Le gouvernement Hollandais présente : Le Wietpas

2 11 2011

À partir du premier Janvier 2012, le wietpas sera (peut être) dans les bacs, avec son lots de dealer de rue, de drogues dure encore plus accessible et de risques sanitaires accrues! Venez visiter le Sud des Pays-Bas ! Une production du cabinet gouvernemental des Pays-Bas.

MaastrichtMaastricht: 28 jours plus tard…

Une journaliste Belge a reporté les faits, que beaucoup ( y compris les experts) prévoyaient, observés moins d’un mois après la mise en place du wietpas dans la ville de Maastricht. Cette discrimination entraine une renaissance du marché noir dans la ville du Limburg. Les rabatteurs invitent désormais les chalands discriminés, principalement les Français et Luxembourgeois, à venir acheter du cannabis dans des appartements. Bien souvent ce sont des arnaques et le crime organisé, qui d’ailleurs fournit les coffee, fait coup double en leur offrant d’autre drogues tel que le LSD, Extasy ou le speed. Pire encore le prix du cannabis augmente car le marché noir, non régulé provoque une hausse de la demande! Du coup certains se rabattent vers des produits autorisé à la vente tel que les champignons hallucinogènes librement vendu dans les smartshop.

Un coup dur pour l’économie locale

De nombreuses critiques ont aussi porté sur l’impact économique d’une telle mesure. Une étude commissionnée par le VOCM (Club Officiel des Coffeeshops de Maastricht) rapporte des chiffres qui devrait faire réfléchir les élus. Selon l’étude, rapporté par De Telegraaf, le passe couterait 30 Millions d’Euro à la seule commune de Maastricht, en plus de 345 travail à temps plein! Au final les seuls vrai gagnant dans cette histoire sont les criminels qui voient un marché exploser pendant que des travailleurs honnêtes perdent leur emploi et payent les conséquences des décisions de leurs élus.

Un effet prévu et démontrable

En moins d’un mois, une bonne partie des effets négatifs du wietpas que les experts prévoyaient se révèlent vérifiables. Le marché noir ressurgit au grand jour avec ses rabatteurs toujours plus déterminés pour fournir aux étrangers tout un éventail de produits interdits. Les experts ont beau donner des avis objectifs sur la question, le gouvernement continue de les ignorer. Le Parlement Néerlandais (Tweede Kamer) à même été convoqué pour voter la modification de la Loi de l’Opium et servir cette politique inadaptée de réduction des nuisances associé au tourisme des drogues. Bien que les effets positifs de la politique de tolérance ne soient certainement plus à démontrer, le gouvernement se plie aux volontés Européennes et passe la marche arrière. Pourtant, fort de leur expérience ils pourraient mettre la pression sur leurs voisins pour adopter une politique qui marche : celle de la tolérance!

Sources: De Telegraaf Limburger Contrepoints





Amsterdam – 54% des habitants se disent indifférents aux coffeeshop dans leur quartier

24 06 2011

‘Autoproduction en réponse au système de wietpass »
un coffeeshop hollandais, lieux de vente du cannabis à usage  personnelAmsterdam – Près d’un quart des Amstellodamois interrogées préfèrent s’autoproduire ou acheter directement leur cannabis auprès d’un producteur plutôt que de se plier au système de pass pour les coffee shops selon un sondage commandé par la municipalité d’Amsterdam publié ce mercredi.

Seulement 30% des répondants ont indiqué qu’ils s’enregistreraient eux-mêmes dès lors que la nouvelle politique serait introduite. Pour cette étude, 1214 visiteurs et 66 employés de coffeeshop ont été interrogés, ces observations ayant été faites dans 59 coffee shops d’Amsterdam.

Tous s’accordent à penser que l’introduction du « wietpas » reconduira la drogue douce dans la rue, aux cotés les drogues dures.

La commune souhaite un plan pour une meilleure répartition des coffees dans la ville. Cela devrait, selon eux, éviter les nuisances.

