Amende avec sursis pour un myopathe fumeur de cannabis

13 03 2013

L’article de l’AFP ci-dessous est une brève ayant pour but d’informer au sujet de cette affaire judiciaire. Mais l’analyse en détail de la situation du cannabis prendrait des semaines à expliquer les conséquences telles que dans les faits, car ce cas particulier n’est pas unique en France. La législation ne fait que stigmatiser encore plus les malades qui osent utiliser un produit naturel aux effets secondaires biens moindre que la plupart des médicaments disponibles sur le marché.

Nombre de consommateurs utilisent le cannabis dans un model d’automédication sans forcément le savoir ou l’assumer, et les patients atteints de troubles graves qui n’ont que le cannabis pour leur apporter un confort de vie,  acquis pour les biens portants, sont les grands perdant de cette politique manichéenne et absurde.

Dominique Loumachi fume une cigarette qui ressemble à du cannabis mais n'en est pas (pour ne pas tomber sous l'accusation de promouvoir l'usage de stupéfiants), le 28 février 2013 à Belfort (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Dominique Loumachi fume une cigarette qui ressemble à du cannabis mais n’en est pas (pour ne pas tomber sous l’accusation de promouvoir l’usage de stupéfiants), le 28 février 2013 à Belfort (Photo Sebastien Bozon. AFP)

Pourquoi la France est-elle parmi les rares pays qui criminalise l’usage médicinal du cannabis au détriment des patients?

La réponse n’a pas d’importance car dans le monde actuelle tout va trop vite pour se poser ce genre de question. La preuve étant la récente prise de position de la ministre de la Santé en faveur du Sativex, un produit fabriqué au Royaume Uni par un groupe pharmaceutique qui cultive légalement 20 tonnes de cette drogue par an. Il est évidemment hors de question pour les gouvernement Européens de laisser les patients cultiver leur propre cannabis médicinal, et la France ne fait pas figure d’exception. Nul ne saura si cette décision politique a été prise suite à l’arrestation de Dominique Broc, le coordinateur des CSCF, mais le fait est que le débat tabou jusqu’à présent semble être devenu un problème politique national de premier plan.

En comparaison, l’Italie qui connait un début d’année chargé d’évènements a récemment légalisé l’usage thérapeutique du cannabis et de ses dérivés suite à des notes internes datant de la fin d’année dernière. La décision est désormais applicable mais dans les faits le gouvernement Italien attends simplement que des compagnies privées proposent des projets de mise à disponibilité du produit. Encore une fois, les patients souffrent de l’immobilisme politique malgré une loi désormais plus compréhensive.

Dans l’hexagone  si des juges peuvent encore condamner des malades pour avoir refusé de se plier à la dictature des laboratoires pharmaceutiques, le chemin est encore long mais les signes sont relativement positifs, et comme le disait La Fontaine « rien ne sert de courir ».

Ci-dessous, la brève de l’AFP.

Le tribunal correctionnel de Belfort a refusé mercredi de reconnaître à un patient atteint de myopathie le droit de fumer du cannabis pour des raisons thérapeutiques, le condamnant à 300 euros d’amende avec sursis.

Dominique Loumachi, 40 ans, était poursuivi pour «usage et détention» de cannabis. La peine, assortie de cinq ans de mise à l’épreuve, est conforme aux réquisitions du parquet.

Atteint de myopathie depuis l’enfance, il demandait à la justice de lui reconnaître l’usage du cannabis comme une nécessité.

«Je ferai appel et je me battrai jusqu’à la cour européenne s’il le faut», a déclaré M. Loumachi une fois la décision rendue.

«L’article 122-7 du code pénal permet d’enfreindre la loi, en cas de nécessité et je me battrai pour le faire appliquer», a-t-il ajouté.

«L’état de nécessité» est prévu par l’article 122-7 du code pénal. Il admet qu’un individu peut enfreindre la loi pour «accomplir un acte nécessaire à (sa) personne», s’il fait «face à un danger actuel ou imminent».

