Bernard Rappaz accueilli « comme une star »

1 02 2011

Libérez RappazLe chanvrier a été transféré lundi du quartier carcéral des HUG au pénitencier de Crêtelongue (VS). Première interview depuis la fin de son jeûne le 23 décembre

Deux jours après son arrivée au pénitencier de Crêtelongue, à Granges (VS), Bernard Rappaz a retrouvé un peu de liberté, celle de communiquer avec l’extérieur. En deux semaines, il a repris du poil de la bête et règle quelques comptes. Lire le reste de cette entrée »





Bernard Rappaz cesse sa grève de la faim

22 07 2010

Le chanvrier a décidé de se réalimenter

La mesure est provisoire dans l’attente du jugement du Tribunal fédéral (TF). Sa décision sur l’interruption de peine est attendue pour le 26 août au plus tard. Le changement de régime vaut jusqu’à cette date, communique mercredi l’État du Valais. Il s’apparente à des arrêts domiciliaires mais avec des conditions plus strictes.

Surveillance rapprochée

Le chanvrier sera surveillé 24 heures sur 24, précise le communiqué. Il aura droit à une promenade quotidienne d’une heure. Les visites sont limitées à ses seuls proches et durant un maximum de 90 minutes.

Le TF avait ordonné le 15 juillet au département de la sécurité dirigé par Esther Waeber-Kalbermatten de prendre les mesures « nécessaires à la sauvegarde de la vie et de l’intégrité corporelle du recourant ». Les mesures prises jusqu’à présent ne suffisent plus.

Les médecins de l’hôpital de l’Île à Berne où est actuellement incarcéré Bernard Rappaz s’opposent en principe à une alimentation forcée, précise le communiqué. La phase précédant le coma comporte certains risques raison pour laquelle les conditions de détention du chanvrier ont été réaménagées.

Le chanvrier retrouvera son domicile dès que son état de santé le permettra selon l’avis des médecins. Bernard Rappaz a accepté toutes les conditions posées et a cessé sa grève de la faim.

Source: www.24heures.ch





IL FAUT CHANGER TOUTE LA POLITIQUE DE LA DROGUE

5 07 2010

A l’occasion de la sortie d’un livre, l’ancien procureur général du Tessin, député radical au Conseil des Etats, propose de libéraliser le commerce de la drogue et de le faire passer entre les mains de l’Etat.

Entretient par Robert Habel – Mis en ligne le 15.06.2010
Procureur général du Tessin dans les années 80 et aujourd’hui conseiller aux Etats à Berne. Dick Marty, 65 ans, a présenté le week-end dernier un livre de l’ex-super flic Fausto Cattaneo, qui travailla pour lui comme agent infiltré dans une enquête sur les filières de la drogue. Il en a profité pour préconiser une décriminalisation du commerce de la drogue. Rencontre dans son bureau, au centre de Lugano.

  • Vous êtes partisan d’une libéralisation du commerce des drogues?

Je ne suis pas pour une libéralisation, mais pour une remise en question du régime prohibitionniste actuel. On doit avoir la lucidité de faire le bilan de la lutte qu’on mène depuis des décennies sur le plan mondial. Ce bilan, à mon avis, est désastreux: on a créé et alimenté une criminalité sans précédent, qui manie des centaines de milliards de dollars et a créé une culture de type mafieux, corrompu des Etats entiers, infiltré l’économie classique… La répression permet de prendre parfois des petits poissons, mais pas les gros bonnets. Alors il faut s’interroger. La première référence historique, c’est la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis, de 1920 à 1932.

  • C’était une catastrophe totale…

Oui. D’un côté, on a créé une criminalité organisée avec énormément d’argent et, de l’autre, on a provoqué des problèmes de santé terribles, parce que l’alcool était souvent frelaté. Aujourd’hui, c’est la même chose pour la drogue. Quand on parle de décès par overdose, c’est souvent parce que la drogue était de mauvaise qualité. Mais si une personne consomme, par exemple, de l’héroïne propre, sous surveillance médicale, elle pourra vivre et travailler normalement. Lire le reste de cette entrée »





Bernard Rappaz Hospitalisé à nouveau

11 06 2010

Sa demande de grâce devra attendre l'automne avant d'être étudiée

Le chanvrier valaisan Bernard Rappaz, en grève de la faim depuis son retour en prison à Sion le 21 mai dernier, a été hospitalisé une nouvelle fois. Sa demande en grâce ne sera pas examinée par le Grand Conseil valaisan avant l’automne.

Très affaibli par près de trois semaines de grève de la faim, Bernard Rappaz a été placé lundi en soins médicalisés aux Hôpitaux Universitaires de Genève, a expliqué son avocat Aba Neeman. Son hospitalisation a été décidée car sa pression artérielle est tombée au-dessous du seuil acceptable pour un maintien en prison, à savoir 100, a-t-il précisé.

Le chanvrier valaisan avait également entamé une grève de la soif pour protester contre la dureté de son régime d’incarcération à la prison des Iles à Sion. Entendu par les autorités, il avait mis un terme à cette action le 28 mai, trois jours après l’avoir commencée. Selon un de ses proches, Bernard Rappaz avait obtenu l’autorisation de téléphoner qu’il réclamait.

Condamné à cinq ans et huit mois de réclusion pour violation grave de la loi fédérale sur les stupéfiants, Bernard Rappaz a entamé sa peine le 20 mars. Il a immédiatement débuté une grève de la faim. Le 9 mai, la conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten a suspendu la peine pour des raisons de santé. Assigné à résidence, le chanvrier a été reconduit en prison le 21 mai et a débuté une nouvelle grève de la faim.

dk

Source: TSR








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