A quoi ressemble l’odeur de mon espace de culture ?

29 01 2011

Votre mairie peut vous informer !

30 000 cartes d’information sur l’odeur du cannabis ont été distribuées par la mairie aux habitants de La Haye et de Rotterdam aux Pays-Bas. Ce projet inquiétant est destiné à aider les gens à reconnaître l’odeur d’un espace de culture du cannabis afin de pouvoir signaler leurs voisins.

Nous ne sommes pas certains que le fait de demander aux gens de dénoncer leurs voisins permette d’améliorer le mode de vie dans n’importe quelle ville. Heureusement, ce plan est voué à l’échec dès le départ car les cartes en question sentent autant l’herbe que les désodorisants "fraîcheur au pin naturel" sentent la pinède.

Pour ceux qui savent déjà à quoi ressemble l’odeur d’un espace de culture, voici quelques idées d’utilisations alternatives des cartes d’odeur de cannabis :
1. Accrochez-la au rétroviseur de votre voiture. Si la police vous demande pourquoi votre voiture sent le cannabis, montrez-leur la carte en souriant.
2. Déodorant de secours. Frottez-vous brièvement les aisselles avec la carte quand personne ne regarde.
3. Emmenez-la avec vous à un festival de musique – vous aurez une merveilleuse odeur sous la tente, vous vous ferez plein d’amis et vous retrouverez facilement votre tente dans le noir (c’est celle qui sent le placard).





Pays-Bas: La police veut démanteler les plantations de cannabis, le maire d’Eindhoven les autoriser

12 11 2010

LA HAYE (AP) — La police et les municipalités de Rotterdam et La Haye, aux Pays-Bas, ont demandé cette semaine l’aide olfactive de la population, pour repérer et démanteler les plantations illicites de cannabis.usine de cannabis

Police et municipalités ont envoyé 30.000 cartes à gratter, pour permettre de reconnaître l’odeur caractéristique du chanvre. "A partir de maintenant, vous pourrez sentir le possible danger d’une plantation illégale de cannabis dans votre voisinage", explique le message de la police, qui invite les habitants à prévenir le commissariat s’ils ont senti une odeur suspecte.

Pour les novices, elles libèrent notamment l’odeur caractéristique du cannabis, premier signe de la présence d’une culture illégale. Elles donnent également différents indices devant alerter les habitants, comme des bruits de ventilateurs, des rideaux constamment fermés, ou des raccordements suspects au tableau électrique.

Tout l’attirail donc pour dénoncer des planteurs clandestins. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas le numéro de téléphone de la police, celui-ci est écrit sur les cartes, bien en évidence.

La possession et la consommation de petites quantités de cannabis sont tolérées aux Pays-Bas, mais pas sa culture à grande échelle. La campagne lancée cette semaine a également reçu le soutien de la compagnie régionale de gaz et électricité Stedin, car la plupart des plantations comportent des branchements d’électricité illégaux pour les lampes apportant lumière et chaleurs aux plantations.

L’objectif de cette opération, qui est une première aux Pays-Bas, est de lutter contre les “dangers” que représentent ces plantations. Si l’usage et la revente de cannabis sont autorisés aux Pays-Bas depuis 1976, la culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont interdites.

En tout, il y aurait 40.000 plantations illégales de cannabis aux Pays-Bas. Elles sont généralement aménagées dans des greniers, des hangars où des appartements. « Quand on bricole sa propre installation électrique, on risque l’électrocution, l’incendie, des inondations ou des courts-circuits”, a notamment averti Jeroen de Swart, directeur de la société publique de transport de gaz et d’électricité Stedin, qui participe à l’opération.

Il est pourtant important de rappeler que ces plantations ne sont pas forcément aux mains du crime organisé mais aussi de simples citoyens qui préfèrent l’autoproduction pour leur consommation personnelle plutôt que d’acheter un produit souvent surévalué dans les coffeeshops.

"La culture du cannabis doit prendre fin. Cela paraît innocent, mais ça ne l’est pas", souligne la police. "Hormis le fait que c’est illégal, l’utilisation sauvage des ressources électriques et hydrauliques débouche souvent sur des situations de mise en danger", ajoute-t-elle.

Pourtant a l’autre bout du pays, le bourgmestre d’Eindhoven Rob van Gijzel veut transformer à terme les coffeeshops en clubs qui cultivent et vendent du cannabis à leurs clients, lesquels devraient en être membres, a-t-il déclaré mercredi. Cette proposition fait partie des nouvelles mesures qui seront testées dans dix communes néerlandaises afin d’améliorer la transparence des coffeeshops.