L’avocat de Dominique Loumachi, Me Jean-Charles Darey, avait plaidé la relaxe, en s’appuyant sur l’arrêt de la cour d’appel de Papeete (Polynésie française) du 27 juin 2002, qui a relaxé un homme paraplégique utilisant du cannabis pour calmer ses douleurs.

Dès l’âge de huit ans, Dominique Loumachi a déclaré une myopathie, une dermatopolymyosite caractérisée par l’inflammation et la dégénérescence des fibres musculaires.

Après de multiples traitements médicamenteux aux effets secondaires sévères, le myopathe s’est tourné en 1992 vers un remède alternatif et illégal: le cannabis.

«Je n’ai que le cannabis pour soulager mes douleurs et détendre mes muscles, donc je continuerai à fumer», prévient-il.

La police avait notamment saisi quelques plants de cannabis qu’il cultivait chez sa soeur à Belfort pour sa consommation personnelle.

En espérant que Mr Loumachi obtiendra une relax, tel que Jean-Jacques Simon l’a obtenu l’an dernier, prouvant aisni une évolution positive plutôt que négative pour les malades français pouvant bénéficier du cannabis.

Source: Libération





L’appel du 18 joint 2012, c’est pour bientôt!

24 05 2012

Cette année, le 18 juin tombe un lundi, le lendemain des élections législatives, l’occasion de montrer aux nouveaux députés qu’en matière de politique pour les drogues…

LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT !

Dans un livre paru en 2011 Pour en finir avec les dealers, Stéphane Gatignon (maire de Sevran) et Serge Supersac (un flic de terrain) démontrent que si nous ne légalisons pas le cannabis, tôt ou tard les mafias prendront le pouvoir par l’argent et par les armes.

En juin 2011, Daniel Vaillant, ministre de l’Intérieur sous Lionel Jospin, dépose sur le bureau du Parti Socialiste un rapport proposant la légalisation contrôlée du cannabis. 

Quelques jours plus tard, la Global Commission on Drug Policy  composée de personnalités au-dessus de tout soupçon (Kofi Annan, trois anciens présidents de la république ou encore deux prix Nobel de littérature) condamnent dans un rapport remis à l’ONU la « guerre à la drogue », puis invitent les États à expérimenter des alternatives à la prohibition du cannabis.

Flyer 18 Joint 2012 avec RBH

Nous étions alors persuadés que la question des drogues serait de la campagne présidentielle,

Il n’en fut rien et s’il en avait été nous aurions assisté à un débat caricatural. La preuve ? L’intervention au Parlement de Claude Guéant exigeant du candidat socialiste de se prononcer sur le sujet afin de pouvoir le traiter « d’irresponsable » comme ce fut le cas lorsque François Rebsamen se déclara favorable aux contraventions pour les usagers de cannabis !

En dix ans, en tant que ministre de l’Intérieur puis en tant que président, Sarkozy et son équipe n’ont eu de cesse de présenter le cannabis comme le fléau de la jeunesse et de pratiquer la politique de la matraque.
Quant à la gauche dont nous saluons l’arrivée au pouvoir, elle n’a jamais brillé par son courage politique alors que tous les arguments plaident en faveur d’une réforme de la loi de 1970. 
Nous savons que si nous ne provoquons pas le débat (nous n’enverrons pas de pétards aux nouveaux députés le 18 juin !) il ne se passera rien. Aussi, nous vous invitons à interpeller les partis de gauche sur leurs intentions concernant le cannabis où que vous soyez et à participer nombreux à « l’Appel du 18 joint » 2012.

ABROGATION DE LA LOI DE 1970
DEPENALISATION DE L’USAGE DE TOUTES LES DROGUES

LEGALISATION DU CANNABIS

Retrouvez le Circ sur www.18joint.org ainsi que sur Facebook

 

Publié sur http://www.18joints.org le 21-05-2012





Cannabis thérapeutique: la France lobotomisé?

