IL FAUT CHANGER TOUTE LA POLITIQUE DE LA DROGUE

5 07 2010

A l’occasion de la sortie d’un livre, l’ancien procureur général du Tessin, député radical au Conseil des Etats, propose de libéraliser le commerce de la drogue et de le faire passer entre les mains de l’Etat.

Entretient par Robert Habel – Mis en ligne le 15.06.2010
Procureur général du Tessin dans les années 80 et aujourd’hui conseiller aux Etats à Berne. Dick Marty, 65 ans, a présenté le week-end dernier un livre de l’ex-super flic Fausto Cattaneo, qui travailla pour lui comme agent infiltré dans une enquête sur les filières de la drogue. Il en a profité pour préconiser une décriminalisation du commerce de la drogue. Rencontre dans son bureau, au centre de Lugano.

  • Vous êtes partisan d’une libéralisation du commerce des drogues?

Je ne suis pas pour une libéralisation, mais pour une remise en question du régime prohibitionniste actuel. On doit avoir la lucidité de faire le bilan de la lutte qu’on mène depuis des décennies sur le plan mondial. Ce bilan, à mon avis, est désastreux: on a créé et alimenté une criminalité sans précédent, qui manie des centaines de milliards de dollars et a créé une culture de type mafieux, corrompu des Etats entiers, infiltré l’économie classique… La répression permet de prendre parfois des petits poissons, mais pas les gros bonnets. Alors il faut s’interroger. La première référence historique, c’est la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis, de 1920 à 1932.

  • C’était une catastrophe totale…

Oui. D’un côté, on a créé une criminalité organisée avec énormément d’argent et, de l’autre, on a provoqué des problèmes de santé terribles, parce que l’alcool était souvent frelaté. Aujourd’hui, c’est la même chose pour la drogue. Quand on parle de décès par overdose, c’est souvent parce que la drogue était de mauvaise qualité. Mais si une personne consomme, par exemple, de l’héroïne propre, sous surveillance médicale, elle pourra vivre et travailler normalement. Lire le reste de cette entrée »





La solution face a la crise: Legaliser les drogues.

1 06 2010

C’est la proposition faite au gouvernement Hollandais qui étudie en ce moment tous les moyens potentiellement viable pour réduire leur budget en cette période de crise.

Le texte est écrit par F. Bolkestein, ancien commissaire européen et ex-leader du Parti VVD (conservateurs), parti qui d’ailleurs s’oppose a toute réforme sur les stupéfiants.

« Les mesures d’austérité pour réduire les dépenses publiques sont un sujet brûlant partout en Europe. Aux Pays-Bas, où un nouveau Parlement sera élu le mois prochain, plusieurs propositions visant à réduire les dépenses de 30 milliards d’euros ont été posé sur la table. Toutes ces propositions frapper là où ça fait mal, mais une solution pourrait être effectivement un soulagement bienvenu: la régulation des stupéfiants. Par «régulation», on entend: permettre la production et la vente de stupéfiants dans des conditions strictes destinées à minimiser l’utilisation, tout en la rendant la plus sécuritaire possible.

La régulation, cependant, reste un sujet extrêmement tabou, même aux Pays-Bas. Et en dépit de l’engagement du cabinet néerlandais qu’aucun sujet ne serait tabou dans son examen des mesures d’austérité potentiel, un comité gouvernemental chargé d’étudier les économies possibles dans le domaine de la sécurité ont à peine osé aborder le sujet. Il a seulement examiné plus avant la réglementation des drogues moins nocives, la marijuana et le haschich, ce qui pourrait – selon certaines estimations – sauver € 183 millions aujourd’hui affectée à l’application des lois et d’autres efforts du gouvernement, et de générer 260 millions en taxes. Le comité ne dit rien des autres drogues. Lire le reste de cette entrée »





Jim Gray, Un juge qui remet la loi en question.