Car pour l’instant le cannabis produit pour les coffeeshop n’est "légalement toléré" qu’une fois vendu au consommateur!

Aux Pays-Bas, la justice tolère la possession de cinq plants de cannabis pour sa consommation personnelle. Pour le bourgmestre d’Eindhoven, les coffeeshops devraient avoir le droit en tant que collectifs de cultiver davantage de plants au nom de leurs membres et d’en vendre la production.

L’idée de Rob van Gijzel rentre dans la ligne de la nouvelle politique destinée à transformer les coffeeshops en clubs privés réservés aux Néerlandais majeurs, a-t-il expliqué.

Cela va dans la logique visant à réduire les risques d’incendies trop souvent présent dans des installations clandestines, ainsi que la réduction du dit "tourisme de la drogue" dans le seul pays Européen ayant eu l’honnêteté de prendre en compte les rapports des spécialistes dans les années 70 expliquant que la prohibition présente plus de risque et de frais qu’une dépénalisation du cannabis.

 

Sources: Le Nouvel Obs; 7sur7.be

 





Edwin Stratton: Relaxé pour culture de cannabis

8 06 2010

Un ancien batteur de rock handicapés est sorti libre du tribunal aujourd’hui après avoir été reconnu coupable de culture de cannabis dont il s’est servi pour traiter un trouble médical.

Edwin Stratton, 44 ans, de l’est de Londres, a cultivé les plantes pour aider à soulager les symptômes de la maladie invalidante qu’est la maladie cœliaque.

Il a été remis aujourd’hui une peine de trois mois avec sursis après que la police trouva un certain nombre de plantes poussant dans sa maison de Février 2008.

Son état de santé l’a obligé à abandonner sa carrière avec le groupe de rock One Minute Silence. Il marche maintenant avec une canne et souffre constamment en raison de son état.

M. Stratton a été reconnu coupable le mois dernier à Snaresbrook Crown Court dans l’est de Londres pour la culture de la drogue.

Aujourd’hui, le juge prononçant la sentence, Tudor Owen, a déclaré qu’une peine privative de liberté est inévitable, mais a ajouté qu’il était convaincu que M. Stratton avait cultivé du cannabis pour, selon lui, des raisons médicales.

Il a expliqué: "Je prends en compte votre caractère  irréprochable et que vous n’aviez pas l’intention d’en fournir à quiconque d’autre et que vous l’utilisiez pour ce que vous avez perçue comme de bonnes raisons médicales."

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Du chanvre au Pentagone!

20 05 2010

Lyster-in-his-field.jpgRécemment, la Hemp Industries Association (HIA) est entré en possession d’artefacts fort intéressants.

Pour le citoyen lambda au États-Unis, la distinction entre chanvre, marijuana et cannabis est indissociable après des décennies de propagande. La DEA (Drug Enforcement Administration), qui est la seul instance a pouvoir autoriser la culture du chanvre, contrairement aux pays Européens ou ces décisions sont prises par les ministères d’agriculture, considère en effet que la culture du chanvre industriel n’aurai pour conséquence que de perturber le message qu’elle essaye de donner depuis sa création. "La marijuana est une drogue dangereuse qui tue", bien que les seuls morts a déploré a ce jour sont dus au statu illégal de la plante et non a ses propriétés!

Il suffit de voir la propagande mise en place par celle-ci contre le cannabis aux États-Unis, leur argument contre la culture de chanvre revient a dire, que cela porterai a confusion les enfants qui pourrai faire l’amalgame avec la drogue. (bien que 14 États désormais autorise le cannabis thérapeutique!?)

Selon la loi Américaine, le seul moyen pour faire pousser du chanvre légalement est de le faire pousser sans feuilles, sans fleurs, comme une simple tige donc. La nature elle ne permet pas cela.

Mais la DEA n’a cependant pas toujours été en charge de cette décision, d’où l’intérêt de cette acquisition par la HIA, des journaux privé de grande valeur.
Découvert récemment à une vente de garage à l’extérieur de Buffalo, mais jamais rendu public, ces journaux relatent la vie de Lyster H. Dewey, un botaniste du Ministère Américain de l’Agriculture dont la longue carrière s’est étendue à cheval sur les 19e et 20e siècles. Dewey écrit soigneusement sur la culture aux noms exotiques, des variétés de chanvre – Keijo, Chinamington et autres – sur une parcelle de terrain du gouvernement connue sous le nom d’Arlington Farms. En effet, il tenait la ferme de chanvre de l’Oncle Sam.