Incidemment les nuisances subies par les habitants dans les quartiers dépourvus de coffeshop ne sont pas vraiment inferieures aux quartiers ayant des coffeeshops. Beaucoup d’habitants (54%) se disent indifférents à la présence d’un coffeeshop dans leur quartier. Près d’un tiers considèrent leur présence inconfortable, selon l’étude.

Amsterdam compte environ 250 coffeeshops, seuls endroits possédant une licence de vente de cannabis en petite quantité (5g max.) aux personnes de plus de 18 ans. Bien que la loi interdise la production à but commerciale, la justice tolère la culture personnelle à hauteur de 5 plantes par foyer à condition qu’elles soient cultivées en extérieur et ne soit pas une source de nuisance pour le voisinage.

Source: De Telegraaf





Double-jeu des États-Unis contre le Mexique

17 06 2011

Pour ceux qui s’intéressent de près ou de loin au problème du trafic international de drogues et son impact sur la population, vous trouverez un article très bien écrit par André Maltais sur la situation au Mexique intitullé: Double-jeu des États-Unis contre le Mexique.

Pour pouvoir comprendre ce qui se trame derrière le crime organisé et sa relation privilégié avec les gouvernements et les instances financières, cet article décortique la situation dramatique qui touche le Mexique, où les ententes entre les cartels et les banques pour blanchir des sommes toujours plus impressionnante sont facilement mises au jour.

Sans avoir de sources précise à ce sujet, je me souviens avoir lu quelque part que les cartels mexicains avaient permis aux banques de se renflouer pendant la crise grâce à leurs liquidités (illégalement obtenues), à hauteur de centaines de millions de dollars prouve selon moi que l’argent n’a pas d’odeur et que les banquiers n’ont aucun odorat, la justice quant à elle étant bien entendu aveugle.

André Maltais quant à lui dispose de sources qui montrent clairement le poids des États-Unis dans des décisions internationales (ici celles de son voisin Latin) sous couvert de défendre la démocratie ou la liberté des citoyens alors qu’ils ne défendent que leurs intérêts propres, au détriment des populations locales et de leurs gouvernements qui ne sont finalement que des acteurs figuratifs leur permettant de ne pas être impliqué directement dans des décisions qui coutent la vie à des milliers de citoyen d’une nation qui n’est pas la leur.

Le peuple Américain est sans aucun doute un peuple extraordinaire de par sa capacité a évoluer et se concentrer sur l’avenir, mais leur gouvernement à depuis bien longtemps concentré ses effort pour maintenir un statu-quo qui serait plus profitable a une minorité plutôt que d’améliorer le niveau de vie de ses citoyens et, étant donné leur implications sur la scène international, le reste du monde. La propagande mise en place par le biais des médias, qui a commencé bien avant la télévision, a conditionné la population à consommer toujours plus, dans une logique capitaliste, mais surtout a exacerbé leur peur de l’inconnu alors que c’est la quête d’inconnu qui a poussé à l’essor de cette nation.

La peur est au centre des débats, qu’on le veuille ou non, et c’est la peur de l’inconnu qui pousse tant de monde à refuser un débat sur la légalité du cannabis. La peur de voir des organisations criminelles se tourner vers des activités plus dangereuses, la peur de voir des produits plus dangereux envahir les rues etc. qui peut être sommes toute résumé par la peur de la nature humaine et l’aspiration de chacun à un moyen de s’évader des contraintes de la réalité.

En vous souhaitant une bonne lecture!





La prohibition des drogues est un facteur d’insécurité

16 06 2011

Publié ce jour dans Le Monde un article de M. Korkoreff, professeur de sociologie à l’université Nancy-II.

Il est a noté que les politiques utilisent souvent l’argument du manque de recherche scientifique pour baser le débat.

Il est donc bon de rappeler que la communauté scientifique a les mains liée par les décisions politiques et les laboratoires pharmaceutiques qui financent les recherches. Ajoutez à cela le système en place pour la publications des résultats de recherche et vous comprendrez aisément que les études sur les effets du cannabis sont limitées par de trop nombreux facteurs.