11 02 2011

75% des citoyens allemands et américains sont favorables à l’usage médical du cannabis.


cannabis vendu en pharmacie

Fleurs de cannabis vendu en pharmacies (Hollande)

Selon un sondage réalisé par l’Institut Emid, l’usage médical du cannabis est largement soutenu en Allemagne. Sur 1001 personnes interviewées par téléphone, 76% ont répondu que l’usage médical du cannabis devrait être autorisé, 18% ont répondu négativement et 6% se sont exprimés sans opinion. Le sondage, composé de deux questions, avait été demandé par l’Association Allemande pour le Cannabis Médical (ACM). Selon les réponses à la seconde question, 65% des Allemands estiment que le traitement par le dronabinol (THC) devrait être remboursé par les assurances maladies, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le soutien pour l’usage médical du cannabis est plus prononcé de la part de la population éduquée, des personnes âgées entre 50 et 60 ans, des supporteurs de petites formations politiques, chez les Verts (90%), les Greens Liberals (85%), et la Gauche (85%). Plus des trois quarts des Sociaux Démocrates (83%) et des Démocrates Chrétiens (77%) soutiennent l’usage médical du cannabis. Ceux qui ne votent pas sont les moins suspenseurs. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus aux Etats-Unis, lors d’un sondage Rasmussen récent, qui indiquait que 75% des citoyens Américains sont favorables à l’usage médical du cannabis quand il est prescrit par un médecin.

En France, la dernière enquête en date (Eropp 2008) sur les opinions et les perceptions sur les drogues affirmait que 70% des 2.300 personnes âgées de 15 à 75 ans interrogés (échantillon « représentatif ») se disaient contre l’autorisation du cannabis sous certaines conditions. Pas de détail supplémentaire en ce qui concerne ces « certaines » conditions, mais il va de soit que l’autorisation concernerait aussi l’usage médical.

C’est à se demander si les Français n’ont pas été lobotomisé pour ignorer les vertus thérapeutiques du cannabis. Nombre de recherches font régulièrement part de découvertes prometteuses dans le fonctionnement du système endocannabinoïde et les applications thérapeutiques des cannabinoïdes présents également dans la plante.
Sinon c’est que cet échantillon n’est pas si représentatif que cela. Pourquoi refuser aux malades qui n’ont aucun autre recours pour soulager leurs symptômes d’utiliser du cannabis qui lui, se montre efficace pour lutter contre des maux aussi variées que le cancer, le glaucome, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn pour n’en citer que quelques unes?

Source: UFCMed





La Cour Européenne approuve la discrimination contre les clients des coffeeshops

16 12 2010

LA HAYE, Pays-Bas – La Cour européenne de justice indique que les autorités néerlandaises ont le droit d’interdire aux coffee shops de vendre de la marijuana à des étrangers, un test important pour une future réforme de la politique de niche légales des drogues douces du pays.

signe discriminatoire USA
A quand un panneau du genre a l’entrée des coffeeshop?

Le tribunal basé au Luxembourg affirme que la ville néerlandaise de Maastricht était dans son droit quand elle a introduit un «passeport du cannabis » en 2005 pour empêcher les étrangers d’entrer dans les coffee qui vendent de la marijuana.
Les passeports visaient à réduire les soit-disant problèmes de touristes de la drogue qui visitaient la ville depuis la proche Belgique aisni que l’Allemagne pour acheter de la marijuana.
La décision de jeudi a rejeté une réclamation par le propriétaire de Maastricht café Easy Going clamant que la politique européenne violait les lois de l’Union sur la libre circulation des biens et services.
Actuellement, une minorité  de la coalition de droite  propose d’exiger des clients de coffeeshop d’obtenir un laissez-passer spécial avant de pouvoir acheter du cannabis.

Avant même cette décision nombre de spécialiste se sont posé en opposition a une telle pratique.

Si le régime de « passeport » est déposé, les utilisateurs achètent simplement du cannabis par des amis et la famille, dit Marije Wouters de l’Institut de criminologie Bonger de l’Université d’Amsterdam. De plus, les dealers illégaux récupèrerons le marché en utilisant des techniques tel que la prise de commandes par téléphone mobile et la livraison directe aux clients. Les mineur et les utilisateurs de cannabis , les touristes de la drogue, des pays voisins se tourneront vers les dealers illicites mobile.