18 05 2010

Après 8 ans de combat pour une politique raisonnable sur les drogues et une décriminalisation globale pour endiguer les conséquence direct d’une tel prohibitions qui sont le Crime Organisé et la Corruption des Politiques, en  Février 2009, le juge Jim Gray répondait a un commentaire sur son site internet en ces termes:

Jim Gray Portrait« Quand je suis devenu juge au tribunal de première instance à la fin de 1983, je n’avais pas d’opinion sur les lois des stupéfiants d’une manière ou l’autre, sauf à les faire respecter. C’est ce que j’avais fait en tant que procureur de la Marine au JAG, et c’est ce que j’ai fait en tant que procureur fédéral de la ville de Los Angeles.

Ensuite, la chose qui me frappa d’abord dans ce domaine, quand j’étais sur le banc, été que la majorité des infractions sont liées a l’alcool, et nous faisions presque rien contre cela. Alors j’ai aidé à établir ce qui fut probablement le premier tribunal des drogues dans le pays. Nous avons examiné tous les conducteurs arrêté pour conduite en état d’ivresse qui entraient dans nos tribunaux pour déterminer qui étaient les alcooliques (On les appelait les « buveurs à risque élevé », mais ils savaient ce que nous voulions dire.), Puis on les plaçaient sur un programme d’ abstinence totale d’alcool. Nous avons réussi à garder 65% de ces personnes sobres pendant 8 mois, cela tant que j’ai pu tenir des statistiques. Nous avons également reçu des lettres provenant, par exemple, les femmes qui nous disaient qu’elles allaient divorcer de leur mari à cause de leur consommation d’alcool.  » Mais maintenant qu’ils suivent votre programme, nous vous remercions, parce que vous nous avez rendu nos maris ». Nous n’avons pas eu besoin de recevoir un trop grand nombre de ces lettres avant de savoir que nous faisions quelque chose de bon.

Donc, avec cette expérience, il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser que nous étions confrontés à des problèmes similaires avec les autres psychotropes, parfois des drogues addictives. Et que les cellules et la prison ne sont pas la réponse. Ce qui marche, quatre choses: l’éducation, la prévention et le traitement, des incitations économiques positives à faire ce qui était socialement acceptable, et la responsabilité individuelle de ses actes. Mais essayer de contrôler ce que les gens mettent dans leur corps ne fonctionnait pas. Et le long du chemin, les problèmes de l’argent de la drogue éclipsaient les vrais problèmes de drogue.

Donc, étant un juge conservateur propret dans un comté conservateur qui n’avaient jamais utilisé une forme quelconque de drogue illicite, j’ai décidé que peu de gens pourraient faire écouter le message à d’autres plus que moi. (Ce n’était certainement pas une démarche «d’avancement de carrière» )Donc, en avril 2001, j’ai effectivement tenue une conférence de presse, et j’ai parlé à propos de mes conclusions aussi publiquement que je pouvais. Et je continue de le faire aujourd’hui.

Alors s’il vous plaît utiliser n’importe quel de vos expériences personnelles et les observations sont, et nous aider à discuter de cette question cruciale. Les décapitations au Mexique ont presque rien à voir avec les drogues: ils sont tous dues a l’argent de la drogue. Et de meme que grand nombre d’autres problèmes tel que la violence, la corruption, le mépris de la loi, de soutenir le terrorisme, et menant directement nos enfants dans un mode de vie de la consommation de drogues et la vente de drogue. L’argent de la drogue est le principal problème, et encore on refuse même de discuter de la question.

Et je serais intéressé par vos pensées, à la fois en général, et au sujet de mon livre.

Merci encore pour cette note, et bonne chance à nous tous.  »

Juge Jim Gray

Juge Jim Gray est l’auteur de Pourquoi notre Politique de Répression des drogues a Échouée, et Que Pouvons –Nous Faire a ce Sujet ,( Why Our Drug Laws Have Failed And What We Can Do About It )un livre ou il explique le modèle prohibitif mis en place vis-à-vis des drogues, ses conséquences sur la société et les réponses envisageables pour en finir avec ce non-sens.

A voir aussi, en Anglais, http://www.youtube.com/watch?v=b6t1EM4Onao ou comment en 8 minutes il explique a qui profite la Guerre contre la Drogue, et donne 6 arguments pour la légalisation des drogues psychotropes.

Vous pouvez suivre ses actualités sur Facebook aussi : END THE WAR ON DRUGS

Sources :  http://www.judgejimgray.com/








%d blogueurs aiment cette page :