Ce que les défenseurs du chanvre ont réalisé enthousiasmés par la découverte est l’emplacement de cette ferme. Une grande partie de la superficie a été remise au ministère de la guerre dans les années 1940 pour la construction du bâtiment de bureaux le plus grand du monde : le Pentagone.

Ainsi, a présent, les militants du chanvre peuvent clamer qu’un élément important de leur héritage réside dans la richesse du sol en Virginie du Nord à côté d’un symbole extrêmement importante du gouvernement qui les ont tellement enragé et fait pester au fil des ans.

Grâce à Lyster Dewey, la lumière faite sur les activités du gouvernement avant la prohibition ne fait qu’accentuer les bases démagogiques d’une loi contre nature.

Source: Washington Post 13/05/2010 (Anglais)





La culture de l’interdit du Cannabis

8 03 2010

Est-ce la paresse politique et le manque d’intérêt qui permettent à cette grotesque bévue de perdurer ?

Par Peter Cohen, a l’occasion de la Conference sur La Culture de Cannabis dans les Pays Bas en 2007.

ennui, paresse parlement"Le sujet que je souhaiterais aborder aujourd’hui est la culture de l’interdit du cannabis. Mon but principal n’est pas tant d’explorer d’où vient cette culture que d’explorer les raisons de sa persistance. L’interdit, apparu il y a longtemps en marge des consultations sur l’opium dans le cadre de la Ligue des Nations dans les années 1920, s’est maintenu depuis, en dépit de hauts et de bas dans les domaines culturels ou économiques.

Mon intention initiale était de rendre compte en détail de ces délibérations menées à Genève. Mais j’ai finalement décidé qu’elles n’avaient plus d’importance. Ce qui importe est que l’interdit est toujours en vigueur, et il faut reconnaître qu’il permet d’atteindre certains objectifs. Je vais donc m’efforcer de définir ces objectifs. Mon but principal n’est pas de répondre aux questions relatives aux dangers supposés de l’utilisation du cannabis. Il est clair que ces dangers peuvent ne pas être les mêmes en Grèce, en Suède ou en Belgique, et ils peuvent avoir changé de diverses manières dans chaque pays ou culture politique entre 1936 et 2007. Je reviendrai sur les soi-disant dangers du cannabis dans un instant, pour indiquer ce que certains des chercheurs que j’ai consultés en Suède, en France et au Royaume-Uni m’ont dit de la manière dont ces dangers sont définis dans leur propre pays.

Mais comme je l’ai dit, décrire ces dangers et les réfuter n’est pas mon objectif principal aujourd’hui. Ce que je veux faire ici est décrire de manière générale la fonction principale de l’interdit du cannabis, quelle que soit la zone géographique, ostensiblement justifié en invoquant une version des dangers en vogue à un moment particulier.

Laissez-moi expliquer d’abord que j’utilise la phrase « la culture de l’interdit du cannabis » en référence à un ensemble d’histoires à propos des démons du cannabis, considérées comme vraies, qu’il n’est pas permis de tester sérieusement pour vérifier leur validité, qui se transmettent et se répètent dans les divers systèmes et structures politiques que nous avons dans le monde, et qui culminent partout dans une forme d’application active de l’interdit du cannabis.

Dans ce processus, les histoires se mêlent de différentes manières, selon des développements historiques complexes dans les divers systèmes politiques. L’exposé de Tim Boekhout van Solinge, « Dealing with drugs in Europe », l’a démontré de manière convaincante pour la Suède, la France et les Pays-Bas.

Jerome Himmelstein a fait une autre observation fascinante à propos de la nature de ces histoires concernant les dangers du cannabis. Dans son article fameux, « From killer-weed to drop-out drug », il décrit la période assez courte  pendant laquelle l’interdit du cannabis a été en vigueur aux Etats-Unis, et discute les arguments utilisés pour le justifier. Tandis que pendant les premières années de l’interdit, les années 1930, les Américains accusaient le cannabis d’être facteur de violence, de viol et de perversion sexuelle, dans les années 1960 il était défini comme l’un des fondements de la rébellion culturelle de qui a lieu à l’époque. A cette époque il était identifié comme la cause principale de l’« abandon », le manque d’enthousiasme pour la culture américaine dominante de la consommation.En d’autres termes, Himmelstein montre qu’en l’espace de quelques décennies, les raisons sociales et scientifiques de l’interdit invoquées par les Etats-Unis ont complètement changé. Ces changements me paraissent intéressants pour leur rapport avec mon sujet d’aujourd’hui, la survivance de la culture de l’interdit.