Une proposition du gouvernement visant à interdire la coffeeshops à moins de 350 mètres des écoles provoquerai le chaos à Amsterdam, dit Mme Wouters. En vertu de la nouvelle règle,  seulement 36 contre plus de 200 coffeeshops de la capitale serait autorisé à rester ouvert, ce qui fausse l’équilibre entre l’offre et la demande.

Pourtant, c’est les coffeeshops  de grandes villes frontalières comme Roosendaal qui attirent les touristes d’un jour depuis la Belgique, l’Allemagne et la France et de créer des nuisances, souligne le chercheur. En Amsterdam, les détaillants de cannabis à petite échelle ne provoquent pas de tel problèmes.
Marije Wouters dit qu’elle est favorable à une extension de l’approche néerlandaise de santé publique fondée sur la réduction des méfaits, en réglementant le commerce de gros de cannabis au travers des coffeeshops. À l’heure actuelle seulement les ventes au détail du cannabis sont décriminalisées.

 

Sources: Winnipeg Free Press (en Anglais) Radio Netherland





Appel a la mobilisation le 4 Mars!

3 03 2010

Jeudi 4 mars auront lieu deux rassemblements à Paris à l’appel de l’ENCOD (European Coalition for Just and Effective Drug Policies, Coalition européenne pour des politiques justes et efficaces en matière de drogues), relayés par Cannabis Sans Frontières – Mouvement pour les Libertés, sur le thème : Les lois anti-drogues sont plus dangereuses que les drogues elles mêmes…

- à 13h M°Porte Dauphine / Ligne 2 – RER C : Avenue Foch : face à l’ambassade de Malaisie pour la remise d’une lettre ouverte aux autorités consulaires de ce pays. (http://cannabissansfrontieres.org/les-lois-anti-drogues-sont-plus,158.html)

- de 17h à 20h sur le Parvis de l’Opéra Bastille M°Bastille Ligne 1, 5 et 8 : suite de la manifestation afin de se montrer publiquement, communiquer largement, protester également contre les atteintes aux libertés individuelles, d’association, de circulation et de rassemblement (menace d’interdiction du rassemblement « Appel du 18 joint » par les autorités les plus hautes…)

manifestationCette journée s’inscrit dans une action internationale qui sera simultanément organisée à Londres, Katmandu, Los Angeles et Vienne, pour dénoncer la peine de mort en application dans 21 pays, qui condamnent des usagers et/ou revendeurs réels ou supposés de drogues. Ces rassemblements exigeront un changement de politique en matière des dits “stupéfiants”, pour que cesse la persécution des populations concernées et qu’un débat public serein et rationnel s’ouvre aussi bien en France qu’au niveau international. Nous préparons ainsi la très prochaine Commission Drogues et Narcotiques des Nations unies qui se tiendra à Vienne du 8 au 12 mars prochain.

Pour rappel, au cours des prochains mois, Cannabis Sans Frontières développera plusieurs initiatives : autour du Secours vert et de la pétition pour la légalisation du cannabis thérapeutique, pendant les élections régionales, avec la Commission d’enquête citoyenne sur la loi de 1970.

Il est temps d’en finir avec des lois répressives, inefficaces et nuisibles. 2010 année du cannabis.

Sources: Cannabis Sans Frontieres





La religion

15 10 2009

Vingt-sept siècles avant J.-C., les Chinois cultivaient le chanvre pour sa fibre et ses propriétés médicinales. Trois mille sept cents ans plus tard, (soit vers l’an mil de notre ère), les chinois appellent le chanvre ta-ma ou « grand chanvre » pour le distinguer des autres plantes à fibre, groupées sous le terme générique de ma. Le pictogramme du véritable chanvre est un homme de grande taille, ce qui souligne la forte relation entre le cannabis et l’homme. Lire la suite »





Comment rouler un joint? Jumbo et Fusée

13 10 2009

Jumbo:

L´autre nom du jumbo est aussi la mitraillette:

Comment rouler un joint? Turbo

Fusée:

Comment rouler un joint? Fusee








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