Voici donc un avis scientifique sur les effets de la prohibition:

Le débat public sur les politiques en matière de drogues prend une tournure nouvelle. C’est le cas en France, avec la question de la « dépénalisation du cannabis », les salles de consommation à moindres risques, ou encore l’échec patent de la « guerre nationale contre les trafiquants des cités ». Mais il s’agit d’un débat qui s’inscrit à une plus large échelle, tant les questions des drogues se sont mondialisées.

Premier aspect fondamental, le consensus sur la « guerre contre la drogue » s’est érodé. L’ONU a reconnu en 2008 l’échec de cette politique impulsée par Ronald Reagan. En réalité, elle s’est trop souvent transformée en une « guerre contre les usagers et leurs communautés ».

Lors de son assemblée du 26 octobre 2010, un rapport fondé sur des synthèses validées par des experts internationaux a, entre autres recommandations, préconisé la décriminalisation de l’usage et de la possession de drogues. La commission globale sur la politique des drogues, créée au début de l’année, a remis en mai un rapport visant à ouvrir un débat mondial sur les alternatives à la lutte antidrogue, car « les mesures répressives (…) ont échoué à faire baisser l’offre ou la demande ».

De fait, deuxième aspect, les politiques publiques se sont adaptées à la massification des consommations. Au sein de la communauté européenne, on observe que les sanctions applicables pour la consommation ou la possession pour usage personnel ont été revues à la baisse depuis 2001, soit pour toutes les drogues (Estonie, Grèce, Hongrie, Portugal, Finlande), soit pour le cannabis seul (Belgique, Luxembourg). Le Portugal a opté, depuis 1999, pour une politique de décriminalisation.

Son évaluation, dix ans plus tard, démontre qu’elle n’implique pas une augmentation des usages et favorise les prises en charge sanitaires et thérapeutiques. Toutefois, au cours de cette période, tous les pays n’ont pas réduit les peines maximales et probables. C’est le cas de la France, où la « pénalisation » de l’usage atteint des niveaux jamais égalés, comme l’a rappelé une note de synthèse récente de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

C’est que, troisième aspect, la prévalence (mesure de l’état de santé d’une population pour une période donnée) des usages est élevée. Nous disposons désormais de données statistiques sur les consommations démontrant que les consommations constituent un fait social indéniable.

Ainsi, au sein de l’Union européenne, selon les données du rapport de 2008 de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), on estime la prévalence de l’usage de cannabis au cours de la vie à 71 millions de personnes (12 millions pour la cocaïne), la consommation au cours de l’année 2010 à 23 millions (4 millions pour la cocaïne) et celle au cours du mois de mai à 12 millions (2 millions pour la cocaïne).

Aux Etats-Unis, on estimait en 2005 à 49 % la prévalence de la consommation de cannabis au cours de la vie chez les jeunes adultes (18-35 ans) et à 21 % la prévalence au cours de l’année. Le cas de la France indique un écart comparable entre une politique de fermeté et des consommations massives. Les données sur la prévalence étaient respectivement de 12 millions (au cours de la vie), de 5 millions (en 2010) et de 1,2 million (au cours du mois de mai), sans parler des usages quotidiens (550 000). Si on enregistre une baisse relative ces dernières années dans l’Hexagone, il faut rappeler que les niveaux étaient exceptionnellement hauts.

Un quatrième aspect concerne les trafics de drogues et leur impact sur leur environnement social et urbain. Nous savons que l’économie clandestine des drogues s’est implantée durablement dans les grandes villes et les quartiers les plus pauvres au cours des années 1970. Elle a connu des transformations majeures (éclatement des structures pyramidales, dissémination des réseaux, professionnalisation des dealers, usage accru de la violence dans la régulation des conflits, etc.).

