshop n’est « légalement toléré » qu’une fois vendu au consommateur!

Aux Pays-Bas, la justice tolère la possession de cinq plants de cannabis pour sa consommation personnelle. Pour le bourgmestre d’Eindhoven, les coffeeshops devraient avoir le droit en tant que collectifs de cultiver davantage de plants au nom de leurs membres et d’en vendre la production.

L’idée de Rob van Gijzel rentre dans la ligne de la nouvelle politique destinée à transformer les coffeeshops en clubs privés réservés aux Néerlandais majeurs, a-t-il expliqué.

Cela va dans la logique visant à réduire les risques d’incendies trop souvent présent dans des installations clandestines, ainsi que la réduction du dit « tourisme de la drogue » dans le seul pays Européen ayant eu l’honnêteté de prendre en compte les rapports des spécialistes dans les années 70 expliquant que la prohibition présente plus de risque et de frais qu’une dépénalisation du cannabis.

 

Sources: Le Nouvel Obs; 7sur7.be

 





« le Prince de la Beu » extradé pour vente de graines de cannabis

21 05 2010

Liberez Marc EmeryAu Canada, celui que l’on appelle «prince de la Beuh» (Prince of Pot)  a été introduit aux États-Unis où il est prévu de plaider coupable à la vente de graines de cannabis à des clients américains.

Marc Emery aurait vendu des millions de graines de marijuana à travers le monde par la poste.

Il a été ordonné d’extradition par le ministre canadien de la Justice Rob Nicholson, le 10 mai.

M. Emery est arrivé à Seattle, Etat de Washington, le jeudi et devrait plaider coupable lundi.

Richard Troberman, avocat de M. Emery, a déclaré à l’agence Associated Press que son client plaiderait coupable à une accusation de complot en vue de fabriquer de la marijuana en échange d’une peine d’accord de cinq ans de prison.

M. Emery, un résident de Vancouver, en Colombie-Britannique, a déclaré qu’il avait fait 3 millions de dollars (€2,24M) un an avant son arrestation en 2005.

Ses graines auraient été tracées jusqu’à l’exploitation  illégale croissante de cannabis dans l’Indiana, la Floride, Tennessee, le Montana, la Virginie, le Michigan, New Jersey et le Dakota du Nord, selon la US Drug Enforcement Administration (DEA).

Les partisans de M. Emery prétendre que le gouvernement conservateur du Canada, dirigé par le Premier ministre Stephen Harper, a entrepris une vaste « guerre de la culture »en n’intervenant pas dans son extradition.

L’épouse de M. Emery, Jodie Emery, a appelé les militants de la marijuana afin de fermer la rue Hastings, un corridor achalandé de Vancouver, pour protester contre son extradition.

«Mon mari a commis un crime punissable que par une amende de 200 $ au Canada, mais le gouvernement conservateur veux l’envoyer servir jusqu’à 25 ans de prison des États-Unis », a déclaré Mme Emery dans un communiqué de presse jeudi matin.

Elle a ajouté: «Je vous le promets, Stephen Harper, nous vous traquerons jusqu’à ce que vous ne soyez rien d’autre qu’un mauvais souvenir. »

Sources: BBC








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