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Polynesie: Le cannabis comme option?

22 02 2010

perquisition saisie culture ganja cannabisOu comment le cannabis peut relancer l’Emploi?

 

C’est ce qu’a proposé l’ex-président de la Polynésie française Oscar Temaru qui note que les touristes réclament le cannabis local.

ex-president polynesienC’est pendant des débats a l’assemblée Polynesienne que l’ancien président Oscar Temaru a suggéré lundi 25 janvier de "relancer l’emploi avec le pakalolo", le cannabis local. "Les étrangers qui arrivent ici chez nous, les touristes, vont dans les hôtels, et demandent du cannabis ; et nous savons également qu’il y a des pays en Europe qui ont légalisé la vente de paka. C’est peut-être un moyen de donner du travail à nos jeunes, de pouvoir le vendre, mais aux étrangers", a-t-il ensuite déclaré sur la chaîne locale TNTV.

Élu indépendantiste à l’Assemblée de la Polynésie française, il a aussi estimé que le kava (boisson traditionnelle polynésienne à base de racines) avait été interdit, "alors qu’on en reconnaît aujourd’hui les bienfaits".

Unutea Hirshon, représentante à l’Assemblée et proche d’Oscar Temaru, a appuyé ces propositions en prenant l’exemple de l’Espagne, du Portugal et de certains Etats des Etats-Unis où, selon elle, "le cannabis est légalisé".

Pour sa part, la gendarmerie estime qu’en Polynésie française, l’économie souterraine liée au pakalolo représente chaque année au moins 10 milliards de francs Pacifiques (83 millions d’euros). Mais cette estimation est réalisée à partir des pieds de cannabis détruits, qui ne représentent qu’une petite partie du marché. Quinze dealers ont été placés en détention en 2009 à Tahiti.

Face a tant d’amalgames et de lacunes il est certain qu’il serait temps de revoir la politique global sur le cannabis.

Le Nouvel Obs





Culture de cannabis du bout du monde

19 02 2010

Quelques nouvelles intéressantes en provenance du bout du monde.

Richard Friar, un fermier australien âgé de 66 ans et son épouse Wendy sont les fiers propriétaires de la première culture autorisée de chanvre industriel en zone urbaine. Avec l’autorisation du Ministère australien des industries primaires, ils en sont au premier stade d’un projet pilote visant à apprendre aux agriculteurs comment faire pousser du chanvre et commercialiser ses innombrables produits dérivés.

Friar cannabis culture australie chanvreLes plantes cultivées par les Friar, un mélange de cultivars chinois connus sous les noms de Yellow River et Lulu, en sont un bon exemple. La fibre est très utile pour l’industrie textile, les graines sont comestibles et les tiges des plantes peuvent même être utilisées dans la construction ("Ils l’utilisent même à la place de l’acier pour renforcer le béton", disent les Friar)

En décembre, le couple a présenté une demande d’autorisation auprès de l’Agence australienne chargée de la réglementation alimentaire afin de pouvoir vendre les graines pour la consommation humaine ; cette autorisation devrait être accordée au début de l’année prochaine. "C’est vraiment un excellent complément alimentaire," constate Wendy. "Les graines ont une teneur de 23% en protéines et contiennent plus d’Omega 3 et 6 que toute autre source, y compris le poisson.

Au début du 19e siècle, les Australiens ont été deux fois sauvés de la famine en ne mangeant pratiquement que des graines de chanvre pour les protéines et des feuilles de chanvre pour les fibres." "Nous voulons relancer la demande des consommateurs," explique Wendy. "C’est cependant difficile, parce que le chanvre a été décrié et considéré comme une drogue dangereuse pendant très longtemps." Le chanvre peut être la solution à pratiquement tous nos problèmes en matière de durabilité.

Si même le gouvernement australien, qui a toujours eu une attitude sévère à l’égard du cannabis, peut en voir les avantages, nous sommes très optimistes à propos de l’avenir du chanvre dans d’autres parties du monde. 

Pour plus d’information lisez l’article dans son intégralité ici… (en anglais)  theland.farmonline.com.au








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