On pourra regretter de ne pas disposer d’une base de données statistiques solides sur les trafics dans les villes européennes. Mais, en France notamment, les faits divers dramatiques rapportés au quotidien montrent les effets pervers d’une stratégie policière qui déstabilise et déplace les réseaux sans les éradiquer. Pour une double raison : d’un côté, la situation sociale est le moteur du business, et ses « têtes » disposent d’une « armée de réserve » illimitée pour satisfaire une demande forte ; de l’autre, le business est une alternative au mépris et au déshonneur, elle confère une reconnaissance et une dignité – quoi qu’on en pense.

Bien évidemment, ces dimensions sont liées. On l’a bien vu aux Etats-Unis, à travers le débat portant sur la légalisation de la marijuana, en 2009. Tous les médias – y compris les plus conservateurs – ont traité cette question. Les enjeux en sont multiples : économiques (les taxes sur la marijuana rapporteraient entre 40 et 100 milliards de dollars), liés à la sécurité (la recomposition de la géographie des cartels a conduit à des milliers de morts au Mexique) et à la gestion pénale de la criminalité (désengorger les tribunaux et les prisons des usagers simples), ainsi qu’à la santé publique (le risque de dépendance est faible, comparé à l’alcool et au tabac).

Il importe donc de prendre au sérieux ce débat à la fois mondial et régional. L’enjeu est de clarifier les enjeux et les arguments de façon pragmatique plutôt que de manière idéologique. Non pas de jouer sur les peurs des opinions que suscite ce « fléau social », mais de sortir du statu quo qui nourrit les hypocrisies de toute sorte. Le mythe de sociétés sans drogues a vécu, la massification des usages le démontre. La prohibition n’est pas seulement coûteuse et inefficace, elle est devenue une source majeure d’insécurité.

Réactualiser le cadre législatif, adapter les politiques publiques en fonction des risques réels et des situations locales, s’interroger sur la fonction sociale des usages et les mutations de société qu’elle révèle sont une nécessité politique.

 

Une bonne partie des élus devrait lire ce genre d’information avant de se faire publier sur des quotidiens nationaux. Peut être que la mention d’insécurité donnera envie au président de l’utiliser pour sa prochaine campagne???

Note: Le titre de l’article sur Le Monde a été modifié pour etre plus fidel au texte.

Ouvrage : « La drogue est-elle un problème ? Usages, trafics et politiques publiques » (Petite Bibliothèque Payot, 2010).

Michel Kokoreff, professeur de sociologie à l’université Nancy-II.





Cannabis thérapeutique: la France lobotomisé?

11 02 2011

75% des citoyens allemands et américains sont favorables à l’usage médical du cannabis.


cannabis vendu en pharmacie

Fleurs de cannabis vendu en pharmacies (Hollande)

Selon un sondage réalisé par l’Institut Emid, l’usage médical du cannabis est largement soutenu en Allemagne. Sur 1001 personnes interviewées par téléphone, 76% ont répondu que l’usage médical du cannabis devrait être autorisé, 18% ont répondu négativement et 6% se sont exprimés sans opinion. Le sondage, composé de deux questions, avait été demandé par l’Association Allemande pour le Cannabis Médical (ACM). Selon les réponses à la seconde question, 65% des Allemands estiment que le traitement par le dronabinol (THC) devrait être remboursé par les assurances maladies, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le soutien pour l’usage médical du cannabis est plus prononcé de la part de la population éduquée, des personnes âgées entre 50 et 60 ans, des supporteurs de petites formations politiques, chez les Verts (90%), les Greens Liberals (85%), et la Gauche (85%). Plus des trois quarts des Sociaux Démocrates (83%) et des Démocrates Chrétiens (77%) soutiennent l’usage médical du cannabis. Ceux qui ne votent pas sont les moins suspenseurs. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus aux Etats-Unis, lors d’un sondage Rasmussen récent, qui indiquait que 75% des citoyens Américains sont favorables à l’usage médical du cannabis quand il est prescrit par un médecin.

En France, la dernière enquête en date (Eropp 2008) sur les opinions et les perceptions sur les drogues affirmait que 70% des 2.300 personnes âgées de 15 à 75 ans interrogés (échantillon « représentatif ») se disaient contre l’autorisation du cannabis sous certaines conditions. Pas de détail supplémentaire en ce qui concerne ces « certaines » conditions, mais il va de soit que l’autorisation concernerait aussi l’usage médical.

C’est à se demander si les Français n’ont pas été lobotomisé pour ignorer les vertus thérapeutiques du cannabis. Nombre de recherches font régulièrement part de découvertes prometteuses dans le fonctionnement du système endocannabinoïde et les applications thérapeutiques des cannabinoïdes présents également dans la plante.
Sinon c’est que cet échantillon n’est pas si représentatif que cela. Pourquoi refuser aux malades qui n’ont aucun autre recours pour soulager leurs symptômes d’utiliser du cannabis qui lui, se montre efficace pour lutter contre des maux aussi variées que le cancer, le glaucome, la sclérose en plaques, la maladie de Crohn pour n’en citer que quelques unes?

Source: UFCMed





Pays-Bas: La police veut démanteler les plantations de cannabis, le maire d’Eindhoven les autoriser

12 11 2010

LA HAYE (AP) — La police et les municipalités de Rotterdam et La Haye, aux Pays-Bas, ont demandé cette semaine l’aide olfactive de la population, pour repérer et démanteler les plantations illicites de cannabis.usine de cannabis

Police et municipalités ont envoyé 30.000 cartes à gratter, pour permettre de reconnaître l’odeur caractéristique du chanvre. « A partir de maintenant, vous pourrez sentir le possible danger d’une plantation illégale de cannabis dans votre voisinage », explique le message de la police, qui invite les habitants à prévenir le commissariat s’ils ont senti une odeur suspecte.

Pour les novices, elles libèrent notamment l’odeur caractéristique du cannabis, premier signe de la présence d’une culture illégale. Elles donnent également différents indices devant alerter les habitants, comme des bruits de ventilateurs, des rideaux constamment fermés, ou des raccordements suspects au tableau électrique.

Tout l’attirail donc pour dénoncer des planteurs clandestins. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas le numéro de téléphone de la police, celui-ci est écrit sur les cartes, bien en évidence.

La possession et la consommation de petites quantités de cannabis sont tolérées aux Pays-Bas, mais pas sa culture à grande échelle. La campagne lancée cette semaine a également reçu le soutien de la compagnie régionale de gaz et électricité Stedin, car la plupart des plantations comportent des branchements d’électricité illégaux pour les lampes apportant lumière et chaleurs aux plantations.

L’objectif de cette opération, qui est une première aux Pays-Bas, est de lutter contre les “dangers” que représentent ces plantations. Si l’usage et la revente de cannabis sont autorisés aux Pays-Bas depuis 1976, la culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont interdites.

En tout, il y aurait 40.000 plantations illégales de cannabis aux Pays-Bas. Elles sont généralement aménagées dans des greniers, des hangars où des appartements. « Quand on bricole sa propre installation électrique, on risque l’électrocution, l’incendie, des inondations ou des courts-circuits”, a notamment averti Jeroen de Swart, directeur de la société publique de transport de gaz et d’électricité Stedin, qui participe à l’opération.

Il est pourtant important de rappeler que ces plantations ne sont pas forcément aux mains du crime organisé mais aussi de simples citoyens qui préfèrent l’autoproduction pour leur consommation personnelle plutôt que d’acheter un produit souvent surévalué dans les coffeeshops.

« La culture du cannabis doit prendre fin. Cela paraît innocent, mais ça ne l’est pas », souligne la police. « Hormis le fait que c’est illégal, l’utilisation sauvage des ressources électriques et hydrauliques débouche souvent sur des situations de mise en danger », ajoute-t-elle.

Pourtant a l’autre bout du pays, le bourgmestre d’Eindhoven Rob van Gijzel veut transformer à terme les coffeeshops en clubs qui cultivent et vendent du cannabis à leurs clients, lesquels devraient en être membres, a-t-il déclaré mercredi. Cette proposition fait partie des nouvelles mesures qui seront testées dans dix communes néerlandaises afin d’améliorer la transparence des coffeeshops.

Car pour l’instant le cannabis produit pour les coffeeshop n’est « légalement toléré » qu’une fois vendu au consommateur!

Aux Pays-Bas, la justice tolère la possession de cinq plants de cannabis pour sa consommation personnelle. Pour le bourgmestre d’Eindhoven, les coffeeshops devraient avoir le droit en tant que collectifs de cultiver davantage de plants au nom de leurs membres et d’en vendre la production.

L’idée de Rob van Gijzel rentre dans la ligne de la nouvelle politique destinée à transformer les coffeeshops en clubs privés réservés aux Néerlandais majeurs, a-t-il expliqué.

Cela va dans la logique visant à réduire les risques d’incendies trop souvent présent dans des installations clandestines, ainsi que la réduction du dit « tourisme de la drogue » dans le seul pays Européen ayant eu l’honnêteté de prendre en compte les rapports des spécialistes dans les années 70 expliquant que la prohibition présente plus de risque et de frais qu’une dépénalisation du cannabis.

 

Sources: Le Nouvel Obs; 7sur7.be

 





cannabis thérapeutique: L’Allemagne veut réviser ses lois

18 08 2010

Un bijou de technologie Allemande

Le cannabis thérapeutique sera bientôt disponible en Allemagne, alors que la coalition de centre-droite se prépare à des changements révolutionnaires sur la législation sur les drogues, une porte-parole de la santé du gouvernement a déclaré cette semaine. IMPORTANT: Cela ne concerne en effet que les dérivé synthétiques du Cannabis!

Le cannabis était illégal dans toute l’Allemagne jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle fédérale ai décidé le 28 avril 1994 que la population ne doivent plus être poursuivi pour possession de drogues douces pour un usage personnel. Depuis lors, la plupart des gouvernements régionaux allemands ont toléré la vente et la consommation de drogues douces.

Dans certaines villes, l’approvisionnement en cannabis est maintenant tolérée d’une manière similaire aux Pays-Bas. Dans d’autres endroits les tribunaux continuent de considérer que la possession constitue une infraction. Par exemple, dans l’État du Schleswig-Holstein, aucune poursuite n’est généralement entreprise pour la possession de moins de 30 g, mais les habitants du Thuringia sont poursuivis même pour la possession d’infimes quantités .

En Mars 1999, le tsar des drogues de l’Allemagne, Christa Nickels, expliquait qu’elle estimait judicieux d’utiliser les produits du cannabis comme la marijuana et le haschich à des fins thérapeutiques en médecine.

Avec la nouvelle loi prévue, les médecins pourront rédiger des ordonnances pour le cannabis, et les pharmacies seront autorisées à vendre la plante une fois que la loi a été ajusté, a déclaré lundi un membre du Parti de la coalition junior, les démocrates pro-business libre (FDP).

La marijuana serait également autorisée à utiliser comme analgésique pour les malades en phase terminale dans les hospices et autres établissements de soins, ce qui légitimerai leurs stocks d’anti-douleur d’urgence.

La nouvelle loi mettra fin à une lutte de longue date entre les responsables allemands, les médecins et les assureurs de santé sur l’utilisation du traitement éprouvé à base de plantes pour le traitement de la douleur résultant de maladies comme le cancer et la sclérose en plaques.

Selon l’Association internationale pour les médicaments à base de Cannabinoïdes (ACM), seuls 40 patients dans le pays sont actuellement en possession d’une ordonnance de marijuana médicale – même si l’application des lois tolère généralement de petites quantités pour usage personnel.

Il y a deux ans, les démocrates chrétiens conservateurs, le FDP et les démocrates de centre-gauche social ont tous voté contre le desserrage des lois sur le cannabis médical. Les opposants avaient mis en garde contre le potentiel présumé d’addiction et de douter de ses avantages médicaux.

Sources: Student BMJ

The Local








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